Christoph Büchel


BIOGRAPHIE

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Christoph Büchel est un artiste suisse, né en 1966 connu pour ses œuvres d'arts conceptuelles. L'art conceptuel est un mouvement issu de l'art contemporain, apparu dans les années 60. Cet art ne prend pas en compte l'esthétisme de l'oeuvre mais en prend en compte l'idée et le concept de celle-ci, autrement dit on retient plus le fond que la forme. Il est des représentants majeurs d'un nouveau courant d'art politique et subversif apparu récemment en Suisse.

On n'est donc plus dans la définition de la beauté artistique instaurée par Emmanuel Kant, mais dans ce concept qui fait l'intérêt de l'oeuvre. Ainsi on est face à de la modernité, et à un art discursif, un art des idées.

Christoph Bürchel met en place ses œuvres d'art dans un espace hyperréaliste que l'on en oublie la structure qu'il a conçue pour abriter son oeuvre.

Il met en place une notion de dénonciation : il critique alors la société dans laquelle on vit, en particulier une société capitaliste et inclut des passages dissimulés.
Il prend alors des lieux, et des situations qui relèvent d'une marginalisation et d'un état d'esprit psychologique. Il prend le visiteur comme un être qui sera empris de voyeurisme mais jouera aussi le rôle de la victime, il l'utilise alors d'une manière double.

SON PROJET

Son projet principal se nomme « Simply Botiful », qu'il a conçut en octobre 2006, à Londres dans la Frieze Art Fair.

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A l'entrée de ce bâtiment industriel, il est demandé aux visiteurs de signer une décharge qui dit que la visite est " aux risques et périls du visiteur". L'intérieur du bâtiment paraît kitsch et est moqueté. Ces oeuvres font participer les visiteurs physiquement ce qui est une forme de modernisation de l'art.
Christoph Büchel est avant-tout un artiste subversif, politisé, ainsi ses oeuvres dépeignent un sentiment de dégoût envers le capitalisme, la surconsommation, ou encore la géopolitique.
Dans ce bâtiment se trouve des tapis de prières décorés à l'image du 11 septembre 2001, mais aussi des piles de " Mein Kampf " traduit en arabe. En clair, il symbolise une absurdité par des choses qui ne sont pas rangées, empilées sur elles-mêmes, mais dénonce par la même occasion les conditions de travail des clandestins, des immigrés qu'il considère comme des nouveaux esclaves.
On peut prendre cette exposition comme symbolisant une personne avec des troubles obsessionnels compulsifs, qui a toujours besoin d'archiver, de garder, de conserver.
On ne sait pas où aller, quoi regarder. L'être humain est catalogué comme tel, il a toujours besoin du côté matériel sans se rendre compte des problèmes de société imminents et mondiaux.

Les décors sont trashs, et l'effet industriel caractérisent tout à fait l'époque dans laquelle on vit. Le regard pessimiste de l'artiste rend son projet encore plus fort, plus intense.

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" Dump" est un autre projet de Christoph Büchel. Ce projet est authentique et il y ressort un hyperréalisme déroutant. Il s'agit d’empiler des détritus, ici encore il dénonce la dur labeur qu'un travailleur peut avoir.
  • Il a été mis en place au Palais de Tokyo à Paris.
Cette empilement et ces nombreux amas de pollution : journaux, magazines, canettes, bouteilles en plastique... forment alors une saturation visuelle. Nos sens y sont déroutés. L'odeur nauséabonde de l'huile de graissage nous met à l'épreuve. On est face à l'horreur du monde, et le fait que nos sens fonctionnent tous instaure clairement cette révulsion que l'on pourrait avoir. C'est un regard de dégoût, et de tristesse qui transparaît dans les œuvres de Christoph Büchel.


Ce qui est d'autant plus fascinant c'est que le spectateur participe aux œuvres car il peut entrer dans la structure.
On ne lui laisse pas le choix. Pas le choix de ressentir, de voir toutes ces choses qui peuvent nous rendre mal à l'aise.
Christoph Büchel forme alors ici un véritable parcours, et toutes ces œuvres illustrent tout à fait le côté conceptuel qu'il désire créer.
En voyant ces œuvres on peut alors ressentir un sentiment de claustrophobie intense.

On se sent entourés, enfermés dans cet amoncellement de débris, de rebuts.