Collectionner l'art vidéo et digital


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« Collectionner l’art vidéo et digital » rassemble une réflexion entre experts du milieu de l’art tels que des artistes, critiques d’arts, théoricien de l’art, galeristes, collectionneurs, commissaires d’exposition et autres experts. C’est un livre divisé en sept chapitres permettant de contextualiser l’art et la place qu’il occupe. Il va permettre de déterminer et d’expliciter les termes “vidéo”, “digital”, “nouveaux médias”, “images en mouvement”, et de décrire ce qu’est l’art vidéo au XXIème siècle. Cet ouvrage nous offre une analyse sur l’évolution de l’art vidéo sous différents points ; l’histoire de l’art vidéo et digital (chapitre 2), le marché de l’art vidéo et digital, la production, la conservation ou encore la manière de le montrer. “La vidéo n’a pas été simplement un outil technique, avec ses caractéristiques formelles et structurelles, elle s’est élaborée petit à petit comme un outil conceptuel, un moyen de penser, voire un instrument théorique à partir duquel ont pu se réfléchir et s’expérimenter de nouveaux modèles de représentation, qu’il s’agisse du rapport au temps, à la virtualité, à l’interactivité.” Françoise Parfait. On constate, avec cette citation, une réelle révolution lors de l’apparition de l’outil vidéo qui s’est accompagnée d’un nouveau moyen de pensée et donc de conception des œuvres.

Chapitre 5 - Produire l’art vidéo
C’est Corinne Castel qui revient sur cette problématique de production de l’art vidéo, et
notamment sur la notion d’expérience. Pour elle, l’art vidéo n’est pas un genre clairement
identifié et c’est ce qui le rend spécial ; c’est un art qui ne possède pas de modèle
particulier de fabrication, son évolution se trouve, à chaque projet, en dehors de toutes
contraintes et de formatage comme peut l’être le cinéma.
Elle nous explique que dans les années 90 pour produire de l’art vidéo, réunir les budgets
conséquents n’était pas une tâche compliquée grâce aux renommées des artistes,
contrairement à aujourd’hui, car le processus de création est plus confidentiel et la
diffusion au sein des institutions plus restreinte.
Dans son analyse, Corinne Castel va faire la comparaison du coût, du temps necessaire de
réalisation, ou encore des aides de production entre l’art vidéo et digital et le cinéma, deux
secteurs plus ou moins proches mais identifiables de différentes manières.
Cela démontre les différentes formes de la vidéo (cinéma, courts métrages, art vidéo) d’un
point de vue financier.

Chapitre 6 - Comment montrer l’art vidéo et digital
… D’un point de vue des institutionnels, des galeristes et des collectionneurs.
La réflexion de ce chapitre commence par une éloge de l’exposition “Bill Viola” au Grand
Palais en 2014, première grande monographie en France consacré au vidéaste. C’est la
première fois que ce médium est présenté au sein de ce type d’institution. Jérôme Neutres
propose de nouveaux axes de programmation afin de mettre en avant ce type d’œuvre,
très apprécié par le public mais jamais mis en avant dans les musées. Il insiste donc sur la
finalité de la diffusion de l’art vidéo, une finalité qui correspondrait à une autre
appréhension de l’œuvre, une autre approche mais également une autre connaissance.
De nos jours, cette représentation de l’art vidéo ou digital est en plein essore, notamment
avec internet, les réseaux sociaux et ce que l’on appelle les nouvelles technologies. C’est un
art qui, petit à petit intervient dans la vie quotidienne, dans les institutions et sont de plus
en plus visible aux yeux de tous.

Chapitre 7 - Comment conserver l’art vidéo et digital
«Comment fonctionner avec une forme d’art toujours en mutation, tellement
reproductible et variable ? »

La question de conservation de l’œuvre est sans cesse remise en question ; le but étant de
travailler au plus proche des artistes afin de déterminer quels types de préservation pour
son art.
C’est l’EAI (Electronic Arts Intermix) qui s’est lancé dans la conservation et l’accès au
collection, en lançant un “projet éducatif qui permettra d’accéder à leur catalogue d’œuvre
via une plateforme digital”.
Par cet art qu’est la vidéo et digital, la question du support de “monstration” implique bien
évidemment celle de la conservation. De nos jours, la dématérialisation de l’image vidéo
engendre des reproductions ; Marion le Breton questionne, “tout cela ne serait-il qu’une
question de marché ?”
« La vidéo est comme la vie, elle se transmet. » Bill Viola

ALLAIS Lisa