Marcel Duchamp, Erratum musical (1913)



Le principe en est simple, dit-il :
« Installez-vous face à un clavier, n’importe lequel et pressez chaque touche l’une après l’autre, au hasard (compte tenu du fait qu’aucune note ne doit être répétée), sans modulation, ni accentuation particulière ».

On trouve le descriptif d'une bande son pour Le Grand Verre (La Mariée) dans La Boîte Verte, recueil de notes publiées en 1934 et reprises dans Duchamp du signe.

Les prémices de l’art minimal et aléatoire furent ainsi exprimés dans La Boîte Verte, livre publié en 1934, mais dont la conception remonte aux années 1912-1915. Chaque touche de clavier du piano correspond à un numéro (de 1 à 88). Un petit papier tiré au hasard porte un numéro. Le pianiste joue la note sélectionnée.

Erratum musical, interprété ici par Stephane Ginsburgh, se compose des 88 notes d'un clavier de piano jouées dans un ordre aléatoire, sans répétition ni accent.