Emmanuelle Antille



Qui est-elle?

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Née en 1972 à Lausanne en Suisse, Emmanuelle Antille y vit et y travaille. De 1991 à 1996 elle fait ses études à l'Ecole Supérieure des Arts Visuels de Genève, puis en 1997-1998 à Amsterdam.
C'est son passage à Amsterdam qui la lance, elle y fait la connaissance d'artistes internationaux. Sa première exposition aura lieu dans une galerie de Genève, puis elle enchaînera avec les centres culturels suisses à l'étranger.
Ses thèmes favoris sont la famille, le désir, la violence, les émotions et les sentiments. Elle se considère comme une artiste contemporaine, même si son art n'est pas complètement conceptuel et qu'elle travaille essentiellement sur les émotions.






Son travail

Wouldn't it be nice, 1999
http://catalogue.li-ma.nl/site-2013/?page=%2Fsite-2013%2Fart_play.php%3Fid%3D5037
Vidéo couleur sonore

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Comme la plupart des vidéos réalisées par Emmanuelle Antille, "Wouldn't it be nice" est une mise en scène qui interroge la nature des comportements et des relations des individus entre eux dans différents contextes sociaux.
Ici le cadre est une réunion familiale, un déjeuner, qui réunit trois générations. C'est sa famille et elle-même qui sont présentés côté réel mais grâce à un montage on trouve également dans cette vidéo une fiction, celle des retrouvailles de deux soeurs jumelles, qui ne sont en réalité qu'une seule et même personne en l'occurence la mère d'Emmanuelle Antille.
La scène toute empreinte d'ambiguïté nous interroge sur la nature des relations d'amour, de haine, d'amitié, de douceur, de toutes sortes d'émotions qui nous envahissent à chaque instant. Lorsqu'il y a action, les plans rapides se succèdent, la caméra se pose sur des gestes, mêlant attraction et répulsion, jeux rituels et symboliques. Lors des scènes d'isolement et d'intimité dans une chambre de la maison, les plans sont plus longs et plus lents.


Angels camp, 2003
http://catalogue.li-ma.nl/site-2013/?page=%2Fsite-2013%2Fart_play.php%3Fid%3D8737
Installations vidéos et sonores, photos, textes, et un roman

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C'est durant la 50ème biennale de Venise qu'Emmanuelle Antille, qui y représente la Suisse, présente Angels camp.
Ce travail s'articule autour d'un long métrage d'une heure vingt, tourné en Suisse, là où elle a grandi. Elle souligne ainsi, dans son imaginaire artistique, l'importance de l'enfance et de ses vestiges. "Tous ces éléments fonctionnent de manière autonome mais aussi comme une famille." Cette représentation est à la limite du rêve et de la réalité. Notion de liberté où les personnages inventent leurs propres codes. La nature est témoin et miroir des émotions des spectateurs. La moitié des comédiens sont professionnels, l'autre moitié étant les membres de sa famille, comme sa mère ou ses amis intimes. On y perçoit les tensions et les joies.



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Un concert a lieu pendant l'exposition, c'est Emmanuelle Antille qui chante avec le groupe Honey for Petzi. Pour elle, c'est essentiel, "la musique soutient les émotions"








Kill me twice dear friend, dear enemy... 2005
http://www.emmanuelleantille.com/2006/11/
Installation de deux grandes projections vidéo placées côte à côte sur le mur

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Cette double projection présente deux ados, deux amis. On entre dans leur intimité violente où se mêlent l'amour et la haine avec la nature représentée par une tornade.








Rock Da Dollhouse, 2007
https://www.youtube.com/watch?v=Ekv3UgyVUCM
Scène ouverte, puis projection

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Projet conçu et imaginé avec un ami durant l'exposition Art en plein air à Môtiers en Suisse. Maison de poupée reconstituée à l'échelle humaine ouverte sur une scène où se succèdent les groupes tout le temps de l'exposition, environ deux mois. Les concerts sont ensuite diffusés la semaine suivante sur une TV placée dans la maison, installation dans un espace intime.






Family viewing, 2008
Téléviseurs regroupés sur des tables, écrans ou murs pour des projections plus grandes

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Cette exposition présente dans une atmosphère de studio de montage voire de chambre de surveillance, une rétrospective de son travail sur dix ans, mêlant mémoire, souvenirs, et archives. Toujours le thème des relations familiales, des rapports de force, des confessions intimes, des gestes et des rituels codés. Les séquences sont rapides ou longues, les rythmes y sont très variés.






L'urgence des fleurs, 2013
Installation de 23 vidéos ( 14 sur écrans et 9 sur moniteurs )

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Cette installation est conçue comme un labyrinthe avec les collections d'Emilie G., qui vécut dans la même maison de 1930 à 2007.
Emilie avait deux passions : son jardin et les films. A sa mort on découvre que chaque moment de sa vie est consigné sur des carnets, où sont notés également tous les films vus depuis 1949.
Des notes sont aussi collées sur chaque objet dans la maison, en particulier sur des pierres. On découvre enfin plus de 1000 peintures de fleurs, celles de son jardin. Cette installation interroge le temps qui passe, les rites et la transmission d'une génération à l'autre.





Si vous souhaitez en savoir plus

le site officiel de l'artiste
http://www.emmanuelleantille.com/
et un ouvrage que vous pouvez retrouver sur Bibliographie Artwiki, art vidéo
RERAT Mélissa, L'Art Video au Féminin, Ed. PPUR, coll. Le Savoir Suisse,2014