David Claerbout




David Claerbout a fait ses études dans différentes villes, notamment à Anvers, Berlin et Amsterdam. Il reste tout de même beaucoup plus attaché à Anvers, lieu qu'il rejoindra pour continuer son chemin d'artiste. C'est à partir de 1997 qu'il commencera à mélanger vidéos et photos, œuvres en mouvements et images fixes. Ce concept très peu répandu pour l'époque lui permettra de ce forger un nom dans le domaine des arts de la vidéo.

Il proposera par la suite des vidéos constituées d'un simple plan fixe ou des séries de photos clichés qui donnerons une impression de mouvement (stop motion).

Étant très attaché à la composition de ses travaux, il soigne bien ses images et leur rapports à la lumière, il développe une certaine réflexion sur le point de vue et le regard, puis il considère le temps et l'espace comme "des points d'ancrage de sa production vidéographique".

Chaque artiste est influencé par d'autres, pour David Claerbout ce fut Gilles Deleuze et la phénoménologie (=Philosophie qui consiste à comprendre l'essence des choses par la conscience / Dictionnaire L'internaute). Il ne va donc pas hésiter à utiliser des procédés narratifs dans ses suites de photos.


Projet vidéo:

  • Dans cette réalisation nous voyons le cheminement d'un être, qui nous emmène dans les profondeur d'une forêt, la musique assez stridente a été choisi pour donner un certains mal être aux spectateurs, et la lumière est très travaillée, filmée de nuit, le choix d'une lumière façon lampe torche reste dans le thème de la frayeur.





Projet numérique / le mélange entre photos et vidéo: The Shape of Time

  • «Tout ce que vous voyez a été fabriqué. Il n'y a rien de photographique. Rien n'a été enregistré avec un objectif.»
David Claerbout aura tout créé. chaque feuille, chaque brin d'herbe, a été dessiné, animé, éclairé de façon digitale.
«Cela correspond exactement à ce que l'on ferait dans le cinéma, sauf que c'est l'ordinateur qui calcule les images au lieu d'une caméra qui enregistre. C'est une technologie à laquelle moi et mon petit studio de dix personnes nous ne sommes pas supposés avoir accès. Tout ça pour arriver à équilibrer l'artificiel de l'image et de la ­musique», explique David Claerbout.

L'image de départ, sur lequel s'est basé David Claerbout est un cliché banal trouvé sur internet, de très basse résolution, même si les vidéos youtube ne nous montrent pas tous les détails de son travail, le projet final regorge de fin détails, nous constatons qu'il aura fallu une grande imagination pour reconstruire des images pareilles.
«Cela m'aide à sortir de la monumentalité et du spectaculaire des effets spéciaux propres au cinéma 3D. C'est un retour à mes origines pictoriales par ce mariage hybride entre la caméra et le dessin.»



Autre Projet numérique: The Long Goodbye







Le chef d'oeuvre qui fait le plus parler de lui: TRAVEL 1996-2013

Description de l'oeuvre par la journaliste Valérie Duponchelle:
«On progresse avec la caméra et on pénètre doucement dans une forêt tropicale, tout en plantes lustrées et eau puissante. Les courants du torrent noient les ­roches grises. Brume. Travelling. On avance. La caméra s'élève. Tout va bien, la promenade ­s'intensifie. On voit la cime des arbres comme sur le grand écran panoramique des épopées ­hollywoodiennes. La caméra s'élève toujours. Tiens, on voit la forêt devenir seulement un bosquet dans un paysage de moissons. La caméra recule, s'élève. Le paysage devient cadastre. Un morceau de la planète Terre… Rien n'est donc plus possible pour qui croit en la science et la raison. Par quel miracle David Claerbout a-t-il truqué la pesanteur?»

Tout au long de ce Travel (=voyage) nous retrouvons une musique d'Éric Breton, aseptisée et thérapeutique comme celle diffusée dans les salons de massage ou les hôpitaux. « J'ai mis dix-sept ans à produire les douze minutes de cette pièce entièrement numérique et en 3D», explique cet artiste belge.

  • «À l'origine, j'avais conçu un seul mouvement qui réunissait plusieurs espaces différents, un parc et son banc, une forêt amazonienne monumentale et le paysage de Picardie vu du ciel. Pour réaliser Travel,j'ai dû affronter des défis technologiques infinis et des coûts énormes de production parce que je voulais cette justesse dans le mouvement. Garder le même rythme dans tout le film qui suit la musique.» (informations tiré du Figaro)







Oeuvre à voir en exposition.



Nederlands Fotomuseum:



C'est au Musée de la photographie néerlandais qu'était exposé trois grandes oeuvres de David Claerbout en début d'année 2014. Un article fut publié à ce sujet --> http://www.lost-painters.nl/nederlands-fotomuseum-david-claerbout-grijs-grey/.
Nous retrouvons dans ses oeuvres le traitement du temps et de l'espace, c'est un point clé dans son travail, il mélange ici, passé, présent et futur.

Dans son article, le journaliste affirme ne pas voir le temps s'écouler. Ces trois œuvres sont vus comme la barrière du temps, un moyen de nous évader.

Ce n'est pas un film, mais une sorte d'expérience ou l'assemblement des images fixes donne un jeu de mouvement. En utilisant comme base un logiciel 3D, David Claerbout à développé avec ses collègues une réalité complexe qui rappelle celle des être humains. Mais il s'agit essentiellement d'étrange et de fausse réalité.







Le temps se perd mais ne se ressent pas