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ArtContemporainJaponais
le 11.11.2019 à 14:24:52
de SerenaClementi?

l'Art Contemporain Japonais


  • L’art contemporain comprend toutes œuvres créées après 1945, et se présente comme le successeur de l’art moderne (1850-1945).
  • Au Japon, le pop Art américain a joué un grand rôle dans l’histoire de l’art japonais et « est aujourd’hui perçu comme étant à l’origine de la quête artistique nippone de la recherche identitaire ».
  • « Le pop art est apparu aux États-Unis à la fin des années 50 et a connu son apogée dans les années soixante, ... Les américains vivaient à cette époque dans une opulence d'objets de consommation produits en masse. Les artistes de l'époque se sont alors appropriés les images de la publicité, du cinéma, de la bande dessinée et de la télévision sans avoir ... subit de transformation pour les présenter en tant qu'œuvre d'art. Les réactions ne se sont pas faites attendre. Les critiques étaient tout d'abord scandalisés de cette sublimation du quotidien que les artistes avaient réalisée mais le public a très vite été conquis. ». Par exemple, Andy Wahrol, et Roy Lichtenstein.



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« Diptyque Marilyn », A. WAHROL

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  • « We rose up slowly », R.LICHTENSTEIN







  • La politique de « l’ethnie unique » a crée un sentiment communautaire important chez les japonais, qui n’a pas perduré aujourd’hui avec la génération de « New Breeds » (« nouveaux nés »)qui cherchent encore leur place dans un pays où le karôshi (se tuer à la tâche) est la deuxième cause de mortalité. Ils se réfugient dans l’otaku (rejet de la société), est vivent reclus, de jeux vidéos d’animés (dessins animés japonais) et de mangas (bande dessinées nippones).
  • Petit à petit cet exotisme permet aux artistes nippons d’être mis en avant sur la scène internationale avec leur art doux, leur style infantile et candide.

  • Le mouvement féministe fait partie intégrante de l’art contemporain. Le mouvement est à son apogée dans les années 1960 et continu à avoir une large portée jusqu’à aujourd’hui. Cet art à part entière permet l’expression de la différence. Par ailleurs, les femmes artistes avaient du mal à entrer dans le métier, un autre signe des inégalités ambiantes. Toutes ces inégalités ont contribué à faire de l’art féministe un art politique et activiste « qui centre son attention sur le corps » (se liant ainsi à l’existence de l’art corporel).
  • Au Japon c’est à partir des années 1980 que « les femmes s’affirment davantage comme individus et comme actrices de la société. Leur salaire reste toujours inférieur à celui des hommes, mais elles sont plus nombreuses à percer dans la hiérarchie et à s’imposer. ». Cette révolution féminine est due à des artistes telles que Yanagi Miwa, Yoshida Kimiko, … qui transgressent les représentations féminines et se révoltent.




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« Elevator Girls », Yanagi MIWA, 1998

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« Self-portrait », Yoshida KIMIKO, 2010




  • Dans les œuvres contemporaines japonaises, les femmes sont sujets de tous les désirs. De nombreuses femmes semblent trouver leur bonheur dans un épanouissement artistique : « un domaine d’activité moins structuré socialement que l’entreprise », un lieu exaltant cette soif de liberté d’expression, rendant la femme japonaise maîtresse de son indépendance.

Histoire et tradition au Japon
  • Les shungas

  • Le sexe féminin est un sujet tabou mais qui tend à la libération, l’émancipation, tout cela de manière assez discrète. C’est une des raisons pour laquelle il est important d’en parler et que j’ai choisis ce sujet-ci.
  • De plus, un autre enjeu important à prendre en compte dans le cadre de la liberté d’expression au Japon, est que la loi, la justice, ont très souvent un avis sur la question de l’art. Pourtant, que peut bien reprocher une instance juridique à une œuvre d’art ? Le corps de la femme et plus généralement le corps a-t-il toujours éte perçu comme tabou ?
  • C’est justement en nous plongeant dans les anciennes traditions et l’histoire du Japon que l’on trouve des réponses à cette question. Il se trouve que durant l’épode Edo (1603-1867), le concept de la culture pornographique fait son apparition. Ce sont les shungas qui sont mis en avant, un art qui consiste en des gravures, dessins, plus qu’érotiquement explicites (dont voici quelques illustrations), destinés à l’époque aux habitants de la ville d’Edo dans laquelle les hommes sont proportionnellement majoritaires, et donc cherche a assouvir leurs pulsions sexuels. Un vrai marché de la pornographie voit le jour.




