Dara Birnbaum

Biographie



Dara Birnbaum


Dara Birnbaum est une artiste vidéo née à New York en 1946. Elle fait partie des artistes qui ont étaient fortement influencés par les œuvres de Nam June Paik, qui consisté à porter un regard critique sur la télévision au cours des années 70.

Etudes
En 1976, après avoir étudié l’architecture et l’urbanisme, Daria travaille avec la vidéo à la « New School of social research ». Son art a pour but de révéler et de condamner le pouvoir de manipulation des médias dit « de masse ». Pour ceci, elle utilise différente techniques dont le détournement d’images.
En « deconstruisant » l’image, Daria Birnbaum affiche le manque de profondeur de celle-ci. Elle définie d’ailleurs ses 1er essais comme une "tentative pour traiter de quelques unes des dichotomies fondamentales inhérentes au médium lui-même."

Première exposition
Sa première exposition eu lieu en 1977, où elle s’exposa à l’exposition Artist’s Space de New York. A cette époque Daria Birnbaum ne se sert pas encore de la vidéo. Cependant les points commun entre l’image et le texte sont déjà précisés et étudiés.
La première œuvre où l’artiste fit appel à la « déconstruction » d’images fut Drift of Politics en 1978.
Celle-ci est constituée d’images fixes représentant deux plans empruntés à la série américaine « Laverne and Shirley » résumés en une boucle de 5 minutes.

Méthodes et techniques
L’art de Dara Birnbaum est essentiellement créé à partir de la répétition excessive d’images. Ceci permet aux images de s’émanciper de la signification qui est donné par l’environnement télévisé. Le plus belle exemple de ce procédé réside dans l’œuvre Technology/Transformation : Wonder Woman en 1978, où l’artiste met l’accent sur la transformation d’une femme normal en super héro. En répétant plusieurs fois ce passage de la transformation, dara birnbaum le « déconstruit » et le rend ordinaire et dérisoire. Ainsi elle balaye le statut d’icône donné à ce personnage par les médias.

Hormis son attrait pour la répétition d’images, Dara Birnbaum observe le mode de fonctionnement des téléspectateurs vis-à-vis des programmes télé. C’est ainsi qu’elle se rend compte de la vitesse à laquelle ils sont consommés et ceci sans aucune vérification.
C’est en étudiant ce phénomène qu’elle eu l’idée de mettre au point une œuvre intitulé Pop-Pop video : Kokak/Wang. La principale caractéristique de cette œuvre, est qu’elle est composé de morceaux de divers programmes télé choisis spécifiquement et diffusés à une vitesse réduite. Ainsi le spectateur est confronté à la réalité et ne peu plus avoir un point de vue passif ou neutre.

Installations vidéo
Dara Birnbaum possède à son actif plusieurs réalisations d’installations dont « PM Magazine » et « Brean-In Transmission : Tiananmen Square ». La première étant un assemblage d’images télé et la seconde est une œuvre qui décrypte la fonction de la télé lors du soulèvement de 1989.
Ces installations permettent à Daria Birnbaum de monter en taille réel les concepts introduits dans ses bandes vidéo.
Vers la moitié des années 1980, Daria Birnbaum réalise une installation directement inspiré de la légende de Faust. Cette œuvre est une trilogie ayant pour thèmes principaux l’enfance et l’innocence. Elle est composée de trois œuvres se nommant respectivement : Damnation of Faust: Evocation (1983), Damnation of Faust: Will-O’-The-Whisp (1985) et Damnation of Faust: Charming Landscape (1987).
Deux moniteurs viennent composer cette œuvre, qui diffuse deux films différents ainsi qu’une photographie en noir et blanc d’une jeune fille accroché sur un mur peint en rouge.

Innovation
Daria birnbaum fut une pionnières dans la création des « murs-vidéo », notamment en créant pour un centre commercial à Atlanta, une installation interactive permanente : « Rio Videowall ». Celle-ci est composée de 25 téléviseurs située au cœur du centre commercial sur une place à forte fréquentation. Ainsi Dara Birnbaum instaure une nouvelle façon de voir la télévision. La télévision ne diffuse plus une image, mais participe à l’élaboration d’une image. Chaque écran pouvant être comparé aux pixels dont l’image télévisée est constituée.

