• Diane Di Prima
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Sa vie :
Diane di prima est née à Brooklyn en 1934. Elle étudie au départ au Hunter College High School puis au Swarthmore College avant de devenir une écrivaine importante de la Beat generation, un mouvement littéraire et artistique crée au début des années 50. Le terme est utilisé pour la première fois par Jack Kerouac en 1948. Pour Diane Di Prima la beat est un état d'esprit qui n'est lié ni à un moment particulier ni a un génération, mais qui fiat partie de la grande contre culture américaine.
La grand-mère maternelle de Di Prima, Dominico Mallozzi, était une activiste anarchiste liée à Carlo Tresca et Emma Goldman respectivement leader syndical américain et anarchiste russe connue pour ses écrits et discours radicaux, libertaire et féministe. Elle hérita donc de sa grand mère sont goût pour l'anarchie, le féminisme et toutes choses anti-autoritaire.
Elle compris dès son plus jeune age qu'elle ne pourrait vivre comme les femmes de sa génération. Elle préfère lire des comics plutôt que des livres romantique et à 14 ans décide de se consacrée entièrement à la poésie
A 19 ans elle déménage à Manhattan, au Greenwich village (avant que celui deviennent prisé par les grandes célébrités de l'époque comme Bob Dylan) et commence à écrire à plein temps, tout en correspondant avec des poètes et musiciens tels que Ezra Pound ou encore Kenneth Patchen.
Son premier livre This Kind of Bird Flies Backward, est publié en 1958.
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Entre temps elle devint amie avec les poètes et écrivain de la Beat generation comme Amiri Baraka, Allen Gisnsberg, Jack Kerouac...
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En 1966 elle rejoint la communauté « psychédélique » de Timothy Leary à Millbrook un village de l'Etat de New-York. Timothy Leary était un conférencier en psychologie à Harvard, un transhumaniste connu pour être un partisan des bienfait thérapeutique du LCD et qui inventa et popularisa la phrase « Turn on, Turn in, Drop out » (« Vas-y, mets-toi en phase, et décroche »).
Mais Diane Di Prima ne se sent pas à la maison à New-York où elle se dit« exotique », ne portant pas tout les habits en vogue à l'époque à New-York. C'est pourquoi en 1968 elle rejoint San Francisco où elle sentit « à la maison ». Elle commença dès lors à intéressée au bouddhisme, au sanscrit ou encore à l'alchimie. Elle s’intéresse aussi à la magie et
Elle fut mariée à Alan Marlowe en 1962 (divorce en 1969) et en 1972 épousa Grant Fisher (avant de divorcer en 1975.) Elle a 5 enfants.
Elle a été nommée Poète officiel de San Francisco en 2009. Elle reçu aussi de nombreux prix pour sa carrière et l'Université de St Laurent lui accorda un doctorat honorifique. Et un groupe tente de donner son nom à une rue de San Francisco.

Diane Di Prima et la Beat generation :

Comme elle le dit elle même, avant les années 50 les gens ne lui donnaient pas de noms, mais après quelques années elle était reconnue comme étant la femme à la tête de la beat generation. Elle était la liaison entre les Beatnik et ceux qui allait devenir les hippies, mais aussi un pont entre les artistes de la côte Ouest et ceux de la côte Est qu'elle n'a pas laissée tomber, naviguant beaucoup entre la Californie et New-York, se retrouvant ainsi au cœur d'une « industrie artisanale » hyper active qui lui empêcha de séjourner toujours au même endroit. Ainsi elle fit preuve d'une grande influence pour rapprocher les différents artistes qui composèrent ce qu'on appela la « Renaissance de San Francisco », une période d'effervescence, en terme de poésie, que connut San Francisco.
Une des personnes qui aida à cultiver cette image fut le poète Ezra Pound avec qui elle correspondait mais aussi Amiri Baraka de son vrai nom  LeRoi Jones. Le premier recueil de Diane Di Prima fut publié sous le label de Amiri, Totem Press. Il marqua le début de la contribution de Di Prima à la Beat generation et au bouleversement de l'époque.
De 1961 à 1971,elle édita avec Amiri Baraka The Floating Bear. Un journal hebdomadaire qui ne fut jamais vendu, les personnes qui en recevaient un exemplaire faisait partie de communauté créative et littéraire. The Floating Bears recueillé des écrits de grand noms de la littérature de l'époque et composant la « Renaissance de San Francisco », comme William S. Burroughs ou encore Robert Duncan.
La publication de certains poèmes, homo-érotique et révolutionnaire, valent de nombreux problèmes à Di Prima et Baraka. Ils sont ainsi à plusieurs reprises accusés de d'obscénité. Elle fut même arrêtée par le bureau fédérale d'investigation, le F.B.I en 1961.
En 1969 elle publie une nouvelle en partie fictionnelle et érotique racontant son expérience de Beatnik dans Memoirs of a Beatnik.
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De 1974 à 1997 elle enseigne la poésie à la Jack Kerouac school, fondée par Allen Ginsberg et Anne Waldaman. Elle tient ainsi des séminaires avec d'autre membre de la Beat generation comme Gregory Corso ou encore William Burroughs.

