Art et Énergies


Auteur


  • Lionel Richard collabore depuis des années au Magazine Littéraire, au Monde diplomatique, à l'Encyclopédie Universalis. Il a contribué aux catalogues : Paris-Berlin au Centre Pompidou en 1978, et Design, miroir du siècle au Grand Palais en 1993, et fut pour la France conseiller scientifiques de « Figures du Moderne, exposition sur L'Expressionnisme allemand » au musée d'Art moderne de la Ville de Paris en 1991-1992.
Il fut l'un des cinq coéditeurs de L’Aventure de l'art au XXe siècle

Art et Énergies


  • « Art et Énergie », fait parti de la collection Imaginaire mode d'emploi, créée par la CCAS et le Éditions cercle d'Art, afin de sensibiliser le public sur l'art contemporain et son moyen de se saisir du monde. Lionel Richard nous montre à travers le temps l'évolution de l'art et des énergies, tout cela en 6 parties :

1) Les énergies en débats


L’énergie force de création

L'auteur définit des énergies multiformes depuis la naissance des hommes : hydrauliques, mécaniques, thermiques, électriques, électromagnétiques
Il en représente des énergies sur muraille, bois, papier, toile, matières plastique ou utiliser des architectures animées, des sculptures en mouvement, des «  installations » afin de montrer réellement leur force.

Les énergies potentiel de destruction et d'aliénation

L'auteur résume le développement industriel et des paysages urbains : construction des immeubles, des panneaux lumineux, l'automobile.
Victor Gruen à mis au point un centre commercial et des parking souterrains.
Le modernisme en question
L'auteur traite de la naissance du modernisme et de sa propagation en Europe et de sa critique.
Selon Peter Blake « La forme détermine le fiasco »

De l'acceptation au scepticisme

L'auteur traite de la fracture entre deux générations.
Une partie se sent concernée moralement et politiquement dans le progrès des énergies mais les artistes dits contemporains se montrent réticents à partager l'engouement de leurs ainés pour la technique et ses vertus libératrices.

2) L'histoire de l'art miroir des énergies


Jusqu'à XIXème siècle les sources d'énergie permettent au mieux de contextualiser les scènes. Les romantiques ne s'intéressent guère aux machines mais les impressionnistes utilisent les machines comme métaphores et les adeptes d'un réalisme social aspirent à montrer le développement industriel et les tares qu'il engendre. Mais dès le début du XXème siècle d'autres artistes manifestent leur fascination pour la technologie.

Copier le réel ou statisme de l’œuvre


Le mouvement cubiste ne s'intéresse guère à la représentation des sources d'énergies mais l'expressionnisme y fait référence par la vitalité de certaines couleurs.
Inventer le réel ou dynamisme de l’œuvre.
Les dadaïstes, ridiculisent la vanité d'un modernisme articulé sur les prétendus progrès matériels de la civilisation occidentale. Marcel Duchamp est à l'origine de la première tentative dans les arts plastiques pour faire passer l'énergie de la symbolisation esquissée par les futuristes italiens à une mise en œuvre effective. Viennent en suite des sculptures mobiles.

Activée, l'énergie en spectacle.

Au XXIème siècle le Chaos Computer Club est moins porté à surprendre artistiquement que spectaculairement.

3) Fulgurances de l'énergie électrique


Moholy-Nagy crée son modulateur espace lumière sans hésiter à critiquer l'aspect statique des œuvres des artistes célèbres de l'époque. Raoul Dufy construit un fresque de panneaux éclairés. Alexandre Calder construit la Fontaine de Mercure.

Cinétisme et machines vivantes

Après la Seconde Guerre Mondiale apparaît le mouvement cinétique et apparait avec Tinguely le premier « robot artistique » mais le vrai père du cinétisme est Agam et son œuvre « que la lumière soit ». Les cinéticiens qui hybrident art et technologie mais les progrès mènent à l'obsolescence de leurs œuvres.

L'énergie lumineuse comme matériau

Selon Michel Verjux, la lumière électrique lumineuse est un matériau destiné à remodeler des réalités concrètes et à montrer les réalités qui les unissent. Eliasson est talentueux dans se domaine. Xavier Veilhan utilise des Light Machine pour troubler le spectateur et faire apparaître de courtes vidéos.

La lumière, avènement de l'ombre

La lumière est utilisée en négatif pour montrer qu'elle n'est séparable de l'ombre.
Énergie du néon et des tubes fluorescents
William Ramsey a découvert le néon en 1898 et Georges Claude à eut l'idée d'en remplir un tube en 1910. Ceux-ci étant utilisés durant les années 20 pour servir d'éclairage dans les music-hall certains artistes s'y sont intéressé pour faire de sculptures lumineuses. Flavin parvint a obtenir plusieurs couleurs en enduisant les parois des tubes de poudre fluorescente.

