Un total de 2 pages ont été trouvées avec le mot clé performance. logo rss
HarshNoise
le 07.05.2015 à 00:00:11
de VincentLeCadre?

Harshnoise

image 562351_607875549241722_927947048_n.jpg (86.1kB)


Le mot « Harshnoise » se compose des mots anglais « harsh » (qui veut dire dur, cassant, sévère...) et « noise » (le bruit), c'est donc un bruit qui se veut encore plus violent que le bruit lui-même.

Définition Générale

La harshnoise est un sous-genre musical qui se voit comme l’héritier de la musique bruitiste des années 20, décrite par Luigi Russolo dans son manifeste L'Art des Bruits publié en 1913. La harshnoise est une réinterprétation moderne du mouvement bruitiste. Russolo prônait l'utilisation des bruits de l'environnement de son temps (machines, industries...), la harshnoise suit le même chemin mais utilise ce qui a été inventé depuis lors : l'électronique, les nouvelles technologies, les nouveaux instruments, afin d'ouvrir son champ sonore plus loin encore que Russolo et ses comparses.
Il suit un chemin parallèle aux mouvements industriels, dans sa recherche innovante de nouvelles sonorités, et la prise d’importance du bruit.
La Harsh Noise en général est le pan le plus extrême de la musique bruitiste (la noise), comportant des bruits particulièrement saturés. La Harsh Noise se veut aussi comme une épreuve, un défi lancé au spectateur. La démarcation de la harsh noise d'avec les autres styles de musique expérimentale (comme l'électroacoustique ou le drone par exemple) vient de la saturation extrême, qui donne un son carrément violent, à la limite de l’audible . Il n'y a généralement pas de partie rythmique discernable, de même qu'il n'y a pas réellement de structure pré-établie.
Au niveau des instruments le « performer » peut utiliser à peu près tout ce qui fait du bruit, autant des instruments dits « classiques » (basse, guitare, percussion...) que des pédales d’effets, des machines, des thérémines, et toutes sortes d’objets (caddies, marteau piqueurs, marteau...et bien d'autres).

url.jpg?

La scène pionnière du mouvement : le Japon

De toutes les scènes Harsh Noise, celle du Japon passe pour être la scène mère du mouvement, ayant même donné son nom au sous-genre qu'elle représente : la Japanoise. Elle a rayonné à partir des années 90 partout dans le monde, portée par des groupes fondateurs tels que Hanatarash, Hijokaidan et Incapacitants

"https://www.youtube.com/watch?v=YpSVvVXVySw"

Pour Hiroshige, le frontman/leader de Hijokaidan, la noise est comme du free jazz où le bruit devient musique. Il a tourné en dehors du Japon, sur la plupart des continent. Il différencie ses fans qui ont écouté Hijokaidan chez eux et ceux qui ont assisté aux performances, les live ont une importance toute particulière dans ce sous genre musical, l’improvisation et la présence scénique y prennent une place cruciale, les lives ne se ressemblent pas et sont d’une richesse inégalée. Les performers peuvent se rouler à terre , vomir, ou même uriner, projeter de la nourriture et des projectiles en tout genre (d'ailleurs ont été retrouvées des factures destinées à Hanatarash après qu’ils aient cassé la scène, de lourds dégâts ont été causés et la plupart des salles refusaient de les laisser jouer). A noter que certains groupes sont aussi complètement figés. On remarque donc un lien fort entre performance sonore et performance scénique.

La scène française

On retrouve cependant de la harshnoise partout dans le monde, et en France notamment. La scène française est représentée par des formations comme Vomir, Ecoute la Merde ou encore Clougnioule. Bien sur, en tant que mouvement underground et généralement mal accepté par les médias de masse, la scène française reste discrète pour le commun des mortels, avec assez peu de lieux de représentations et de publicité, mais qui existent tout de même.
Près de Montpellier, outre Vomir qui est un pionnier du mouvement harshnoise en France (le leader a d'ailleurs publié un Manifeste du Mur Bruitiste ), on retrouve le duo explosif F.A.S.P.

