Collectif Action Terroriste Socialement Acceptable (Québec)



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L'ATSA, Action Terroriste Socialement Acceptable est un organisme à but non lucratif fondé en 1998 par les artistes Pierre Allard et Annie Roy, il a son siège à Montréal, au Québec. Ces deux artistes créent dans l’espace public des œuvres transdisciplinaires sous forme d’interventions, d’installations, de performances ou de mises en scène réalistes motivées par le désir d’interpeller la population envers des causes sociales, environnementales et patrimoniales cruciales et préoccupantes.
L’ATSA mise sur sa qualité artistique, un imaginaire ludique et percutant, une visibilité médiatique et un discours basé sur une documentation bien fondée, afin de rassembler le public et les médias et d’encourager le plus grand nombre à jouer son rôle citoyen et à participer activement au mieux-être de la société.
Sa démarche vise à ce que le propos esthétique et symbolique de l’art soit aussi un outil d’interaction et d’éducation populaire. Ses créations artistiques, très rassembleuses et offertes gratuitement dans la rue, sont des expériences humaines et sensorielles inusitées qui questionnent le paysage urbain afin de redonner à la place publique sa dimension d’espace ouvert à la rencontre, à la réflexion.
L'Action Terroriste Socialement Acceptable s'est notamment fait connaître lors de l'intervention de sa fondatrice Annie Roy dans l'émission Tout le Monde en parle en 2011.



  • Œuvres et performances du collectif :

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Parmi les œuvres marquantes de l'ATSA, on peut citer:
L'Etat d'Urgence : Il s'agit d'un festival interdisciplinaire (photographie, cinéma, arts vivants, performance...) prenant la forme d'un camp de réfugiés en plein centre ville. Ce "manifestival" (mélange des mots manifestation et festival) offre une diversité de pratiques artistiques au sein d'un milieu de présentation solidaire, et s'articule autour de valeurs sociales. L'ATSA produit le manifestival "l’État d'urgence" depuis 1998. En 2008, le prix Artistes pour la paix et Citoyen pour la paix leur a été remis.
Cette mobilisation rassemblent plusieurs centaines de personnes chaque année, qui orchestrent un véritable village urbain et offrent pendant cinq jours, 24h sur 24, de multiples services aux gens vivant l’itinérance. La programmation artistique, éclatée et gratuite, devient le catalyseur d’une rencontre sociale sans précédent. Les artistes et le public performeront gratuitement, main dans la main, pour permettre de mettre en lumière la problématique de l'itinérance et de l'exclusion sociale.
En 2009, du 25 au 29 novembre, deux autres artistes participent à cet événement: Sylvie Moreau et François Papineau.

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Fin novembre :
En 2010, les deux artistes ont perdu le financement du Patrimoine canadien, financement principal du festival. Ils ont voulu continuer à organiser le même genre d’événement, mais à plus petite envergure. Ainsi, la nouvelle création intitulée Fin novembre "garde les mêmes objectifs de rencontre entre le monde de la rue et le grand public, mais aussi, un objectif de mobilisation autour de la disparité des richesses qui crée ou qui fait perdurer l’exclusion sociale" selon le site officiel.

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Parc industriel : faux site archéologique présentant les vestiges d'une société oubliée, la nôtre... Il est organisé comme un vrai site archéologique, où sont accueillis petits et grands de manière ludique et pédagogique. Le but est de nous faire réfléchir sur notre propre société vouée, si elle continue sa route ininterrompue vers le progrès, à une destruction certaine.

Les murs du feu : soirée incendiaire et trajet piétonnier sur l'histoire du Montréal incendié. Images et son sur le site de l'ATSA.

Attentat : série sur notre hyper-dépendance aux énergies fossiles.
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FRAG sur la main : parcours graphique permanent et in situ sur l'histoire du boulevard St-Laurent (à Montréal)

Squat Polaire : intervention itinérante sur les changements climatiques.

L'art en action : film réalisé par Magnus Isacsson en 2009. Ce réalisateur est l'auteur d'innombrables coups de gueule depuis 1991 (Uranium, Un syndicat avec ça?, Bataille de Rabaska), établissant un lien évidant entre son travail et celui de ce collectif. L'Art en action n'est pas un film sur l’œuvre de l'ATSA. S'il accorde une grande place à l’œuvre État d'urgence, le document dresse davantage le portrait du couple derrière l'acronyme.

Sources :
http://www.atsa.qc.ca/
http://mediationculturelle.culturepourtous.ca/articles/latsa-le-parti-pris-de-lengagement-dans-lespace-public/
http://conseildesarts.ca/bureau-inter-arts/profils-quelques-organismes-finances-par-le-bureau-inter-arts/atsa-action-terroriste-socialement-acceptable
http://fr.wikipedia.org/wiki/Action_terroriste_socialement_acceptable