4) Jeux et dérisions


Selon Thierry Dreyfus les scénographie lumineuses ont pour prétexte de composer des ambiances et d’échafauder des architectures d'illusion.

Énergie et philosophie

Tatsuo Miyajima compose des chiffres avec des néons dans la continuité de la philosophie bouddhiste cear on ne peut voir tous les chiffres en même temps tout comme la vie qui est faite de visible et d'invisible et qui oblige l'individu à céder à l'imaginaire. Mariko Mori trait du Nirvana et Mathieu Lehanneur de la place de l'homme dans monde dominé par l'immatériel avec ses bancs sensitifs.

Énergie et interactivité


Martial Raysse fait apparaître sur un écran la vidéo du spectateur en train de regarder l'écran et intitule ironiquement son œuvre « Identité, maintenant vous êtes un Martial Raysse ». En 1999 Christa Sommerer et Laurent Mignonneau ont aménagé une simulation saisissante dans laquelle les spectateurs peuvent faire défiler le paysage en touchant du doigt la vitre du wagon.

Énergie et politique

Claude Lévêque a mis un dispositif lumineux désagréable dans le but d'exciter l'angoisse, de se débarrasser de ce qui gêne : le résultat recherché est la catharsis.

Préséance de l'humour

Joachim Mogarra désacralise les objets, les sites et les images qui ont pu s'emparer de l'imaginaire collectif dont notamment la lumière qui, selon lui, n'a rien d'exotique. Delvoye montre la capacité de la technologie à s'épuiser et sculpte ne bétonneuse ou encore construit une machine qui reproduit le système digestif humain. Gianna Motti a mis au point un horloge digitale a énergie solaire qui décompte ironiquement le temps avant l'explosion de celui-ci. Ces œuvre ont pour but de mettre en exergue l'impuissance de l'homme face à la nature et l'impuissance de l'art face à l'imitation de la nature qui ne peut se faire que sous forme de parodie.

5) Retrouvailles avec les forces naturelles


La science suscite aussi l'inquiétude pour certains artistes qu'elle ne prenne l'ascendant sur l'imagination.

Fluxus

Fluxus est une revue visant a provoquer un courant rassemblant tous les arts. Maciunas et ses amis considère qu'il faut remettre en question tout les arts et démolir les arts et anti-arts. Nam June Paik détourne des images télévisées pour en dénoncer le pouvoir médiatique.

Joseph Beuys

Joseph Beuys utilise du saindoux comme matériau de sculpture car il aurait des vertus énergétiques venant de son origine animale. Il veut déclencher des pulsions d'énergies dans toute la société.
En Italie, Arte Povera, un art pauvre
Ce mouvement consiste à la déculturation et l'appauvrissement de l'art pour laisser les objets de côté au profit des concepts.

Emmanuel Saulnier


Il utilise le verre pour capter l'énergie lumineuse naturelle sans perturber son flux ni son reflux. Il utilise en suite l'eau.

La permanence des explosions d'énergie

Robert Rauschenberg, Yves Klein et Allan Kaprow ont contribué au développement des performances : mélanges de représentations artistiques simultanées avec participation du public.

6) Nouvelles énergies pour de nouveaux rêves


Les énergies actuelles étant nocives il faut trouver des énergies renouvelables

Les artistes à la rescousse

EDF encourage les artistes a explorer de nouvelles formes d'énergie. Beata Krakowiak a par exemple imaginé des générateurs électriques pour recharger les téléphones portables en appuyant du pied sur une pédale reliée à une dynamo.

Architectures et villes nouvelles


Des maisons son mises au point afin d'être indépendantes énergétiquement comme la maison ZEN (Zéro Energie) d'Alain Ricaud.

De nouveaux designers

Une nouvelle génération de designer du XXIème siècle tentent d'équilibrer au mieux la forme et la fonction. A ainsi été créé un distillateur d'eau en verre ou encore des cuiseurs à énergie solaire.

L'énergie vitale en mutation


Eduardo Kac s'est fait implanter un puce sous la peau, c'est de la biotechnologie. De plus il modifie l'ADN d'un lapin pour qu'il sot vert fluorescent. Il a aussi mis des êtres vivants transgéniques et un robot biologique sous un dôme pour étendre la création au delà du septième jour. L’œuvre s'appelle le huitième jour.