Anna Biskov


Née en 1984



Anna Biskov vie et travaille actuellement à Nice, elle aime mettre son corps (et parfois son esprit) en jeu dans des actions décalées dans lesquelles le non-sens l'emporte sur la raison (comme plonger jusqu'à n'en plus pouvoir dans une piscine après avoir enfilé un maillot de bain trop grand, ou comme se taper la tête contre les arbres jusqu'à perdre le nord…), Anna Byskov ne rechigne pas à la tâche. Engagée physiquement dans son œuvre, pour la cause de l'autodérision, du burlesque et pour l'envie de tenter l'impossible, ses vidéos comme ses actions montrent une artiste déterminée dans son projet.
Anna Byskov se met également en scène en incarnant des personnages extravagants et stéréotypés. Ceux-ci empêtrés dans des conversations saugrenues déploient des dialogues paradoxalement absurdes et plausibles qui tendent souvent à relativiser la notion de folie ou d'idiotie.
Son travail de sculpture s'appuie lui aussi sur cette nécessité de contrer la valeur et la pérennité des choses et c'est donc avec le déséquilibre et le carton qu'elle construit. Comme pour être sûr que rien ne résistera au temps. Qu'une fois montrées, ses formes fragiles tomberont comme elle-même tombe quand elle tente de gravir ses escaliers de papier (L'escalier).(2011)

Dans sa performance du 13 novembre 2013 au Musée de la Chasse et de la Nature, Anna Byskov interroge le rapport de l’homme à l’animal, l’instant de la chasse – la traque – et le désir de mort. Sur le mode de l’humour, l’artiste nous embarque pendant une trentaine de minutes dans sa fantaisie animalière, entre jeu et sérieux. Elle propose un parcours non linéaire qui fait appel à notre imaginaire, à notre regard enfantin et à notre intelligence sensorielle. L’univers proposé fait des bonds dans le sens et la temporalité, le spectateur est emmené de manière décousue d’une saynète à une autre, aux limites même du sens. Une discontinuité qui permet une liberté de réception. Et si sur l’écran est projeté le film d’un petit chien hargneux aboyant à la caméra, la performeuse n’hésitera pas à aboyer elle-même pour répondre à l’animal. La communication passerait t-elle alors par les mêmes codes chez l’homme et chez la bête ? Le résultat est d’un comique sans faille. Comme la forme performative elle-même, la corporéité de l’artiste devient une tentative d’hybridation entre l’homme et l’animal, l’enfant et l’adulte, entre folie et action raisonnée.

Cette performance s’inscrit dans un cycle de recherche sur l’animalité mis en place au Musée de la Chasse et de la Nature les 13 et 14 novembre 2013. Depuis quelques années déjà, le musée cherche à faire dialoguer les thèmes traditionnels de l’animal avec la pratique artistique contemporaine, une série de performances est alors programmée au sein du musée : une proposition orchestrée par Mehdi Brit. Cette volonté curatoriale permet la cohabitation de différentes démarches artistiques ; le lieu d’histoire et d’archive que représente le musée vient rencontrer les lieux de fiction et de présence immédiate que suggère la performance. Les regards et les publics se confrontent pour faire l’expérience de cette fusion avec beaucoup de plaisir. Le musée offre un écrin exceptionnel à la recherche performative, tout comme la performance semble lui donner un second souffle.

Dans «La Butte», on voit une figure qui tente de monter une pente glissante comme la métaphore d’un but ultime à atteindre. Toutefois, lorsque, après de persistantes tentatives, le personnage semble enfin atteindre le sommet, il abandonne sa quête puis se laisse redescendre dans un geste lâche.
« Se butter pour atteindre son but et finir en chute. »

Petit clin d’oeil : La mise en scène dans «La Butte» est un toboggan qui est situé dans une cité (Meyrin) en dehors de Genève, près de l’aéroport. Ce toboggan, qui a une allure assez énigmatique, a été construit sur une énorme butteartificielle qui finit pratiquement sur une grande route. Avec le temps, et la conscience du danger, la ville a construit des filets autour du toboggan pour qu’on ne se fasse pas éjecter sur la route. Historiquement ce lieu était un terrain vague, la ville de Meyrin a décidé de construire une butte pour obstruer les sons des avions qui passent au-dessus de la cité. Pour construire cette butte, la ville a rassemblé tous les débris restés après la construction de l’aéroport pour bétonner et pour ensuite la transformer en toboggan.