"https://www.youtube.com/watch?v=d_LLBFRx7bI"

Les sous-genres

De plus il y'a des subdivisions au sein même du genre, donc des sous-genres qui ont émergé au fil du temps. Déjà des sous-genres d'origine géographique, et même si cela n'influe pas clairement sur le son, il y'a tout de même une patte reconnaissable, tels la japanoise, la coreanoise, etc... Comme sous-genres, on retrouve aussi le « cut up », qui est de la harshnoise réalisée de manière épileptique, avec des cassures hyper rapide, et aussi on trouve la Harsh Noise Wall (abrégée en HNW) : inventée et popularisée par Vomir (qui est de Montpellier), elle se définit comme un mur sonore indestructible, c'est de la harshnoise statique, il y'a un bruit continu et très peu de variations. D'ailleurs le groupe Vomir a rédigé un Manifeste du Mur Bruitiste, où il explique sa démarche.

L'influence de la harshnoise dans le paysage « musical »

La harshnoise a eu une influence à la fois notable mais difficilement discernable sur certains autres style de musique. Il y'a tout de même eu apparition de genres hybrides : l'exemple le plus parlant est le goregrind-harshnoise (appelé gorenoise ou noisegrind). Ce style mélange les instruments et les structures classiques de la musique grindcore (sous-genre extrême à la croisée du metal et du punk hardcore) et couple ceci à un son volontairement « noisy », ce qui noie l'ensemble dans une violence difficilement supportable. Le représentant le plus emblématique de ce sous-genre reste Last Days Of Humanity, accompagné d'autres formations importantes comme Urine Festival ou encore Biocyst...

"https://www.youtube.com/watch?v=QBP8imm03Mo"

La harshnoise est-elle musique ?

On peut rapprocher la harshnoise de la musique, dans la mesure ou elle en suit les fonctionnements classiques : ainsi on parle de groupes, ou de formations, qui délivrent des performances, autant dans des concerts (donc des tournées) que sur support physique (avec une préférence pour la réalisation de cassettes, qui suivent le fonctionnement album/démo/single). Ces groupes sont produits par des labels indépendants et généralement très spécialisés (Zombi Attack Records, Décimation Sociale Production...). Il existe même des festivals accueillant des formations harshnoise, on peut penser notamment au « HNW Fest » de Montreuil, au « Bruitisme » à Nancy, au « Zasavje Noisefest » en Slovénie...
Ce microcosme permet aux artistes d’interagir souvent entre eux, généralement l'éthique de non-profit est suivi par tous, et l'échange de cassette est fortement pratiqué, à l'instar des scènes punk et des styles les plus underground du rock et du metal. Mais légitimer la harshnoise en la faisant coller aux conceptions populaires que l’on se fait de la « musique » serait premièrement rabaissant (cette discipline peut très bien s’apprécier sans qu’on ait besoin d’y chercher des parallèles systématique avec des domaines préexistants admis du grand public) et demeurerait également un désaccord idéologique avec de nombreux groupes et protagonistes de la scène harshnoise, qui déclareront volontiers composer du bruit, mais pas de la musique. Il ne peut y avoir une définition claire de ce style, ce serait beaucoup s’avancer.

"https://www.youtube.com/watch?v=L7p_C9OlN40"
MargauxMonin
le 20.10.2013 à 18:26:55
Sommaire de mon Artwiki:
-Sortie du 14 septembre 2013
-Kraftwerk
-Fiche de lecture
-Biographie Joseph Beuys
-sortie du 10 octobre 2013


  • Performance

    (performance du 14.09.2013)


  • La femme en sous-vêtements




Marguerite Bobey
photo_14.jpg?photo_16.jpg?

























Elle était jeune, portait des dessous noirs, s'exposait, les yeux rivés non pas sur ses spectateurs, mais dans le vide le plus complet ; devant les vitrines d'un magasin low-cost de lingerie.

Les pieds légèrement élevés, avec moins de grâces dans la position de ses mains que ces mannequins à la plastique irréprochable en second plan.
Un homme est venu s'immiscer dans la performance de la jeune femme, et a poussé à côté de la performeuse une femme aux courbes pratiquement identique à celle de la connue Barbie, peroxydée, maquillée à outrance, vêtue de lingerie fine.

Cette performance artistique semblait dénoncer la société de consommation dans laquelle on vit :
- La publicité véhiculant une image toujours plus provocante de la femme, nous imposant un modèle quasi-unique de canon de beauté, en représentant des clichés retouchés de femmes toujours plus grandes, plus jeunes, plus minces... Entraînant un sentiment constant d'insatisfaction qui nous pousse encore à la consommation.

Un spectacle tape à l'œil et bien pensé.






