Article nécessitant des illustrations. 08/03/2016

Jean-Louis Boissier


Biographie


Né en 1945 à Loriol-sur-Drôme Jean-Louis Boissier a étudié à Lyon et à Grenoble les mathématiques et la physique. A l’issue de ses études il s’intéresse a différents domaines comme le "design graphique", la photographie, le cinéma expérimental et l'installation d’art. Il participa dès l’année 1969 à la création du département des arts plastiques de l’Université Paris 8 à Vincennes, sous la direction de Frank Popper avec qui il avait travaillé en 1968. Dans les années 70 et 80 il étudie l’histoire et l‘esthétique des arts traditionnels et modernes chinois, dont il se servira tout au long de son parcours.Il écrira une thèse de 3e cycle en esthétique à l’Université Paris 8 sur « La question de l’héritage dans les arts plastiques de la Chine contemporaine ». Il organise, entre 1973 et 1989, de nombreuses expositions sur l’art chinois. Dans le début des années 80 en tant qu’artiste chercheur et organisateur d’expositions (internationales) il devient l’un des pionniers dans le monde de l’interactivité dans l’art.
En 1983, il est à nouveau l’assistant de Frank Popper pour Electra, l’électricité et l’électronique dans l’art au XXe siècle, au Musée d’art moderne de la Ville de Paris.
Puis en 1984-85, il participe au Centre Georges Pompidou à la conception de l’exposition Les ''Immatériaux'', sous la direction de Jean-François Lyotard.
De 1986 à 1991, il participe à la création de la revue ''La recherche photographique'' en tant que rédacteur et directeur artistique.
Il fonda notamment en 1990 le "Laboratoire Esthétique de l’interactivité" au sein de l'Université Paris 8. Il y développa une série de vidéodisques ayant comme sujet les images digitales. Il dirigea également une série de recherches artistiques basées sur l’expérimentation de la création de figures et d’instruments interactifs et virtuels.
Il collabore ainsi avec le Centre Georges Pompidou pour l’exposition "Passages de l’image" en 1990, ainsi que pour la création de ''la Revue virtuelle'' dont il est, depuis, l’un des commissaires.
En 1990, il fonde ''la biennale Artifices'' dont il est depuis le directeur artistique.
En 1994 il soutient son doctorat qui s'intéresse aux « Éléments d’une esthétique de la saisie ». Il y fait le point sur les expériences artistiques qu’il a entreprises au début des années 80 et qui portent sur les installations interactives, le vidéodisque et le CD-ROM dans l’art contemporain.
Il est actuellement professeur des universités en arts, directeur de recherche, en charge du laboratoire Esthétique de l’interactivité, responsable du 3e cycle Arts plastiques à l’Université Paris 8.
Il est également professeur invité à l'École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs à Paris.
Il est commissaire d’expositions ayant trait aux arts des nouveaux médias et auteur d’installations et de programmes vidéo-interactifs. Ses principaux articles sur l’interactivité en art ont été publiés dans La Relation comme forme, ''Mamco-Genève/Presses du réel'', 2004 puis 2009.

Travaux (Sélection)
''images et illustrations présentes dans les titres des articles.''

Vidéodisques



Installations

1989 [ Album sans fin], installation numérique


1992 ''Globus oculi''


Le programme étudie le rapport logique et ambigu entre l'œil et la main, entre la vue et le toucher, entre le visible et le tangible ; le trackball permet de déplacer le curseur sur l'écran.Elle imite ainsi les mouvements d'un globe oculaire et est le seul élément de l'action dans l'installation et le CD-ROM.
Globus Oculi commence par un menu de 10 titres.
Toute l'installation donne l'idée d'un album interactif, une sorte de manuel didactique de l'interactivité de l'étape infantile. Il permet au téléspectateur/utilisateur d'éprouver la poésie de l'interactivité.Le principal attrait de cette installation réside dans les différentes façons de designer l'objet ou l'image que ce soit le doigt l'œil ou les mots qui le décrivent. De même a l'intérieur même de ces 10 segments se trouvent de nombreux enseignements, informations tel que la découverte du monde qui nous entoure, la relation mère enfant ou le commencement d'un art...Une métaphore est crée par la fusion, la juxtaposition des images, des sons enregistrés , de l'interface "tactile" et des textes.
Le désir du voyeur de voir est stimulé et c'est pour cela qu'il est inévitablement déçu, cependant cette déception est compenser par le plaisir répété du moment, de l'accès a l'image et du pouvoir de la possession/connaissances qui découlent de ces images et peut être aussi l'idée que son geste et transposé/matérialisé à un niveau supérieur en une image (similaire au Fort Da de Freud).


