Fluxfilm Anthologie


FLUXFILM ANTHOLOGY

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Films de Nam June Paik, Dick Higgins, George Maciunas, Chieko Shiomi, John Cavanaugh, James Riddle, Yoko Ono, George Brecht, Robert Watts, Pieter Vanderbiek, Joe Jones,
Eric Anderson, Jeff Perkins, Wolf Vostell, Albert Fine, George Landow, Paul Sharits, John Cale, Peter Kennedy, Mike Parr, Ben Vautier. 16mm, n/b et couleurs, 120 minutes, 1962-1970.

Au début des années soixante, Fluxus s’inscrivit dans la continuité des avant-gardes futuristes et de Dada, dans une logique contrariant les dictats des Beaux-Arts et de l'art officiel.
L’esthétique pluridisciplinaire de Fluxus assimile des influences aussi diverses que la pensée Zen, la Science ou le quotidien à des fins seulement poétiques. Perçu au début comme un réseau international de farceurs, les artistes enjoués de Fluxus étaient, et restent encore, des visionnaires radicaux qui ont tenté de réconcilier l’art et la vie.
Datant des années soixante et compilée par George Maciunas (1931-1978, fondateur de Fluxus), l’anthologie des fluxfilms est un document composé de 37 courts métrages d’une durée variable de 10 secondes à 10 minutes. Eléments d’environnements éphémères, ces films, dont certains étaient destinés à être projeté en boucle, furent présentés lors d’événements et d’happenings de l’avant-garde new-yorkaise. Cette collection de films, réalisés par les artistes mentionnés ci-dessous, célèbre toute l'humeur éphémère de Fluxus.
Contient un livret de 32 pages de Maeva Aubert sur les artistes Fluxus et leurs films.


Un film de Nam June Paik, Séoul, de 1962-1964. 8mn. n°1
Attention c’est tout blanc pendant 8mn, la cassette est bien enregistrée, l’œuvre originale
durait 20 minutes et devait témoigner de l’œuvre du temps sur la pellicule, des rayures devant
apparaitre sur le film au bout de plusieurs passages dans le projecteur, difficilement
reproductible en vidéo.

Un film de Georges Maciunas, Etats-Unis, 1966, 1 minute. n°2
Juxtaposition de bandes amorces de film laissant apparaitre une succession de chiffres tendant
à l’abstraction.

Un fim de Chieko Shiomi. Japon. 1966. 11min15. n°4
D’abord présenté sous forme de performance, tourné à la vitesse de 2000 images par seconde,
passage graduel du sourire au non sourire.

Un film de Yoko Ono. Japon. 1966. 35 secondes. n°9
Extrème ralenti d’un plan séquence . filmé aussi à 2000 images par seconde. L’œil de la
caméra objectif ou voyeur.

Un film de Robert Watts. Etats-Unis. 1965. 3 minutes. n°11
Traces. Le film d’une radiographie de la face d’une personne vue sous plusieurs angles. Ce
film a été récupéré par Robert Watts dans la poubelle de son dentiste.

Un film de Ben Vautier . France. 1966
Je ne vois rien, je n’entends rien, je ne dis rien.
« Lors d’un vernissage de l’Ecole de Nice, je me suis bandé les yeux et bouché les oreilles et
je suis resté ainsi une heure avec l’écriteau : « je ne vois rien, je n’entends rien, je ne dis rien,
seule ma prétention est présente ».