  • KRAFTWERK



http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=Ve5sXX_2LU0#t=79
http://www.youtube.com/watch?v=KQ_grfKZGtY

kraftwerk.jpeg?


Kraftwerk, c'est d'abord une rencontre entre deux jeunes hommes Allemands en 1968 :
Florian Schneider-Esleben et Ralf Hütter, au conservatoire de Düsseldorf.
Le premier joue de la flûte et du violon, le second du piano et de l'orgue.

Leurs goûts indéniables pour la musique expérimentale électronique donneront naissance à un groupe :
-Kraftwerk.
Leur premier concert aura lieu en 1970, mais n'aura pas encore l'accroche pop et la structure de la dynamique rythmique que connaîtront leurs albums suivants.

Ils sont les précurseurs de la musique électronique :
-Ils ont su combiner basse, rythmique électro à une harmonie et une mélodie répétitive faite à partir de synthétiseurs, de vocodeurs et de chants minimalistes.
La sonorité révolutionnaire du groupe a eu un impact durable sur pratiquement tous les genres de la musique populaire contemporaine, sur la musique new-wave des années 80, et l'art en général.

C est en 1975, lors de leurs concerts pour l'album Autobahn ( quatrième album) qu'ils emporteront un succès mondial.
Florian Schneider-Esleben et Ralf Hütter seront rejoints de manière plus définitive à cette période (après le va-et-vient d'une douzaine de musiciens pendant 4/5 ans) par les percussionnistes Wolfgang Flür et Karl Bartos et formeront ainsi un quatuor inégalable.
David Bowie, à la sortie de l'album Autobahn (autoroute, en Allemand) en 1974, en fera l'éloge, criant à qui veut bien l'entendre qu'il était fan de Kraftwerk, faisant tourner en boucle l'album en question au fond de sa luxueuse Mercedes. Autobahn lui redonnera l'inspiration qu'il avait perdue.

Kraftwerk ce n'est pas que de la musique, c'est aussi de véritables performances :
-Concerts de projections en 3D, robots, lumières, détournements d'images, de logos...
Ce qui donne au groupe un cachet unique.

En bref, ils sont des poètes intemporels, inapprochables, refusant le "star-system" et influencent toujours de leurs divers talents la scène actuelle.





  • FICHE DE LECTURE


  • L'ART CONTEMPORAIN
  • par Christophe Domino



Christophe Domino, né en 1958 à Coutances est un historien, critique et théoricien d'art Français, commissaire d'exposition, auteur, chercher et enseignant.

Ce livre s'articule autour du musée national d'art moderne (MNAM) au centre Pompidou, qui est une institution de première importance, et pas seulement à l'échelle national.
Il contient deux musée en un.

*L'art contemporain, centre Pompidou, édition scala, 1994.
Le contemporain est de nature à toujours être en train de s'échapper, ce serait perdue d'avance que de croire que je peux le résumer dans cette fiche de lecture. Car chaque oeuvre tient son propre monde, figé, sensible et changeant.

L'on y trouve de l'art cinétique, art de la performance, de la mise en scène, dispositif qui se révèlent que lorsque le spectateur se déplace.

L'art contemporain repose sur la mise en scène de l'oeuvre, l'artiste donne une partie visible de son travail mais laisse l'ombre sur la recherche, la mise en forme, la réalisation...

Sommaire

L'Art et le musée

Introduction à L'art contemporain

La peinture encore et toujours
  • Viallat, Bâche kaki
  • Kelly, Dark blue pannel
  • Richter, Chinon

Mettre en oeuvre sa propre vie
  • Beuys, Plight
  • On Karawa, Date Painting

L'art contre l'ordre établi
  • Buren, Les couleurs: sculptures

Inventer la nature
  • Penone, Soffio 6
  • Long, Cornwall slate cicle

Le manège des objets
  • Baquié, Autrefois, il prenait le train
    • pour travestir son inquiétude en lassitude
  • Tinguely, L'Enfer, un petit début

Des moyens toujours nouveaux
  • Viola, Passage

Analyse guidée
  • Raynaud, Container Zéro

Lexique


Outre l'attrait explicatif, ce livre nous donne l'occasion de découvrir parmi plusieurs 12 artistes contemporains:

*Claude Viallat, né à Nîmes en 1936, peintre contemporain Français.

*Ellsworth Kelly, né en 1923 dans l 'état de New York, est un peintre et sculpteur abstrait dont l'oeuvre peut être apparenté au courant du minimalisme.

