Schönberg à Cage: essai sur la notion d'espace sonore dans la musique contemporaine.

Francis Bayer


livre


L'ouvrage en lui même :

Cet ouvrage parle du concept d'espace sonore et de toute réflexion sur l'esthétique qu'adopte au XXème siècle le langage musical et ses principaux éléments.
Il contient de véritables analyses sur les divers thèmes comme la relation espace-temps, la dichotomie de l'espace construit et de l'espace vécu.

Quelques chapitres résumés:

Chapitre IV : LA RELATION ESPACE-TEMPS
Karlheinz Stockhausen.

La matérialité et le temps musical du son intéresse Stockhausen, que l'on retrouvera dans ses oeuvres comme Zeitmasse.D'ailleurs il affirmait que " la musique consiste en des rapports d'ordre dans le temps",et que " la composition musicale n'est rien d'autre q'un ordonnancement temporel d'évènements sonores".
L'unification entre la relation espace-temps est ce qui caractérise son travail sonore.

Chapitre VII : LA CONTINUITÉ SPATIALE
Xenakis, clusters, nuages de sons.

Les clusters sont des blocs sonores monolithiques qui en se partageant comme dans " nuage de sons" de Xenakis. Les artistes recherchent par la, une esthétique de la continuité. Ils jouent avec la matière sonore et le sons que nous percevons tout comme la Kinesthésie qui joue un rôle important.
Ce qu'il faut retenir c'est que pour les artiste le son à un discours qui est continu.

Chapitre IX : INDÉTERMINATION ET HASARD
John Cage et les compositeurs américains.

Cage semble s'être familiariser avec cette approche d'indétermination et de hasard car pour c'est non pas en se concentrant sur son projet que lui viennent les idées mais l'inverse. Comme il le dit " les sons ne sont pas de l'ordre d'un résultat".
On peut voir que dans son travail il y a une sorte de liberté où les sons sont respectés , il ne cherche pas à modifier leur nature. Pour lui c'est important de ne pas tout modifier et c'est ce que pour lui tout musicien devrait respecter. Le son doit pour ça part se délivrer de toutes les choses impures, artificielles.
Ses musiques "silencieuses", nous permettent de comprendre l'approche de Cage qui dit que dans le silence il y a toujours du son. Ce sont des bruits naturels.
L'aléatoire utilisé par Cage, procédé compositionnel ou les éléments sonores sont libres de s'unir avec d'autres son. C'est ce que nous pouvons voir dans son oeuvre intitulée Atlas eclipticalis ou il inclut plusieurs de ses oeuvres. Il crée ainsi une sorte d'unité sonore avec des sons qui n'ont rien à voir entre eux mais qui forment grâce à leurs malléabilité.