Machine Soul, une histoire de la techno

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  • Machine Soul (« l’âme des machines ») de Jon Savage est un essai tout d’abord publié dans le journal new-yorkais The Village Voice puis publié dans les éditions Allia. Cet article retrace toute l’avancée de la musique électronique, ou plus communément appelée « Techno » tout en révélant un contexte socioculturel des pays qui on assisté à sa naissance : Franc, Angleterre, Allemagne, Belgique et États-Unis. C’est cependant un texte bref, se basant majoritairement sur l’aspect US de cette musique et retraçant donc une petite histoire de ce mouvement culturel devenu aujourd’hui très populaire.
Apparut dans les années 70 la techno, est en réalité l’aboutissement d’une véritable pensée conceptuelle : elle vise une harmonie entre l’homme et la machine, l’état de transe créé par la répétition des boucles sonores, une projection dans le futur.
Cet essai parcourt l’histoire de cette musique, en partant des premiers DJ à l’instar de Juan Atkins (USA), Orbital (Angleterre), ou encore Kraftwerk (Allemagne), jusqu’à la popularisation de la techno et l’arrivée des autodidactes et de la musique underground.
Pour John Savage, la techno est avant tout une performance au sens artistique.

  • John Savage nous démontre que la techno est une musique qui est connue d’à peu près tout le monde, qu’elle soit appréciée ou non — beaucoup de personnes iront d’ailleurs jusqu’à dire que ce n’est qu’une suite de bruits, inutile et incompréhensible. Notre auteur, lui, essaie de dépasser ces idées reçues et tente de remonter aux prémices de la naissance de ces nouvelles sonorités.

  • Nous apprenons que ce fut tout d’abord en Angleterre, en Allemagne mais également en Belgique que ces précurseurs s’exporteront et où quelques jeunes personnes tenteront la conception de ces sons inhabituels.
L’auteur nous fait remarquer que les groupes émergents vivent principalement dans des cités industrielles, pour la simple et bonne raison que ce nouveau mouvement techno se base sur des sonorités issues de machines. Le bruit ambiant assourdissant et répétitif est, en effet, une idéale source d’inspiration.
C’est lorsque la drogue (principalement de l’ecstasy et amphétamines) fait son apparition dans ce milieu, que ce mouvement s’attirera les foudres de certaines critiques. Mais l’auteur aime à souligner que les vrais amateurs et créateurs de musique techno ne font pas partie intégrante de cette minorité droguée et apprécient seulement les sons pour ce qu’ils sont et ce qu’ils leur apportent.

  • On y retrouve des questions fondamentales sur ce mouvement telle que la place de la femme dans un milieu encore aujourd’hui majoritairement masculin, ou encore la question du piratage qui est de plus en plus problématique car prenant de plus en plus de place dans la vie des internautes.

Cette œuvre qui reste tout de même très elliptique n’en reste finalement pas moins très complète, avec, en plus de l’histoire de la musique, une analyse à la fois concise et intéressante. On y retrouve également une analyse sociologique, ainsi que certains titres emblématiques du genre.