Electrochoc, L'intégrale 1987-2013



Electrochoc, l’intégrale 1987-2013, Laurent Garnier.

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« 1987, Manchester : dans un entrepôt reconverti en club la musique s’apprête à vivre sa dernière grande révolution. Vingt-cinq ans plus tard, la house music est un phénomène mondial. Ses artistes sont devenus des idoles ou bien les hérauts de nouvelles avant-gardes artistiques, quand l’esthétique techno est omniprésente dans notre paysage culturel.
Depuis les ghettos noirs-américains de Détroit et Chicago jusqu’à l’explosion planétaire à l’orée des années 2000, du triomphe de la techno dans les charts internationaux à l’avènement du peer-to-peer, Laurent Garnier raconte, à travers son expérience et ses souvenirs, l’épopée électro : ses moments clés, ses acteurs, évènements et lieux phares, ses histoires secrètes, ses excès et ses enjeux. Acteur essentiel et témoin privilégié de l’aventure électronique, il dévoile de l’intérieur les coulisses de l’odyssée techno. »




Chapitres :

1. I’ll House You.
2. French Kiss.
3. Live the Dream.
4. Got the Bug.
5. Total Confusion.
6. Wake up.
7. Final Frontier.
8. Vertigo.
9. Beyond the Dance. 10. Can you Feel it ?
11. Chaotic Harmony.
12. Cycle 30.
13. Last Tribute Fron the 20th Century.
14. Greed.
15. Cycles d’oppositions.
16. It’s Just Muzik.
17. Food for Thought.
18. Our Future.

Les auteurs.

Laurent Garnier est Dj et producteur. Depuis plus de vingt-cinq ans, il est l’un des acteurs essentiels des musiques et cultures électro à travers le monde. Cofondateur du label F Communications, il produit l’émission radio hebdomadaire It Is What It Is, pilote sa propre radio sur internet, PBB, et collabore à divers projets de documentaires, longs-métrages ou créations de spectacles de danse contemporaine.

David Brun-Lambert, ancien journaliste pour Radio Nova et producteur délégué chez France Culture, il collabore aux programmes de la Radio Télévision Suisse et, en tant que reporter et journaliste, à de nombreux magazines en France et en Suisse. Auteur, il a notamment signé la biographie Nina Simone, une vie ou le roman Boys in the Band.


Résumé.

Ce livre est écrit comme des mémoires, Laurent Garnier raconte ces années vu par ses yeux d’acteur et pionner du mouvement. Il parcoure presque 30 ans d’histoire de la techno et retrace l’histoire de la musique électronique à travers sa carrière de Dj, musicien et animateur radio en nous transmettant tous ses sentiments pour la musique qu’il aime.

On peut y lire les débuts des premiers clubs, des premières raves, et comprendre la révolution qu’a été cette musique en France et à travers le monde. On y découvre les souvenirs de Laurent Garnier, et on ressent avec lui les frissons de la foule en extase. Il parle de tout sans concession : musique, drogue, raves illégales, dj…

Bouleversements technologiques, effondrement des ventes de disques, émergence de nouveaux courants musicaux et de nouveaux festivals, innovations berlinoises : rien n’est oublié, y compris les réflexions face au dévoiement mercantile d’une partie du mouvement.

Pour tous les passionnés de techno et autres musiques électroniques, ce livre se dévore en peu de temps. C’est un plaisir de lire ce livre ultra-vivant, vécu et passionné.

Tout au long de notre lecture on découvre des grands noms de ce mouvement mais également différentes playlists qui nous plonge encore plus dans cet univers. Les playlists se trouvent sur le site www.laurentgarnier.com.

Ce livre n’est pas à lire pour le style mais bien pour le fond et ce qui y est raconté.

-- Synthèse--

Laurent Garnier nous livre l’histoire de la création de la techno en nous racontant l’Odyssée de sa vie, de sa chambre d’enfant où il avait lui-même créé une mini discothèque, jusqu’à sa plus grande fierté le label français F Communications. Il nous raconte sa carrière avec ses coups durs et ses montées en puissance, on vit en même temps qu’il le conte l’avènement de la house ainsi que sa mort. Le DJ, compositeur et producteur nous fait voyager en même temps que ses tournées de par le monde, entre l’Angleterre, la France, l’Allemagne, le Japon et les Etats-Unis.
Laurent est issu d’une famille de forains, il était destiné selon ses parents à travailler dans la restauration toute sa vie, il menait d’ailleurs une parfaite petite carrière à l’ambassade de France en Angleterre. Mais depuis sa plus tendre enfance il avait pour habitude d’enregistrer des cassettes et d’écouter des radios pirates en cachette, il a toujours cultivé cette fascination pour la musique.
Le déclic se fit quand le responsable de la programmation et concepteur des soirées de la Hacienda, club mêlant gigantisme et dance culture, voulu de Laurent Garnier pour monter une soirée hebdomadaire nommée Zumbar.
Au fur et à mesure, Laurent commenca à se faire connaitre à Manchester, il vécu pleinement l’arrivée de la house musique coordonnée à celle de l’ecstasy, ainsi que les premiers Sumer of Love : la contre-culture hippie. L’histoire s’accélera et le nom de Laurent Garnier commenca à apparaitre dans les Gay Tea Dance du dimanche après-midi au Palace à Paris. Quand en France les Djs étaient encore considerés comme de simples employés de discothèque Garnier commençait à mixer avec David Guetta. Il fut l’un des premiers à décentraliser la house en province en France ; en 1991 la progression de la techno en Europe était irrésisitible. La France s’apprétait à vivre la fièvre des fêtes sauvages, la Belgique régnait en maître sur les productions rave et la Suisse allait accueillir des grandes messes techno.
La drogue prenant malheureusement une trop grande ampleur dans les raves party, Laurent Garnier s’éloigna peu à peu de ce milieu pour écrire seul son premier album, il n’existait encore que très peu d’albums techno à l’exception des opus de Kenny Martin, LFO ou Orbital. Il décida de monter son label « F Communications » en 1994 car « F » est la lettre qui suit « E » dans l’alphabet, et que ce « E » était représentatif de l’ecstasy dans la culture techno, Laurent Garnier était contre cet amalgame. Il intégra Radio Nova, passa à l’Olympia pour la première fois en 1998, puis parti en tournée en Europe jusqu’à ce qu’il commence à fatiguer et à perdre 4 000 htz d’audition, il commenca à espacer les dates Djs. En 2003 il se renouvela et s’adapta à son époque ainsi qu’à la fin du paroxysme de la techno, il commenca à mixer au Rex et s’investit dans les Nuits Sonores à Lyon.
Il se battu toute sa vie durant pour ne pas tomber dans la classification, selon un désir de toujours évoluer, se réinventer et surtout surprendre son public et ses auditeurs, provoquant parfois des conflits avec ses collaborateurs comme lorsqu’il travaillait à Radio Nova et que le technicien désireux de faire du « gold », de passer des tubes, n’en faisait qu’à sa tête, soucieux de récolter de l’audience.
Son livre « Electrochoc » fut un succès innattendu, il y eu même une adaptation cinématographique.