Exposition

'''Expositions personnelles'''

2003-2004
Erwartung-Expectancy, A Video Installation, Jewish Museum, New York (Etats-Unis)

2001
Erwartung, Galerie Marian Goodman, Paris (France)

1999
(A)Drift of Politics, Leo Koenig Gallery, New York (Etats-Unis)

1997-1998
Hostage, Rena Bransten Gallery, San Francisco, Calif. (Etats-Unis)

1997
Videofilme aus den Jahren 1978 bis 1990, Künstlerhaus Bethanien, Berlin (Allemagne)

1996
Retrospective Screening, Museum für Moderne Kunst, Francfort (Allemagne)

1995
Kunsthalle, Vienne (Autriche)
Norrtälje Konsthall, Norrtälje (Suède)

1994
Hostage, Paula Cooper Gallery, New York (Etats-Unis)
Damnation of Faust, 1984-1993, Rena Bransten Gallery, San Francisco, Calif. (Etats-Unis)
Capc, Musée d´art contemporain, Bordeaux (France)
Portikus, Francfort (Allemagne)
Les vidéos de Dara Birnbaum, énsb-a, Ecole nationale supérieure des beaux-arts, Paris (France)

1992
Damnation of Faust, Rhona Hoffman Gallery, Chicago, Ill. (Etats-Unis)
Retrospective Screening, Kölnischer Kunstverein, Cologne (Allemagne)
Retrospective Screening, Hamburger Kunstverein, Hambourg (Allemagne)
Retrospective Screening, Neues Museum Weserberg, Bremen (Allemagne)

1991
Tiananmen Square, Break-In Transmission, Josh Baer Gallery, New York (Etats-Unis) ; Rhona Hoffman Gallery, Chicago, Ill. (Etats-Unis)
Canon, Taking to the Street (1), Rena Bransten Gallery, San Francisco, Calif. (Etats-Unis)
Retrospective Screening, Australian International Video Festival, Sydney (Australie)

1990
Retrospektiivi, Kuopio Videofestivaalit, Helsinki, Kuopio (Finlande) ; and Videowall, Main Rail Station, Helsinki (Finlande)
Videotaiteilija Dara Birnbaum Luennoi Taiteestaan, Kuvataideakatemia, Helsinki (Finlande)
IVAM, Centre del Carme, Valence (Espagne)

1989
Rio Videowall, Rio Shopping and Entertainment Center, Atlanta, Ga. (Etats-Unis)
2o Forum de Arte Contemporanea, Lisbonne (Portugal)
Dara Birnbaum... From Appropriation to the Sublime, Art Institute of Chicago, Chicago, Ill. (Etats-Unis)

1988
Many Charming Landscapes, The Video Tapes of Dara Birnbaum, Pacific Film Archives, Berkeley, Calif. (Etats-Unis)
Liquid Perception, International Center of Photography, New York (Etats-Unis)

1987
Video Feature, International Center for Photography, New York (Etats-Unis)

1986
Kunsthaus Zürich, Zurich (Suisse)
Kunstmuseum Bern, Berne (Suisse)

1985
American Center, Paris (France)
Talking Back to the Media, Time Based Arts, Amsterdam (Pays-Bas)
Museum für Moderne Kunst, Francfort (Allemagne)

1984
Le Coin du Miroir, Dijon (France)
Whitney Museum of American Art, New York (Etats-Unis)
Institute of Contemporary Art, Boston, Mass. (Etats-Unis)
Recontres Internationale Vidéo de Montréal, Vidéo 84, Galerie Graff, Montréal, Québec (Canada)

1983
Musée d´art contemporain, Montréal, Québec (Canada)

1982
Vidéo ? Vous avez dit vidéo ?, Musée d´art moderne, Liège (Belgique)
Museum van Hedendaagse Kunst, Gand (Belgique)

1981
Video Viewpoints, Museum of Modern Art, New York (Etats-Unis)

1980
Anna Leonowens Gallery, NSCAD, Nova Scotia College of Art and Design, Halifax, N.S. (Canada)
Kitchen Center for Video and Music, New York (Etats-Unis)
Air Gallery, Londres (Royaume-Uni)