Gary Hill


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Gary Hill est un artiste américain né en 1951 à Santa Monica en Californie, connu pour ses bandes et installations vidéo. Il vit et travaille à Seattle, dans l'état de Washington.


Biographie

Né en Californie, Gary Hill se passionne d'abord pour le surf. C'est au lycée que naît son intérêt pour la sculpture et la peinture, ses références sont largement inspirées de l'art européen, avec notamment Picasso et Alberto Giacometti.

Il termine sa formation générale au lycée en 1969 et se rend sur la côte Est pour étudier à l' Arts Students League de Woodstock, dans l'Etat de New York, où il vit de 1969 à 1973. Après un mois d'enseignement à Woodstock, il décide de travailler de manière indépendante et partage l'atelier d'un de ses professeurs, le peintre Bruce Dorfman. A cette époque Gary Hill réalise un grand nombre d’œuvres sonores avec ses sculptures en métal: il explore alors la dimension sonore de ses sculptures métalliques, enregistrant et modifiant les vibrations qu'elles génèrent. Il commence ensuite à se servir de magnétophones et à travailler avec des boucles sonores, le feed-back et d'autres sons électroniques. Ses travaux sur le son le familiarisent d'emblée avec le matériel électronique, puis le mènent de façon décisive à la pratique de la vidéo.

En 1973, empruntant un équipement au Woodstock Community Video, où il est artiste en résidence, il filme sa première œuvre vidéo, une sorte de documentaire où il enregistre les réactions des habitants de Woodstock suite à la performance qu'il vient de réaliser avec Jim Collins dans les rues de la ville. L'exploration des propriétés technologiques de la vidéo et l'utilisation des outils électroniques le conduisent à se détacher de la culture de l'objet d'art, la vidéo lui procure une accessibilité plus immédiate et plus directe à sa pensée artistique. Il déclare: "Enregistrer et visionner en temps réel avec une telle facilité a radicalement libéré ma pensée". La sculpture à laquelle l'artiste s'était adonné lui est apparue dès lors "terriblement ennuyeuse et éloignée de ce procédé qui se conjuguait au présent. La vidéo permettait de "réfléchir tout haut", comme avec un autre moi.[...]C'était là un procédé immédiatement accessible, beaucoup plus analogue, à ce qu'il me semblait, à la pensée que la sculpture de base."

Entre 1974 et 1976, il devient coordinateur du laboratoire télé à la Woodstock Community Video et de l'Experimental Television Center de Binghamton, New York, où il a accès à du matériel de plus en plus sophistiqué. Cette période correspond aussi à la création, avec Walter Wright et Sara Cook, de Synergisme, une association qui produit des performances multimédia faisant intervenir danse, vidéo et musique. Parallèlement il réalise des vidéos qui "''provenaient d'un dialogue avec les propriétés du médium''". Hill travaille ensuite à l'Experimental Television Center à Owego. Au milieu des années 1970 il rencontre les artistes George Quasha et Charles Stein avec qui il collaborera pendant plus de trente ans. En 1976, Gary Hill s'équipe avec son propre matériel et commence une collaboration avec David Jones, créateur d'appareils électroniques qui lui permettent d'élargir son champ d'exploration de la bande analogique et de découvrir l'image digitale. Son processus de création doit alors beaucoup à des improvisations visuelles répétées jusqu'à obtention de l'effet voulu. Entre 1977 et 1979, il fonde et dirige l'Open Studio Video Project à Barrytown et entre en résidence d'artiste à Synapse, groupe de production et de diffusion lié à l'université de Syracuse. L'année 1979 marque le tournant d'une oeuvre plutôt orientée vers des recherches expérimentales. Après sa rencontre avec les poètes George Quasha et Charles Stein, Gary Hill débute un travail d'expérimentation avec le langage, qui fait évoluer le vocabulaire qu'il a créé auparavant. Il s'intéresse au langage non seulement comme un vecteur de sens, mais aussi comme producteur de son, phénomène physique dont il peut explorer les propriétés.