Dans «La Butte», on voit une figure qui tente de monter une pente glissante comme la métaphore d’un but ultime à atteindre. Toutefois, lorsque, après de persistantes tentatives, le personnage semble enfin atteindre le sommet, il abandonne sa quête puis se laisse redescendre dans un geste lâche.
« Se butter pour atteindre son but et finir en chute. »

Petit clin d’oeil : La mise en scène dans «La Butte» est un toboggan qui est situé dans une cité (Meyrin) en dehors de Genève, près de l’aéroport. Ce toboggan, qui a une allure assez énigmatique, a été construit sur une énorme butteartificielle qui finit pratiquement sur une grande route. Avec le temps, et la conscience du danger, la ville a construit des filets autour du toboggan pour qu’on ne se fasse pas éjecter sur la route. Historiquement ce lieu était un terrain vague, la ville de Meyrin a décidé de construire une butte pour obstruer les sons des avions qui passent au-dessus de la cité. Pour construire cette butte, la ville a rassemblé tous les débris restés après la construction de l’aéroport pour bétonner et pour ensuite la transformer en toboggan.



Exemple d'une oeuvre d'Anna Biskov avec La Butte :


Dans «La Butte», on voit une figure qui tente de monter une pente glissante comme la métaphore d’un but ultime à atteindre. Toutefois, lorsque, après de persistantes tentatives, le personnage semble enfin atteindre le sommet, il abandonne sa quête puis se laisse redescendre dans un geste lâche.
« Se butter pour atteindre son but et finir en chute. »

Petit clin d’oeil : La mise en scène dans «La Butte» est un toboggan qui est situé dans une cité (Meyrin) en dehors de Genève, près de l’aéroport. Ce toboggan, qui a une allure assez énigmatique, a été construit sur une énorme butteartificielle qui finit pratiquement sur une grande route. Avec le temps, et la conscience du danger, la ville a construit des filets autour du toboggan pour qu’on ne se fasse pas éjecter sur la route. Historiquement ce lieu était un terrain vague, la ville de Meyrin a décidé de construire une butte pour obstruer les sons des avions qui passent au-dessus de la cité. Pour construire cette butte, la ville a rassemblé tous les débris restés après la construction de l’aéroport pour bétonner et pour ensuite la transformer en toboggan.

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Autre exemple avec Thor :

Thor est la puissance même- sa force colossale est incomparable- Mjollnir, le marteau de guerre dont il a la maîtrise lui revient à chaque fois qu’il l’a lancé.

Thor réclama un festin au géant Aegir. Il voulut un grand chaudron permettant de brasser la bière pour tous les Ases. Thor & Thyr visitèrent le géant hymir, qui les reçu mal. Le géant testa la force et le courage de Thor. Au dîner, Thor mangera deux bœufs. Ensuite, Hymir lui proposa d’aller en mer, d’où Thor extirpa deux baleines et le serpent monde ; l’ayant frappé avec Mjöllnir, il en résulte un tremblement de terre. Fort de ces succès Hymir doute que Thor puisse ramener leur bateau au rivage. Le dieu y parvient. Hymir le mit au défi de briser une de ces coupes. Thor jette la coupe sur le crâne d’Hymir et elle se brise. Hymir accepte que Thor emporte le chaudron si il parvenait à le soulever. Thor et Thyr allant avec le chaudron sont suivis par les géants. Mjöllnir se charge des assaillants et les massacre.
Le chaudron est amené chez Aegir. Dès lors, à l’automne, les dieux s’adonnent aux plaisirs de la bière du festin d’Aegir.

Le mythe burlesque du vol de Mjöllnir révèle que Thor se réveillant constata la disparition du marteau. Loki s’envola à sa recherche vers le monde des géants. Le géant Prymr déclara le rendre à condition qu’il puisse épouser la déesse Freya. Loki retourne informer Thor mais Freya refusera d’épouser le géant. Le dieu Heimdall proposera que Thor se travestisse en mariée afin de duper le géant. Loki accompagne Thor déguisé en servante. Ils sont conviés à un banquet. Le subterfuge semble tromper Prymr qui remarque cependant d’insolites manières chez sa promise. Elle boit beaucoup et trop vite. Loki tente l’explication d’un voyage de huit nuits l’ayant assoiffé. Prymr l’interroge alors sur son regard qu’elle a enragé. Loki le justifie par la fatigue du voyage sans repos, empressée qu’elle était de venir l’épouser. Satisfait de ces réponses Prymr ordona qu’on lui apporte le marteau afin de consacrer la fiancée. Thor s’en empara, se débarassant de ses atours.

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