Seurat

La grande Jatte

(Un dimanche après-midi à l'île de la grande Jatte)

1884

2,07 m x 3,50 m

 

Seurat applique à la peinture les théories scientifiques de Chevreul sur la couleur et la physiologie des sensations, tel que celui-ci les expose dans De la loi du contraste simultané des couleurs.

Les points de couleur posés sur les toiles de Seurat, sont mélangés dans l'oeil du spectateur. L'artiste se transforme en véritable caméra, exerçant son oeil à saisir la couleur " Ici, la patte est inutile, le trucage impossible, nulle place pour les morceaux de bravoure. Que la main soit gourde, mais que l'oeil soit agile, perspicace et savant ! " écrivait Fénéon, le critique des néo-impressionnistes en 1886  . " Ils (les littérateurs et les critiques) voient de la poésie dans ce que je fais. Non, j'applique ma méthode, est c'est tout " . Seurat tente ainsi de libérer l'art du sujet, pour en faire une recherche sur la perception. Les tableaux de Seurat nécessitent la participation perceptive des spectateurs. Il anticipe en cela la démarche de Duchamp qui déclare " ce sont les regardeurs qui font les tableaux ".

L'invalide

Vers 1881- crayon Conté - 23 x 15 cm

Femme accoudée au parapet de la Seine

Vers 1881 - crayon Conté - 23 x 15 cm