Felix Schramm


FelixShramm

« Il y a toujours un rapport direct ou indirect à l’espace, il s’agit de tirer parti des possibilités offertes par l’espace, ses proportions et la lumière. »


Biographie:


Felix Schramm est un artiste de nationalité Allemande né en 1970 à Hambourg. Il vit et travaille actuellement à Düsseldorf.
De 1991 à 1993, il étudia à l’académie des beaux-arts de Florence. Il eut pourtant un parcours où ses professeurs étaient plus spécialiser dans la peinture ou la typographie, et non pas dans la sculpture.
Puis de 1993 à 1997 étudia à l’académie de photographie de Düsseldorf. Il fit son master avec le professeur Jannif Kounellis. Il obtient des bourses d’étude lui permettant de faire des résidences d’artistes en Italie ainsi qu’en Allemagne.


On peut découvrir œuvres et exposition sur son site:
http://www.felixschramm.net/

Oeuvres:

ShellfishOgre

Un des moments qui aura marqué le plus cet artiste est lorsqu’il a arraché des morceaux d’une sculpture qu’il était en train de construire. C’est là qu’il a trouvé une façon de créer qui l’intéressait réellement.
De plus, son travail a pris cette forme particulièrement suite à la démolition au marteau d’une de ses œuvres. Il a tellement aimé le rendu qu’il a reconsidérer tout son travail.
Gordon Matta-Clark avec son œuvre Conical est une importante référence aux yeux de Schramm. Cet artiste joue sur le déplacement et particulièrement sur l’orientation spatiale avec différentes formes pour chacune de ses sculptures. Elles marquent par la façon avec laquelle elles s’imposent dans l’espace. Il peut même en venir à retravailler les murs de l’exposition : il est à la limite de l’architecture. Cet artiste joue avec les lois de la gravité. Son nom est souvent associé à la réalisation in situ grâce à cela.exposition Misfit


Schramm façonne ses œuvres à l’aide de collages toujours en travaillant sur de la sculpture. Il utilise aussi des matériaux comme le bois, le plâtre ou le métal afin de soutenir ses œuvres. Il place ces matériaux en les croisant, les perçant, les assemblant ou encore les superposant lui permettant ainsi d’investir l’espace à sa manière. Le tout est généralement peint car pour lui les couleurs partagent des informations indispensables.
Ce qui trouble avec ses œuvres est le côté inhabituelle qu’il veut montrer sur l’intérieur de bâtiment fictif. Il alterne entre la démolition et la reconstruction. Le visiteur est confronté à une impression d’instabilité face à l’œuvre, comme si elle pouvait s’effondrer à tout moment sur lui. Il cherche à créer une tension ainsi qu’un certain équilibre, pas une fonction ou une utilité à leur faire prendre.

SelfishOgre

De plus, il travaille sur le fait de dévoiler son œuvre petit à petit de sorte à ce que l’on ne voit pas directement sa profondeur. La perception change en fonction de l’angle de vue que l’on peut avoir, simplement en faisant le tour de l’œuvre.
Ces créations sont toujours en groupe. Il réalise d’abord leur emplacement sur une maquette afin que son installation soit parfaite pour lui et qu'il soit simple de modifier l'emplacement des œuvres, pour se rendre compte à petite échelle du lieux qui conviendrait le mieux aux œuvres. Leur titre ne sont pas des choix aléatoires mais donnent des indications sur ce qui aurait pu donner cette œuvre.


Collider :
Collider

A l’exposition SFMOMA de 2007, Schramm a reçu des paramètres à respecter pour exposer son œuvre : peu d’argent, peu d’espace.
Il l’a construite en 3semaines avec plusieurs assistant. Elle mesure plus de 18 pieds de haut, 50 pied de long et 20 pieds de profondeur.
Il s’est servi pour la construire de panneaux de gypse, de contreplaqué, de plâtre et de nombreux morceaux de papier peint recyclé. Il y ajoute aussi des restes de peinture murale de la collection du Musée.



Omission :
  • Omission

Cette œuvre, clôturant l’exposition Spy Number au palais de Tokyo en 2009, est particulière par l’envie de l’artiste de garder la courbe du mur. Il a souhaité la prolonger sans pourtant conserver garder le même angle. L’œuvre possède la dynamique de la surface ; cela permet de mettre en avant la sculpture. Cela crée donc une certaine insécurité ressentit par le spectateur.
De plus, on peut avoir deux approches avec cette œuvre : si l’on la voit de loin, on a une simple vue d’ensemble, tandis que si l’on s’en approche, on ressent cet impact créé volontairement par Schramm.

http://www.dailymotion.com/video/x9qehs_omission-felix-schramm_creation


Exposition personnelle:


ExpositionShramm