Andreas Gursky


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Biographie

Né à Leipzig en 1955, Andreas Gursky grandit à Düsseldorf, où son père est photographe publicitaire. À la fin des années 1970, il entreprend des études à la Folkwangschule d’Essen, l'une des grandes écoles allemandes dispensant un enseignement photographique traditionnel ; dans l’esprit du Bauhaus des années vingt (cf. Walter Gropius), l’établissement promeut une photographie fondée sur l’idée de créativité personnelle. En 1980, il complète sa formation à l’Académie des Beaux-Arts de Düsseldorf, auprès de Bernd Becher ; il découvre alors un mode d’expression beaucoup plus impersonnel. Le photographe reprend le style des époux Becher en remplaçant le noir en blanc par la couleur ; parmi ses premières séries, l’une est consacrée aux gardiens de bureaux.

A partir de 1984, Andreas Gursky se détache de l’influence des époux Becher. Il porte son attention sur la nature, un moyen d’atteindre le gigantesque, et photographie des marcheurs, nageurs… Dans Ruhrtal (1989), par exemple, il déstabilise les regardeurs par le biais de jeux d’échelle et confère à un promeneur une allure de fourmi sous un oléoduc.

Dans les années 1990, Andreas Gursky voyage à travers le monde (des Alpes au Caire, à Athènes, Brasalia, Chicago, Hong Kong, Los Angeles, Paris, Singapour, Tokyo…) et commence à exploiter les ressources de l’informatique (certains tirages, bien que très réalistes, sont retouché, d’autres non). Il se penche sur les éléments significatifs de notre époque et de la mondialisation : des halls d’hôtel, des supermarchés, des scènes de foule (concert de Madonna, des raves techno…), des compétitions sportives (clichés de les paysages (parfois sublimes, parfois banals), des boutiques de luxe, des détails d’immeuble (moquettes, plafonds…).

Généralement de très grandes dimensions, les photographies d’Andreas Gursky frappent le regard du spectateur. Les individus sont souvent réduits à l’état de silhouettes lointaines ; dans les photos de concert, ils sont écrasés par des vues plongeantes... Les détails superflus sont laissés de côté pour aboutir à un équilibre parfait et, a contrario, les prouesses architecturales et technologiques mises en valeur. Le public éprouve une sensation mitigée ; il est tantôt dégoûté, tantôt fasciné par cette société consumériste.

Depuis la fin des années 1980, Andreas Gursky expose ses photographies dans le monde entier (au MoMA de New York et au Centro de Arte Reina Sofia en 2001, au Centre Georges Pompidou en 2002). A la fin des années 1990, le photographe allemand devient l’une des coqueluches du marché de l’art et, en 2006, s’impose comme le photographe vivant le plus coté du marché ; 99 Cent II Diptychon (2001) est vendu pour 2,48 millions de dollars américain.

Œuvres


1

Chicago Board Of Trade II, 1999

1

99 Cent, 2001

1

1955 EM, Arena I, 2000

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Bahrain I, 2005

1

Kamiokande, 2007