Ecosystèmes Biodiversité et Art Contemporain




Ecosystèmes, biodiversité et art contemporain

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Ecosystèmes, biodiversité et art contemporain, est un ouvrage collectif publié sous la direction de Barbara Denis-Morel, qui résume l'exposition du 20 octobre au 15 décembre 2010, ayant eu lieu à l'Espace Fernand Pouillon, Université de Provence à Marseille.

Résumé :
L’exposition Écosystèmes. Biodiversité et art contemporain interroge notre rapport à la nature, à sa diversité et à sa préservation. « Interrelation » est le terme qui définit le mieux la vitalité d’un écosystème, les espèces animales et végétales vivant en totale adéquation avec leur milieu. Or, faute de n’avoir pas pris la mesure des changements qui s’opèrent, l’être humain semble s’être coupé de l’évolution globale de la planète. Les artistes posent incidemment la question de l’avenir d’une humanité qui se croit affranchie de son milieu : les œuvres exposées nous parlent bien du rapport de l’homme à la nature, même si ce dernier est souvent absent des représentations. Par de brillants raccourcis, les artistes partagent alors avec le public leur vision d’un monde où tout est connecté. Des paroles de chercheurs en écologie et en sociologie complètent la vision artistique pour former un projet entre arts et sciences, entre représentations et questions de société.


Table des matières :
Préface, par Jean-Paul Caverni
"Une idée de nature ? L'écosystème exposé"
"Art et écosystèmes : L'Introduction du vivant dans les oeuvres d'art environnementales aux Etats-Unis"
"Ecologie du lieu : Paysage, architecture, design"
"L'écosystème comme outil de création artistique"
"Ecosystèmes : Les concepts scientifiques et leur représentation dans les productions culturelles et l'art contemporain"
Paroles de chercheurs
Artistes exposés
Crédits photographiques

Paroles de chercheurs :
Cette exposition vise à fire dialoguer recherches scientifiques et travaux d'artistes grâce à la présence de deux films (réalisés par le département SATIS de l'université de Provence) au sein de l'Espagne Fernand Pouillon. Le premier, "Un pari sur la nature", porte sur une expérience en cours sur le chêne pubescent et son écosystème, le second, "Ecosystème". "Un dialogue entre art et science", propose plusieurs points de vue scientifiques sur la notion d'écosystème afin de donner un autre éclairage sur les oeuvre présentées et de créer un lien entre les disciplines artistiques et scientifiques.


Analyse :
L'exposition est conçue comme un un projet pluridisciplinaire où sciences humaines et sociales et sciences dites « dures » sont convoquées pour mieux comprendre le monde.Cette exposition présentera des travaux d’artistes relatifs aux écosystèmes, qu’ils soient réels ou virtuels. Ces œuvres seront mises en dialogue avec un film portant sur la question de la biodiversité, et avec des entretiens filmés de chercheurs spécialistes de la question afin de donner une vision à la fois contemporaine et prospective, documentaire et fictionnelle, des relations entre l’homme et les écosystèmes. De nombreux acteurs se sont rassemblés autour de cette manifestation. Sont ainsi associés à l’Université de Provence: L’Espace Sciences et Culture de l’Université de Provence (ESCUP), le Département Sciences Arts et Techniques de l’Image et du Son (SATIS) et l’ADAC, Association pour le développement de l’art contemporain.
La démarche et le travail de cette exposition se place dans la perspective de la création d'Aix Marseille Université, et de Marseille Provence Capitale Européenne de la Culture 2013. Ce projet concerne le plus vaste public, élèves, étudiants, professeurs, en passant par les chercheurs.

Dans cette exposition, les artistes, veulent montrer comment au-delà du Land Art, l'écosystème se fait oeuvre d'art à part entière avec un contact privilégié avec la nature. Nature, qui est depuis toujours source d'inspiration pour les artistes. Pourtant, ce n'est plus la beauté ou les couleurs des paysages qu'il faut retranscrire, mais la réalité de cette vie organique. Malgré la sensibilité des artistes face aux problèmes environnementaux, les oeuvres établissent une proximité pour ne pas tomber dans un militantisme hors de propos.
Les artistes abordent également des questions telles que la question de la restauration des écosystèmes par le rétablissement des habitats et des sources d'approvisionnements.

Cet art écologique voire "écosystème", se fait "in situ", ce sont les expériences de terrain qui le caractérise. Les artistes explorent le milieu de leurs sites d'intervention. C'est une "mise en culture" artistique et paysagère du milieu nature-culture.
Les matériaux utilisés sont bien sur à haut rendement sur le plan énergétique et s'adaptent à des systèmes de protection.
L'écosystème étant omniprésent autour de nous il ne peut donc qu'être influence dans la représentation du monde. On note que les oeuvres mettent souvent en scène des organismes qui évoluent dans un environnement répondant à des règles physique


Les artistes exposés :

Michel Blazy, qui travaille avec des environnements végétaux, nourrit son inspiration de produits du quotidien. Il mélange les aliments et observent leurs transformations.

David Giancatarina, qui s'est fait architecte marginal des villes. Il est depuis peu parti à la recherche de décharges abandonnées, pour mettre à jour une seconde nature.

Alexandre Joly, qui travaille avec le son et propose des installations innovantes.

Lionel Loetscher, artiste qui retranscrit la réalité du quotidien avec des intérieurs domestiques à l'intérieur.

Jon  McCormack, se concentre sur les nouvelles espèces en imposant l'idée qu'une autre forme de vie peut voir le jour au sein des programmes informatiques.

Lionel Renck, qui détourne la science de ses buts premiers pour en faire des oeuvres d'art.

Karl Sims, cherche à démontrer la viabilité des écosystèmes artificiels et donc à la capacité des logiciels à reproduire les lois de la compétition entre les espèces.

Cet ouvrage est la publication de l'Université de Provence