Entre 1980 et 1984, il acquiert le statut de professeur intervenant et exerce dans plusieurs écoles d'art comme la State University de New York (SUNY) à Buffalo ou le Bard College à Annandale-on-Hudson (Etat de New York) ; il multiplie les participations à différents jurys de bourses, festivals et conseils d'administration.

Il obtient en 1984 une bourse universitaire pour le Japon puis une résidence chez Sony, qui aboutissent en 1985 à la production de la bande URA ARU (The Backside Exists), sorte de palindrome visuel et acoustique de 28 minutes. Il réalise un premier travail narratif avec des acteurs dans la bande Why do Things Get in the Muddle (Come on Petunia), inspirée et par des textes littéraires (Alice au pays des merveilles et Au-delà du miroir, de Lewis Caroll) et par un ouvrage de théorie critique (Steps to an Ecology of Mind, de Gregory Bateson).

L'année 1985 marque le retour de Gary Hill sur la côte Ouest des Etats-Unis, à Seattle, où il établit le programme d'enseignement de la section vidéo du Cornish College of Art. Il continue ses travaux artistiques en dehors des frontières, réalisant en 1988 une installation intitulée DISTURBANCE (among the jars) pour le Centre Georges Pompidou à Paris.
Sa production de bandes vidéo s'espace peu à peu, jusqu'à la dernière, Solstice d'hiver (1990), pour laisser progressivement place à des installations, résultant d'une interaction plus complexe entre l'image vidéo, son support de diffusion et sa mise en espace.
La renommée internationale de Gary Hill se confirme dans les années 90 avec une succession d'expositions collectives (dont Passages de l'image en 1990 au Centre Georges Pompidou à Paris) et personnelles (en 1992 dans les Galeries contemporaines du Centre Georges Pompidou), de participations à des manifestations internationales (en 1992 à la documenta 9 de Cassel) et à des Biennales d'art (comme celle du Whitney Museum of American Art à laquelle il participe depuis 1981, ou celle de Lyon en 1995 et 1997).
En 1997, reprenant ses recherches initiées avec l'association Synergisme, il crée avec la danseuse et chorégraphe Meg Stuart la pièce Splayed Mind Out, une performance qui combine danse, vidéo, musique et littérature, dans laquelle il devient un acteur à part entière.
Tout au long de son parcours artistique, Gary Hill fait évoluer sa définition du créateur d'images : passant tour à tour du rôle de technicien féru de découvertes technologiques dans les années 70 à celui de linguiste du médium électronique au tournant des années 80, il devient metteur en scène d'images dans des installations, puis s'implique en tant qu'acteur, avec Splayed Mind Out, dans un espace de théâtre complètement assumé, la scène, où convergent plusieurs pratiques artistiques.
L'imagerie de synthèse, les sujets écologiques, et les énonciations politiques post-minimales sont des thèmes qu'il aborde et explore successivement dans ses oeuvres.

Travail

Gary Hill est un des artistes actuels majeurs de l'art vidéo, il est considéré comme l'un des principaux acteurs de l'Art des Nouveaux Media apparu dans les années 1970.
Ses oeuvres, où le corps est très présent, explorent le rapport entre le son, l'image vidéo ou numérique, et le langage écrit ou parlé, et mettent le spectateur au coeur de leur dispositif, lui faisant ainsi ressentir une expérience physique et mentale intense. L'artiste explore les rapports entre corps, image et langage. L'idée de traduction est dès lors prééminente et le langage considéré comme ''performatif''. Les oeuvres vidéo laissent peu à peu place à des installations, où interagissent l'image vidéo, son support de diffusion et sa mise en espace. Gary Hill refuse de se définir comme vidéaste et préfère se considérer comme un artiste explorant les spécificités de son médium privilégié, la bande vidéo, dans ses installations, en créant un nouvel espace d'interprétation de l'image pour le spectateur.
Son travail génère une philosophie sonore et un éclairage poétique en explorant les interactions entre le visuel et des éléments audio, souvent en conjonction avec le corps physique et de nombreux aspects de la ''physicalité.''
Avec une rigueur expérimentale et une précision conceptuelle, le travail de Hill parle de ce qu'il est: une nouvelle forme d'écriture.