Son œuvre :

Diane Di Prima pratique dans ses poésies, « Le courant de conscience » . C'est une pratique littéraire qui consiste à décrire le point de vue d'une personne en donnant à l'écrit le processus de pensée de l'individu, on le considère un peu comme un monologue intérieur, ce qui peut rendre le texte difficile à suivre à cause d'un manque de ponctuation ou d'une mauvaise syntaxe.
Malgré cela Di Prima fait attention à la forme de ces poèmes et joint la politique aux pratique spirituels.
Di Prima est donc à la fois activiste et poétesse. En 66 elle signe ainsi un souhait de résistance fiscale pour protester contre la guerre du Vietnam.
Son style d'écriture assez personnelle et l'indépendance de son esprit furent un élément central de l'héritage des Beatniks.
Di Prima décrivait sa méthodologie en disant que très souvent elle entendait un poème et s'arrêter pour l'écrire. Durant sa carrière elle a ainsi souvent eu une image en tête et attendait des mois avant que les mots ne viennent.
Elle déclara que pour elle la séparation entre la vie et la littérature a toujours était flou.
Ça vie et ses textes furent donc de véritables pierre de touche pour les écrivains, les pionniers et les radicaux de tout milieux.
  • Di Prima publia près de 40 livres et poésie entre 1958 et 2014.
Un de ses poèmes les plus connus fut le long Loba publié en 1978 et rallongé 20 ans plus tard.
Si la plus part de ces textes témoignent des luttes sociale qui eurent lieu dans les années 60 et 70 comme les Revolutionary letters écrit en 71.
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D'autres parlent des relations amoureuses ou de sa vie, plus récemment elle parle des paradigmes féminins ou encore des pratiques religieuse comme le Bouddhisme.
Mais Diane Di Prima n'est pas qu'écrivaine, elle pratique aussi la peinture, le collage, la photo et enseigne aussi dans des ateliers, apprenant aux participants comment mêler peinture ou photographie avec des mots.


An Exercise in Love

BY DIANE DI PRIMA
for Jackson Allen
My friend wears my scarf at his waist
I give him moonstones
He gives me shell & seaweeds
He comes from a distant city & I meet him
We will plant eggplants & celery together
He weaves me cloth

  • Many have brought the gifts
  • I use for his pleasure
  • silk, & green hills
  • & heron the color of dawn

My friend walks soft as a weaving on the wind
He backlights my dreams
He has built altars beside my bed
I awake in the smell of his hair & cannot remember
his name, or my own.
Diane di Prima, “An Exercise in Love” from Pieces of a Song.

The Window  
« You are my bread
and the hairline noise
of my bones
you are almost
the sea
you are not stone
or molten sound
I think
you have no hands
this kind of bird flies backwards
and this love
breaks on a windowpane
where no light talks
this is not the time
for crossing tongues
(the sand here
never shifts)
I think
tomorrow
turned you with his toe
and you will
shine
and shine
unspent and underground »

Publications :
This Kind of Bird Flies Backward, Totem Press, 1957
Various Fables from Various Places, G.P. Putman, 1960
Dinners and Nightmares, Corinth Press, 1961
The New Handbook of Heaven, Auerhan Press, 1962
The Man Condemned To Death, 1963
Poets Vaudeville, Feed Folly Press, 1964
Seven Love Poems for The Middle Latin, Poets Press, 1965
Haiku, Love Press, 1966
New Mexico Poem, Poets Press, 1967
Earthsong, Poets Press, 1967
Hotel Albert, Poets Press, 1968
War Poems, Poets Press, 1968
L.A. Odyssey, Poets Press, 1969
Memoirs of a Beatnik, Olympia Press, 1969
The Book of Hours, Brownstone Press, 1970
Kerhonkson Journal, Oyez Press, 1971
Revolutionary Letters, City Lights Books, 1971
The Calculus of Variation, Eidolon Éditions, 1972
The Floating Bear, Laurence  McGilvery, 1973
Loba (Part I), Capra Press, 1973
Freddie Poems, Eidolon Éditions, 1974
Selected Poems : 1956-1975, North Atlantic Books, 1975
Loba (Part II), Eidolon Éditions, 1976
The Loba as Eve, The Phoenix Book Shop, 1977
Loba (Parts I-VIII), Wingbow Press, 1978
Memoirs of a Beatnik (réedition), Last Gasp Press, 1988
The Mysteries of Vision, Am Here Books, 1988
Wyoming Series, Eidolon Éditions, 1988
Pieces of a Song : Selected Poems, City Lights Books, 1990
Seminary Poems, Floating Island, 1991
The Mask Is the Path of the Star, Thinker Review International, 1993
Zip Code, Coffeehouse Press, 1994
Recollections of My Life as a Woman, Viking Press, 2001
Towers Down (avec Clive Matson),Eidolon Editions, 2002
The Ones I Used to Laugh With,Habenicht Press, 2003
 TimeBomb, Eidolon Editions, 2006


Source :
www.poetryfoundation.org/bio/diane-di-prima
gender.stanford.edu/news/2014/beat-writer-diane-di-prima-recites-poetry-speaks-her-generations-influence
https://en.wikipedia.org/wiki/Diane_di_Prima
www.sfgate.com/books/article/Interview-with-poet-Diane-di-Prima-5874262.php
www.rooknet.net/beatpage/writers/diprima.html