1993 'Flora petrinsularis'

Installation numérique
Flora Petrinsularis, édité dans Artintact, n° 1, ZKM/Cantz, 1994.
Flora Petrinsularis est un projet de Jean-Jacques Rousseau: la création d'un herbier, dont il a l'idée sur l’île de Saint-Pierre où il se réfugie en 1765. Il veut renoncer à l’écriture et la remplacer par l’herborisation. Cependant, il décide d’écrire Les Confessions laissant ainsi son projet inachevé...
Jean-Louis Boissier nous parle de son projet : ''Un herbier authentique, inscrit de façon interactive, s’associait à des images ouvertement imaginées à partir de personnages, de scènes, 'courts moments de délire et de passion' qui ponctuent la rédaction des Confessions. Les fleurs séchées reconnues automatiquement et instantanément par l’ordinateur réalisaient littéralement la constatation de Rousseau"

L’installation associe, dans deux alcôves symétriques, deux cahiers–seize extraits des Confessions et seize plantes cueillies sur les lieux authentiques–à deux cahiers virtuels qui en sont les doubles et les prolongements sur les écrans. L’ordinateur reconnaît à quelle page le cahier est ouvert. Aux citations s’attachent des séquences centrées sur un lieu, sur un objet fétiche et sur l’événement de la rencontre avec un personnage. Les plantes appellent des vues de leur paysage d’origine et des images qui rapportent objectivement leur cueillette, leur transformation en herbier. Flora Petrinsularis est une installation interactive réalisée sur support CDrom. L’interface est un livre dont on tourne les pages. Dans une des présentations de cette œuvre (à Genève en Mai 1994), un livre est disposé devant l’écran. Quand l’utilisateur tourne les pages du livre, il provoque le changement d’image sur l’écran.
Dans son projet Jean-Louis Boissier s'est attaché a retranscrire les émotions et intentions initiales de Rousseau, a rester dans son "optique".

1995 'Mémoire de crayons'


Installation interactive autour d’une collection de crayons
Version pour le CREDAC/Ivry : 1995. Version pour le Centre Pompidou : 2001
Dispositif
Deux grandes tables parallèles de 80×240 cm, séparées par un espace de la largeur d’une table. La première table est une vitrine qui renferme, en 32 cases, une collection de 1024 crayons à papier, elle est éclairée par deux lampes de bureau articulées. La deuxième table supporte un ordinateur avec son clavier et son écran.


Dans cette installation l'auteur propose une réflexion sur la mémoire attachée aux objets et sur la capacité du langage à rendre compte d’une collection d’objets singuliers. Pour cela il va prendre pour exemple lui même et exposer sa propre expérience. Il expose donc une collection de crayons à papier débutée depuis plusieurs années. Collection ayant pour caractéristique qu'il associa à chaque crayon collecté à la fois sa description et un court récit de son origine et des circonstances de son entrée dans la collection il arrive ainsi à créer un immense canevas décrivant un aspect contemplatif (l'exposition des crayons) mais également un aspect rétrospectif/descriptif (ses "mémoires de crayons")

''"Cette installation est une tabula rasa, pas seulement la table rase, la table vide sur laquelle je poserai l’ordinateur qui contient, lui, la table, le tableau indexé de mes crayons « mémoratifs ». C’est la « tablette de cire vierge », la métaphore que donne Aristote pour l’esprit à notre naissance, avant qu’aucune pensée ne s’y inscrive. Une autre manière de Wunderblock (l’ardoise magique dont l’ordinateur pourrait bien être la version la plus moderne), ou encore d’album c’est-à-dire de feuilles blanches.La version préparée en 2000-2001 pour le Centre Pompidou, Musée des enfants, s’intitule Mémoire de crayons. L’interface est dessinée spécialement pour un usage plus intuitif. D’autre part, chaque fiche comporte désormais une image du crayon, de telle sorte que la réponse apportée par la base de données à la description par des mots se traduise par une image, confirmation concrète de la justesse de cette description." J.L.B''






1998 La deuxième promenade

Installation hypermédia d’après le texte de Jean-Jacques Rousseau, Le Fresnoy, Studio national des arts contemporains

1998 L’origine des langues

Installation interactive, Médiathèque de Chambéry

1999-2001 [ La Morale sensitive]


Le projet Moments de Jean-Jacques Rousseau a donné lieu à 3 installations distinctes : La deuxième Promenade, 1998, La Morale sensitive, 1999, Moments de Jean-Jacques Rousseau, 2000-2008.