Performances et collaborations

- Tale enclosure (1985)

Gary Hill avec George Quasha et Charles Stein.
Vidéo mono-bande (5' 30")accompagnée d'un texte de George Quasha qui "l'encadre". Ce dernier et Charles Stein improvisent de la poésie sonore et réalisent des mouvements de main rapides (nommés "Somamuda" par George Quasha). Cette section en temps réel est une sélection d'environ trois heures de multiples prises improvisées filmées par Gary Hill. L'enregistrement et le positionnement des "voix" ont été conçus afin de profiter du feed-back, de sorte que George Quasha et Charles Stein avaient toujours la possibilité de se voir sur les moniteurs.


- Disturbance (among the jars) (1988)


Gary Hill avec George Quasha.
Pour sept canaux vidéo synchronisés (moniteurs de 68 cm sortis de leur boîtier), son digital stéréo, éléments de sculpture et sept chaises.
Un passage éclairé faiblement conduit le regardeur dans une salle totalement blanche à la lumière extrêmement vive (plus de 10 000 watts, assez pour rendre la vue pénible à celui qui, au début, est confronté à ce changement d'intensité lumineuse). Une véranda légèrement surélevée, sur laquelle se trouvent sept chaises en bois, fait face à un piedestal peu élevé, de même hauteur, sur lequel sont alignés sept tubes cathodiques.
Disturbance est une adaptation en plusieurs langues de textes gnostiques provenant de la "bibliothèque" de Nag Hammadi découverte en 1945 en Egypte, textes qui ont été sélectionnés et soigneusement retravaillés en fonction de chaque performeur. Enterrés pendant des siècles, pour les sauver peut-être de la destruction par ce qui allait devenir l'Eglise orthodoxe, un grand nombre de ces textes ont été endommagés et ne sont conservés qu'à l'état de fragments. Au propre comme au figuré, ils ont été dans Disturbance reconstruits et déconstruits afin que leur pertinence, pour nous aujourd'hui ne soit pas figée. Le caractère fragmentaire et l'état matériel actuel des textes sont au centre du contenu et de la structure de l'installation, comme l'est la multiplicité de leurs voix et de leurs points de vue.


- The Madness of the Day (1993)


Gary Hill avec George Quasha, Charles Stein et Marine Hugonnier.
La performance faisait partie d'un colloque consacré à l'oeuvre de Maurice Blanchot et à celle de Gary Hill qui s'est tenu conjointement à une exposition de ce dernier à l'Oxford Museum of Modern Art, en octobre 1993. La salle où a e lieu la performance était en fait un "théatre médical". Un cadavre, éclairé par derrière, et joué par Gary Hill, avait été placé derrière un drap suspendu, à l'endroit précisément où, traditionnellement, le cadavre se trouve pour y être disséqué. Puisque le texte de Blanchot relate un incident médical et se déroule en partie dans un hôpital, la performance elle-même dépendait du lieu dans lequel elle était réalisée. Gary Hill lisait des fragments du livre tout en se servant d'une caméra vidéo que l'on pouvait voir sur les moniteurs installés en permanence dans cette salle de classe. La performance, quant au langage, était un commentaire du contexte universitaire, mais aussi, de façon plus complexe, de la relation entre l'université, la pratique et le discours médical.


- Site Cite (1993)

Gary Hill, George Quasha, Charles Stein et Joan Jonas.
Site Cite a été réalisée au Long Beach Museum of Art, le 3 décembre 1993, lors du vernissage de l'exposition de Gary Hill, ''Sites Recited.''
La performance a eu lieu dans le parc du musée, en début de soirée. Elle comprenait des textes en vue d'une improvisation et des pierres-objets, des tourne-à-gauche, des boules de cristal et autres, que les performeurs manipulaient comme dans un rituel. Les mots prononcés à l'envers étaient en majorité les noms des objets manipulés. L'enregistrement de cette performance par Gary Hill faisait partie intégrante de celle-ci. A la fin, la vidéo était montrée à l'envers sur un grand écran à l'extérieur, de sorte que les mots prononcés l'étaient désormais "à l'endroit", comme dans ''Why Do Things Get in a Muddle?''


