Doug Wheeler


Doug wheeler


Doug Wheeler est un artiste américain né en 1939. Il est avec Robert Irwin et James Turell l'un des pionniers du mouvement Light and Space ( courant qui se développe à Los Angeles à partir des années 60). Fasciné par une dimension irréelle, il s'inspire du sentiment de fragilité qu'un individu ressent en traversant un espace désert ou dénué de repère spatio-temporel. Ses œuvres sont ainsi lié à la perception de l'espace. Il consacre la première partie de sa vie artistique à la peinture abstraite.Il a commencé par la peinture sur toile, qu'il a abandonné progressivement au début des années 60 pour la réalisation de tableaux à partir de plexiglas et de néon. Il se dirige très vite vers la conception d'œuvres environnementales dans lesquels il invite les spectateurs, utilisant des sources de lumière artificielles.L'artiste se détache donc définitivement de l'objet d'art au profit d'un travail architectural de l'espace et de la lumière Ces espaces qu'il crées sont modulés et étudiés dans les moindres détails afin de produire au spectateur une impression de continuité et d'infinité. Son objectif : que le visiteur et l'espace crée ne fasse plus qu'un.

C'est en 1969, qu' il réalise pour la première fois un de ces "murs de lumière". En 1975, il réalise un environnement "dans lequel l’intensité lumineuse varie graduellement et simule le passage de l’aube à la nuit dans un cycle continu" ( "Infinity Environments").
Son enfance à proximité du désert (Arizona) marque son œuvre. En effet, elle est empreinte d'une relation à l'immense, au vide comme à la solitude et à la contemplation. Il désire faire vivre au visiteur l'expérience contemplative du désert, du vide et du silence comme en témoignent «déserts synthétiques».

Peu de temps après, il présente son travail dans de nombreuses expositions, notament à la Tate Gallery de Londre ainsi qu'à la galerie Schmela de Dusseldorf en 1970. Puis viendra Milan en 1975, New York en 1976, Los Angeles au Musée d'Art Contemporain en 1986 et Bilbao en 2000.
En 2008, Doug Wheeler créée une installation environnementale composée de néon et de glace dans le cadre de sa conception scénographique pour l'exposition Upside Down-Les Arctiques à Paris au Musée du quai Branly.C'est alors qu'il collabore avec Jean de Gastines (célèbre architecte).
Expositions :
2008: ''Time&Place : Los Angeles, 1958-1968'',Moderna Museet, Stockholm, Sweden
2009 : Time&Place:Los (interwiki inconnu) Angeles, 1958-1968'', Kunsthaus Zürich, Switzerland

  • Enfin, en janvier 2012, il dévoile une exposition personnelle à New York, à la Galerie David Zwiner intitulée « Infinity room SA MI 75 DZ NY 12 ».
Infinity Room est un « environement infini » crée par Doug Wheeler. Il consiste en une pièce entièrement blanche aux coins arrondis dont la lumière et l'espace sont saturés d'une manière qui transforme les références visuelles du spectateur. L'éclairage est programmé pour avoir un cycle 32 minutes variant du bleu foncé au blanc intense (et vice versa), évoquant un « day-into-night-into-day cycle ».


Sa pratique artistique est fortement liée à la perception de l’espace. Comme si le visiteur était perdu dans un dessert. Doug wheeler enlève tout point de repère. Le Visiteur est perdu dans une petite salle au sein de laquelle il tourne en rond.


https://www.youtube.com/watch?v=lsGoGuJKeBc

Dans cette vidéo, nous pouvons voir une oeuvre de doug wheeler, "infinity room" cette oeuvre est particulièrement destabilisante pour le visiteur. La pièce est d'un blanc très lumineux, on ne perçoit pas les coins de celle-ci, elle semble infinie. le visiteurs regardent de droite, à gauche mais n'osent pas avancer de peur de rencontrer un obstacle


Doug WHEELER est un artiste qui peut être mis en relation avec James TURREL. Ces deux artistes par la lumière et l'espace, crées des sensation chez le visiteur qui n'ont pas lieu d'être comme la sensation d'être perdu.

"big red"2002 james turell
https://www.youtube.com/watch?v=3eR-QiFf1pg