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  • Durant l’ère Meiji (1868-1912), les shungas deviennent des œuvres d’art, mais mise à part les romans et mangas dans lesquelles des évocations sexuelles sont autorisées, la photographie et la cinématographie elles sont strictement censurées et cela de plus belle après la Seconde Guerre Mondiale. Parallèlement, sous la pression des autres pays, en 1946, la nouvelle constitution japonaise mentionne l’égalité homme-femme.
  • Rétrospectivement, la nudité n’a pas été des plus stigmatisées : des « livres érotiques détaillant des actes sexuels sont en vente courante pendant toute l'époque d'Edo (1600-1868). Hommes et femmes se baignent couramment en public jusqu'à l'ère Meiji (1868-1912) ». C’est par la suite que cela le fut.
  • Néanmoins, une contradiction persiste : le marché de la pornographie prospère au Japon, tandis que l’art et ses représentations de nu se font taper sur les doigts. Il a un problème de discernement de la loi fasse à l’Art d’une manière générale.

  • Le Kanamara Matsuri

  • Malgré tout, il règne un tabou ambiant sur les représentations du sexe féminin, qui ne se traduit pas de la même manière pour le sexe masculin. Par exemple lors du Kanamara Matsuri, une fête annuelle traditionnelle japonaise, qui célèbre la fertilité depuis 1977 au sanctuaire de Kanayama, « autrefois fréquenté par les prostituées qui venaient pour être protégées contre les maladies vénériennes » par exemple. On peut traduire le nom de cette fête par « fête du pénis de fer ». Ainsi, le phallus prend une dimension rituelle et symbolique où il est vénéré et reproduit « en image, sucre d’orge, légumes sculptés, décorations ». Le phallus y est prôné, avec une parade de mikoshi (« temple mobile en bois promené par de nombreux porteurs »), sur lequel se trouve trois pénis : un en bois « le plus ancien » ; un en fer noir « en forme de bateau » ; et un rose « géant », « sans toit, porté par des hommes en vêtement féminin ».
  • Tous ces éléments trouvent leur source dans une légende selon laquelle un démon « aux dents tranchantes s'était caché dans le vagin d'une jeune fille, et qu'il avait castré successivement deux jeunes hommes pendant leur nuit de noces. » Pour contrer ce mal, un forgeron créa un pénis de fer « pour casser les dents du démon ». « L’objet devint une relique sainte. Le centre du sanctuaire est un atelier de forgeron avec enclume et feu de forge. ».




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Photos prises lors du Kanamara Matsuri 2019





  • Le problème que soulève cette fête n’est autre que le sexe masculin lui est célébré, sans tabou, représenté, choyé, intégrant ainsi la culture populaire, contrairement au sexe féminin qui lui est diabolisé voir moqué (déguisements, travestissement…), sujet à de nombreux tabous, suscite des sentiments de rejets alors que au final, ce n’est rien d’autre au même titre que le pénis d’un homme, une partie à part entière de notre anatomie.

  • Plusieurs moyens d’expression peuvent être utilisés, comme par exemple « l’expression esthétique » kawaii (« mignon ») pour dénoncer les idées préconçues selon lesquelles une femme est «fragile », « mignonne, douce »… C’est la volonté de la fin d’une conception faussée de la femme objet ou enfant. Megumi Igarashi fait partie des représentantes de cet art, par l’utilisation de l’esthétisme du kawaii dans les plastiques, dans des couleurs et les formes exagérées pour représenter la frustration chez la femme japonaise.
  • Comme c’est par exemple le cas pour les œuvres de Junko MIZUNO « illustratrice et mangaka » japonaise. Elle se sert de ce style reconnu qu’est le « kawaii » tout en le décalant totalement avec un côté exubérant. Elle met en fait en lumière le fait que rien n’est noir ou blanc mais que tout est plutôt un mélange de nuances de gris. Voici quelques-unes de ses œuvres :





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Pregnancy, Junko MIZUNO 2007

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Bleeding Hard, Junko MIZUNO 2010





  • Le manga fait également partie intégrante de l’art japonais toléré. Ce moyen d’expression est fructifiant pour l’économie japonaise, ce qui peut être considéré comme une raison de son acceptation ?



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