- Splayed Mind Out (1997)

Gary Hill et Meg Stuart avec Christine de Smedt, Christelle Fillod, Wouter Krokaert, Heine Rosdal Avdal et Yukiko Shinozaki.
Splayed Mind Out a été entrepris lors d'une résidence de trois semaines au Kaaitheater de Bruxelles, où le travail en cours a été montré en avril 1997. Au début, la scène est plongée dans le noir et l'on entend des sons sortis d'un feed-back électronique et des syllabes prononcées de façon à peine audible. Un amoncellement de "corps" émerge lentement des ténèbres qui s'éclaircissent. La lumière s'établit lentement et l'on entend plusieurs voix: les paroles deviennent discours et chant. L'idée qu'une membrane sépare les médiums et le corps se répète de multiples façons.


- Two Ways at Once - Deux sens à la fois (1998)

Gary Hill, George Quasha et Charles Stein.
La performance a eu lieu conjointement avec l'exposition de Gary Hill au musée d'Art contemporain de Montréal. Elle consiste en images projetées sur les murs de l'auditorium, Gary Hill les sélectionnant et les jouant au cours d'une performance improvuisée qui use des matériaux provenant de son installation. Dans le même temps, George Quasha et Charles Stein se placent à différents endroits, sur le sol, au centre de la salle, improvisant de la poésie sonore à partir de textes.


- Spring from Undertime (Awakin Awaiting) (2000)

Gary Hill, George Quasha et Charles Stein avec Cathy Bourbonais, Anastasia Hill, James Kessler, Torben Ulrich, Nazneen Kateli D'souza.
Cette oeuvre consiste à deux performances réalisées par Gary Hill, George Quasha et Charles Stein, lors d'une résidence de deux semaines dans l'espace de performance expérimentale de Seattle, "On the Boards", à la fin février et au début mars 2000.
Tout au long de cette oeuvre étaient projetées des vidéos sur quatre écrans, deux au fond de la scène qui constituaient comme un livre, et deux autres qui étaient amovibles et que l'on a déplacés en diverses circonstances.


- Performing Paralinguay (2000)


Quelques oeuvres

- Processual vidéo, 1980
Bande vidéo en noir et blanc, son; 11:30.

- Médiations, 1986
Bande vidéo en couleurs, son.
Interaction entre la voix et la main de Gary Hill, cette dernière recouvre un haut-parleur(la voix) de grain de sable.

- Inasmuch As It Is Always Already Taking Place, 1990
Installation vidéo sonore composée de 16 écrans de télévisions de différents formats en noir et blanc.

- I Believe It Is An Image in Light of the Other, 1991-92
Installation vidéo composée de 7 tubes de télévisions modifiés pour la projection, livres (extraits du''Dernier homme'' de Maurice Blanchot et haut-parleur.

- Cut Pipe, 1992
Installation vidéo sonore, composée de 2 cylindres en aluminium, 2moniteurs vidéo en noir et blanc, 2 lentilles de projection et 3 haut-parleurs.

- Placing Sense <-> Sens Placé, 1995
Installation vidéo sonore, composée de 4 moniteurs vidéo en couleurs avec haut-parleurs, 2 amplificateurs et 1 synchroniseur sur roulettes, et câbles apparents.

- Namesake, 1999
Installation vidéo en couleurs, composée de 2projections vidéo face-à-face, 2 haut-parleurs, 1 synchroniseur et 1 équaliseur.

- Switchblade, 1998-1999
Installation vidéo sonore, composée d'un projecteur, 1moniteur vidéo en couleurs, système sonore et 2 hout-parleurs.