*Gerhard Richter, peintre allemand, né en 1932 en République démocratique Allemande. Richter juxtapose ses différents modes de peinture gestuelle, monochromes...

*Joseph Beuys, sculpteur allemand, né à Krefeld en 1921, et mort à Dusseldorf en 1986.
Il travaille avec beaucoup d,artistes, dont les figures du Fluxus, Nam June Paik et Maciunas.

*On Kawara, artiste Japonais de naissance, né en 1932 à Kariya. Autodidacte, il est d'abord peintre jusqu'à son abandon de la peinture pour un travail d'ordre conceptuel.

*Daniel Buren, artiste Français, né à Boulogne-Billancourt en 1938. Il vit et travaille à Paris et sur les lieux d'intervention. Son travail consiste aussi bien à produire des "objets" visuels qu'à prendre des photographies, écrire, donner des conférences, des séminaires, des cours, à faire des films...

*Giusseppe Penone, sculpteur italien né à Garessio en 1947. Son oeuvre est marquée par les années d'enfance passés à la campagne. C'est là qu'il retourne pour faire ses premières interventions dans la nature, décisives pour le reste de son oeuvre. Il travaille à partir des marques de son corps dans des formes naturelles et des formes sculptées.

*Richard Long, sculpteur britannique, né en 1945 à Bristiol.

*Richard Baquié, sculpteur Français, né en 1952 à Marseille, il fait plusieurs métiers, soudeur, camionneurs, avant de suivre des cours aux beaux arts de Marseille.

*Jean Tinguely, né le 22 mai 1925 à Fribourg et mort le 30 août 1991, est un artiste plasticien Suisse.





Enseigner et apprendre, arts vivants, "JosephBeuys"? Teaching and learning as performing arts, "JosephBeuys"

Les maîtres du désordre, "JosephBeuys"?

Performance, l'art en action, "JosephBeuys"

Un art contextuel, "JosephBeuys"


JOSEPH BEUYS



BeuysFeldmanGallery.jpg?




Joseph Beuys est un artiste allemand, personnage ne quittant jamais son chapeau, né le 12 mai 1921 à Krefeld et mort le 23 janvier 1986 à Düsseldorf.
  • il a produit un nombre de dessins, de sculptures, de performances, fluxus, happening de vidéos, d'installations et de théories, dans un ensemble artistique très engagé politiquement.
En 1941, il débute son service militaire dans la Luftwaffe jusqu'en 1945;
puis en 1942, Joseph Beuys est envoyé sur le front russe dans une unité de bombardier où il y sera blessé grièvement au dessus de la Crimée en 1943 et recueilli par des nomades tatares qui pour le soigner, l'immobilisent dans la graisse et le feutre.
Cet épisode biographique tient autant de l'anecdote que du mythe: il va en tout cas lui dicter les principes de son oeuvre et le choix de ses matériaux (la tragédie de la Seconde Guerre mondiale est un thème récurrent de ses travaux).

En 1946, il devient sculpteur et fait partie d'une association d'artiste locaux, il y rencontrera les frères Van der Grinten.
En 1947, il étudie à la Kunstakademie de Düsseldorf jusqu'à 1951 et commence à travailler pour des commandes privées. La première est un monument au DR Fritz Niehaus, qui sera installée au cimetière du Büderich, en Allemagne.
Cette même année de 1951, les frères Van der Grinten commencent leur collection en achetant un dessin et une gravure sur bois, pour 20 marks la pièce.
Grâce aux frères, Beuys organise sa première exposition personnelle dans leur ferme à Kranenburg.
A partir de 1953, l'artiste traverse une grande période de dépression qui durera 2 anspour cause, sa compagne met fin à leurs fiançailles.
En 1959, il épousera Eva Wurmbach.

Beuys s'investit dans tous les domaines, Artiste, penseur qui fit de ses œuvres un projet de vie , professeur de sculpture monumentale à l’académie des Beaux-Arts de Düsseldorf de 1961 et 1972.
De 1962 à 1964, il se rapproche du mouvement Fluxus.
Puis en 1963, il présente sa première oeuvre importante, Symphonie sibérienne.
La même année, il présente sa première oeuvre où il utilise de la graisse, coffre de graisse.

