Identitade

De Cris Bierrenbach (2003)

Commentaire de Thomas :
Identidade nous présente un visage, celui d'une jeune femme plus précisément. Et cette jeune femme va s'occuper de ce visage. Dans un premier temps elle se maquille, puis se recoiffe, puis se coupe les cheveux, puis fini par se raser la tête et enfin se démaquille.
Le cadrage assez particulier en portrait ainsi que l'absence de musique nous signale que l'important sera dans l'image, Le premier en reproduisant un miroir et l'absence du second nous coupant de tout ce qui pourrait nous détourner de l'image.

Cette œuvre nous communique trois idées : Deux bases et une conséquence. En premier lieux il y a l'habitude, représentée par l'accélération de l'image qui ne se ralentit que lors des opérations de précisions. Ces gestes sont tellement encré dans la mémoire corporelle qu'ils sont exécutés sans vraiment de réflexion, avec une rapidité et une précision robotique. Ensuite, viens La futilité. Sa maquiller, se démaquiller, se coiffer, se couper les cheveux, remettre une perruque. Aucune des actions que la jeune femme pratique sur son visage ne semble être vraiment importante.
Et enfin, du mélange de l'habitude et de la futilité viens l’aliénation à sa propre apparence. On passe du temps à prendre soin de notre image afin de renvoyer une bonne image aux autres, et on fini par ne plus vraiment faire attention a ce a quoi on ressemble. En somme, on modifie son apparence de la même façons que l'on met un masque, et on fini par oublier ce qu'il y a sous ce masque.

Ici, Cris Bierrenbach ne fait que pousser ce processus jusqu'à un point absurde afin de le rendre visible.