Expositions personnelles (sélection)

*1971
Polaris Gallery, Woodstock, New York (Etats-Unis)

*1973
Woodstock Artist' Association, Woodstock, New York (Etats-Unis)

*1974
South Houston Gallery, New York (Etats-Unis)

*1976
Anthology Film Archive, New York (Etats-Unis)

*1978
Rochester Memorial Art Gallery, Rochester (Etats-Unis)

*1979
The Kitchen Center for Music, Video and Dance, New York (Etats-Unis)
Everson Museum, Syracuse (Etats-Unis)
Meet the Makers : Gary Hill, Donnell Library, New York (Etats-Unis)

*1980
Media Study, Buffalo (Etats-Unis)
Video Viewpoints, The Museum of Modern Art, New York (Etats-Unis)
Image Dissector Screening Series, University of California, Los Angeles (Etats-Unis)

*1981
The Kitchen Center for Music, Video and Dance, New York (Etats-Unis)
And / Or Gallery, Seattle (Etats-Unis)
Anthology Film Archives, New York (Etats-Unis)

*1982
Galerie H at ORF, Steirischer Herbst, Graz (Autriche)
Long Beach Museum of Art, Long Beach (Etats-Unis)

*1983
International Cultural Center, Anvers (Belgique)
The American Center, Paris (France)
Whitney Museum of American Art, New York (Etats-Unis)
Montevideo, Amsterdam (Pays-Bas)

*1985
Scan Gallery, Tokyo (Japon)

*1986
Whitney Museum of American Art, New York (Etats-Unis)
Nexus Gallery, Philadelphie (Etats-Unis)

*1987
Museum of Contemporary Art, Los Angeles (Etats-Unis)
Los Angeles Contemporary Exhibitions (LACE), Los Angeles (Etats-Unis)
Cornish College of the Arts, Seattle (Etats-Unis)

*1988
Western Front, Vancouver (Etats-Unis)
Video Wochen, Bâle (Suisse)
Espace Lyonnais d'Art Contemporain (ELAC), Lyon (France)

*1989
Beursschouwburg, Bruxelles (Belgique)
Kijkhuis, La Haye (Pays-Bas)
Musée d'art moderne, Villeneuve d'Ascq (France)
Pacific Film Archives, San Francisco (Etats-Unis)

*1990
Video Galleriet, Huset Galleri, Glyptoteket, Copenhague (Danemark)
The Museum of Modern Art, New York (Etats-Unis)

*1991
Nykytaiteen Museo : The Museum of Contemporary Art, Helsinki (Finlande)

*1992
Watari Museum of Contemporary Art, Tokyo (Japon)
Le Creux de l'Enfer, Centre d'art contemporain, Thiers (France)
Gary Hill, Musée national d'art moderne, Centre Georges Pompidou, Paris (France) ; IVAM Centre Julio Gonzalez, Valence (Espagne) ; Stedelijk Museum, Amsterdam (Pays-Bas) ; Kunsthalle Wien, Vienne (Autriche).

*1993
Donald Young Gallery, Seattle (Etats-Unis)
Gary Hill : Sites Recited, Long Beach Museum of Art, Long Beach (Etats-Unis)
Gary Hill, Stedelijk Museum, Amsterdam (Pays-Bas)

*1994
Gary Hill, Hirshhorn Museum, Washington (Etats-Unis)
Gary Hill, Musée d'art contemporain, Lyon (France)
Gary Hill : Imagining the Brain Closer than the Eyes, Museum f¸r Gegenwartskunst, ÷ffentliche Kunstsammlung Basel, Bâle (Suisse)

*1995
Gary Hill, Guggenheim Museum (Soho), New York (Etats-Unis)

*1996
Gary Hill : Circular Breathing, Kunst- und Ausstellungshalle der Bundesrepublik Deutschland, Bonn (Allemagne)
Gary Hill : Withershins, Institute of Contemporary Art, University of Pennsylvania, Philadelphie (Etats-Unis)

*1997
Gary Hill : Midnight Crossing, Westfälischer Kunstverein, Munster (Allemagne)
Gary Hill, White Cube Gallery, Londres (Royaume-Uni)

*1998
Gary Hill, Donald Young Gallery, Seattle (Etats-Unis)
Gary Hill, Musée d'art contemporain de Montréal, Montréal (Canada)

Liens

*Encyclopédie Nouveaux Médias
*le site de Gary Hill