Il est également fondateur d'associations, de groupes politiques: fondateur du parti Etudiant allemand en 1967.
En 1968, Beuys a participé au mouvement Fluxus, qui doit son nom à la phrase d'Héraclite " Toute l'existence passe par le flux de la création et de la destruction ". Pour Beuys comme pour les protagonistes de ce mouvement, l'art c'est la vie. L'acte, l'art en action est plus important que l'oeuvre d'art .
En 1970 fonde l'Organisation des non-électeurs,
Il se présentera aux élections en 1979, dans le parti écologistes, des "Verts" au Parlement Européen.
En somme l'artiste et l'homme ne font qu'un.

Ses sculptures, ses "installations" comme Plight, ses "actions" ou "happening" relèvent dirait-on de l'anti-art.
Joseph Beuys préfère parler d'un "art élargi" fait d'engagement de chacun dans la vie en communauté.




Joseph Beuys Infiltration homogène pour piano à queue (1966)+ La Peau (1984 mnam)

infiltration.jpg?

infiltration homogène pour un piano à queue (1966)
Piano à queue entièrement recouvert de feutre gris, croix rouge en tissu 100/152/240 cm
Infiltration homogène... est apparu pendant une "action" de Beuys, en 1966. Il a été conçu, explique Beuys "pour encourager la discussion, et en aucun cas comme produit esthétique".

exposé à côté La peau (1984)
Ce manteau habillait le piano de Infiltration homogène.
Les mains des visiteurs ayant usé l'oeuvre, elle fut restaurée, et Beuys fit accrocher sa dépouille.

Ces deux œuvres sont en relation directes, avec son anecdotes citée plus haut.




Beuys consacre son art à transcrire les énergies matérielles et spirituelles, à mettre en lumière la relation que l'homme entretient avec elles et, au bout du compte, la conscience qu'il a des choses et de lui-même.
Pour cela, il va emprunter des voies à l'écart des pratiques artistiques reconnues.

MIEL, CUIVRE, GRAISSE, ET MARGARINE

Les matériaux et les formes que Beuys utilise doivent trouver leur origine dans la vie vécue, leur signification est dans leurs qualités concrètes, autant de physique et de symboliques.
Ainsi s'il choisit le cuivre, c'est parce qu'il est le conducteur de chaleur et d'électricité,
le feutre, parce qu'il isole, le miel, la margarine ou la graisse, parce que ce sont des matériaux riches d'origine naturelle, nutritifs et aux qualités plastiques. Matières issues de la vie, elles sont en plus parfaitement malléables dans les mains du sculpteur et peuvent même se tranformer avec la chaleur ambiante.

plight.jpg?

Installation: deux salles en enfilade, presque vides. Contre les murs, des colonnes de feutre gris. Sur le plancher, seul, solennel, noir et brillant: un piano, muet. Dessus, un tableau noir et un thermomètre...

Dans la salle l'air est étouffant, le son amorti, la lumière froide.
Une odeur de poussière et d'abandon imprègne le tissu et le lieu. L'ambiance est faite pour faire réagir le spectateur.

Chaleur: voilà la clé du Plight. Chaleur ambiante ou chaleur intérieur, le thermomètre la symbolise. Beuys ici, traite la chaleur comme un véritable matériau, pour lui la chaleur est le principe essentiel de la vie, une énergie formidable et naturelle, capable de transformer la matière.
L'électricité, le pensée, toutes formes d'énergies agissent sur le monde, dès lors tout devient échange de sensations physique et psychique entre l'installation et le spectateur.


Beuys expose des objets déconcertants, des formes modelées, taillées, des matériaux sans forme.
Aucun souci d'élégance chez l'artiste, seulement une attention à la force des choses.


Chaise de graisse (1964)

chaise.jpg?

Chaise de cuisine, graisse, fil de fer. Hessisches Landesmuseum Darmstadt.
La graisse occupe la place du corps assis, pour Beuys, elle est à la fois invitation et interdiction.




Beuys réalise Bog Action, en 1971 une de ses premières actions écologiques, il s'aventure avec son légendaire chapeau dans les marécages pour protester contre l'assèchement du Zuider Zee.


beuys_wood.jpg?




beuys_coyote_2.jpg?


Joseph Beuys débute cette action alors qu’une exposition est annoncée à New York, en mai 1974, dans la galerie René Block.
Une ambulance se présente au domicile de l’artiste à Düsseldorf, en Allemagne.
Il est alors pris en charge sur une civière, emmitouflé dans une couverture de feutre. Il va alors accomplir un voyage en avion à destination des États-Unis, toujours isolé dans son étoffe. À son arrivée à l’aéroport Kennedy de New York, une autre ambulance l’attend. Surmontée d'un gyrophare et escortée par les autorités américaines, elle le transporte jusqu’au lieu d’exposition. De cette façon, Beuys ne foulera jamais le sol américain à part celui de la galerie : il avait en effet refusé de poser le pied aux Etats-Unis tant que durerait la guerre du Viet-Nam.

Il coexiste ensuite pendant trois jours avec un coyote sauvage, capturé dans le désert du Texas, qui attend derrière un grillage. Avec lui, Beuys joue de sa canne, de son triangle et de sa lampe torche. Il porte son habituel chapeau de feutre et se recouvre d’étoffes, elles aussi en feutre, que le coyote s’amuse à déchirer. Chaque jour, des exemplaires du Wall Street Journal, sur lesquels le coyote urine, sont livrés dans la cage. Filmés et observés par les visiteurs derrière un grillage, l’homme et l’animal partageront ensemble le feutre, la paille et le territoire de la galerie avant que l’artiste ne reparte comme il était venu.

Sources: http://www.husgallery.com/19-dates-BEUYS_Joseph.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_Beuys#La_sculpture_sociale
http://stephan.barron.free.fr/1/dupuy_sarah/pages/chronologie.html
Livre: Art contemporain par Christophe Domino, édition Scala




Sortie du 10 octobre 2013


FRAC: Alain Bublex, "une nuit sans sommeil", a pour particularité de produire des œuvres essentiellement articulée autour de deux thématiques:
les moyens de transport et l'architecture.

Cette exposition fut organisée pour commémorer les trente ans des FRACS.
Alain Bublex a monté cette exposition lui-même, et a décidé de nous faire découvrir chaque recoins progressivement:
en entrant l'on découvre seulement la partie gauche grâce à des cloisons qui représentaient une partie architecturale en décidant de dissimuler le reste.

BOB JOB (2000-2012):
Prototype de motos exposé tout au long du mur droit, pour l'anecdote, la véritable moto lui appartient, il l'avait acheté en 1969.

Bublex travaille essentiellement sur son ordinateur pour imaginer des transformations qui n'aboutiront jamais, selon son choix.

PLUG IN CITY 2000:
"Photo" complètement créée de toute pièce par Bublex, représentant la Tour Effeil étant visitée par les fameux blocs chambres, pour un nouveau système de logement étudiant cool et pas cher.

Puis il y a une photographie prise par Bublex d'entrepôts, où il a simplement photoshopé ses blocs en plein milieu de celui-ci, en les faisant porter par les hélicoptères de l'armée américaine, ainsi l'armée américaine amènerait le vie et non plus, la mort.


Eglise Saint-Anne:

L'artiste Chiharu Shiota nous a offert un spectacle digne de ce nom:
Une réalisation de tissage époustouflante de fils noirs qui prenaient en otage tout l'établissement, du plafond au sol et qui emprisonnaient quatre robes blanches. Cette oeuvre est véritablement, à mes yeux touchante, prenante, époustouflante, elle ne peut en aucun cas laisser indifférent.


La Panacée:

Les artistes ont mis en scène, ont créé une conversation et lui ont donné de nouveaux lieux.
Véritable paysage sonore, il y a trois plans sonores. L'artiste a installé des hauts parleurs un peu partout dans l'espace afin d'amplifier le son, et créer ainsi un effet d'écho lorsque quelqu'un s'aventure près du micro.

Le transmetteur polyphonique de rêve (2002) coup de coeur
On entend ici, plusieurs personnes, les unes après les autres, parler d'histoire, on les entend comme si ce n'était qu'un songe.
Tout repose pour que l'oeuvre existe, qu'il y ait des oreilles de passage et des volontaires, pour qu'elle en dégage leur rêve.


Exposition Bernard Plossu,
Bernard Plossu, né le 26 février 1945 à Đà Lạt, au sud du Viêt Nam, est un photographe français. La plus grande partie de son travail est constituée de reportages de voyages.
Il y avait donc à cette exposition photographique, des photos venant de tous les coins de la planète, des voyages touchants, magnifiques, qui m'ont transporté à mille lieux de Montpellier

paris_1956_3.jpg?
Filtrer :