La Morale sensitive, installation vidéo-interactive, 1999

Réalisation : Jean-Louis Boissier.

Conception : Jean-Louis Boissier et Liliane Terrier.

Production : Centre pour l’image contemporaine, Saint-Gervais Genève.

Installation acquise par la collection d’art contemporain du Musée-Château d’Annecy, 2002.

"L’installation reprend le dispositif de la première version de la séries des installations conçues autour du projet « Moments de Jean-Jacques Rousseau ». Le programme est constitué d’une série de séquences, « tableaux vidéo-interactifs », associant un court texte (citation de l’un des ouvrages de Rousseau) sous forme de paragraphes à feuilleter et un film animé d’un mouvement panoramique restitué par un déplacement de l’image dans la projection. Le spectateur (ou plutôt le lecteur) peut actionner ces séquences textes-images d’un geste de la main: cela simule à la fois le fait de tourner les pages d’un livre et le fait de déplacer la caméra pour découvrir une scène ou un paysage."




2000 [ ''Moments de Jean-Jacques Rousseau'']



Production
CENTRE POUR L’IMAGE CONTEMPORAINE, SAINT-GERVAIS GENÈVE

Publication
[ ÉDITIONS GALLIMARD, PARIS]

Avec le concours du FRESNOY, studio national des arts contemporains, du laboratoire esthétique de l'interactivité, université Paris 8, de pro Helvetta fondation suisse pour la culture, de la loterie romande, [ du département de l'instruction publique de l'Etat de Genève, du fond rapin].

Le mot moment vient de Rousseau, mais il prend une signification particulière dans le champ technique et esthétique de l'interactivité. Il désigne à la fois un espace temporel où la réminiscence se construit et se réactualise, une image en séquence qui a été saisie dans sa mise en scène pour être donnée à être ressaisie par le lecteur.

Précédé de deux installations, La Deuxième Promenade en 1998 et La Morale sensitive en 1999, le CD-ROM Moments de Jean-Jacques Rousseau, marque l'aboutissement d'une recherche de plus de dix ans, où la pensée et la poésie de Rousseau ont été constamment sollicitées pour inventer de nouvelles formes d'images.



2001 Le petit Manuel interactif


Conception et réalisation: Jean-Louis Boissier, Hajime Takeuchi, Christine Voto, Gwenola Wagon.

Programmation informatique: Jean-Noël Lafargue.

Réalisation graphique: Jean-François Rey.

Développement technique: Christian Laroche.

Design du mobilier: Alain Cieutat/AHA.

Le Petit Manuel interactif est une installation interactive vidéo-numérique conçue pour l’exposition permanente « Images » de la Cité des sciences et de l’industrie en 2001. Il s’inscrit dans une recherche expérimentale et théorique autour des notions de « cinéma interactif » et d’image-relation. Chacun des douze tableaux qui le composent met en scène des relations interactives empruntées à des situations courantes ayant lieu sur une table et recèle un modèle logique d’interactions souligné par un schéma graphique.Il vise à mettre en place un système de notation, et donc d’écriture, propre à la vidéo interactive.

Plus précisément l'installation joue sur les interactions et cherche à provoquer différents phénomènes tel que la mutation des images, leurs translations horizontales ou le déplacement spatiale de ces dites images sur la table support de la projection. Chaque séquences d'images sont en apparence continue mais c'est ici que l'interaction prends forme laissant diverses opportunités à l'utilisateur d'interagir avec l'œuvre. Il pourra ainsi influer sur les évènements qui se passent devant lui. L'œuvre requiert donc toute l'attention du spectateur attention qui se basent sur le regard et la reconnaissance de certaines caractéristiques comme la couleur, les mouvements, les matieres, les relations logiques du gestes vers l'objet ou de l'action vers la conséquence...
Le but de cet installation qui reste tout du moins un exercice ludique, un jeu, consiste à représenter "l’écart entre la représentation et le réel de référence pointé par cette représentation, en particulier dans le registre des relations et interactions". Cette "fausse" représentation est due aux diverses possibilités "non réaliste" et certaines actions irréversibles qui ne le sont pas dans l'installation. Cette artificialité de la représentation et ce décalage entre le temps qui s'écoule en temps réel et le temps de la "consultation/interaction" participent aussi à ce jeu de réversibilité.




2003 Modus operandi


Conception et réalisation : Jean-Louis Boissier.

Production : laboratoire Esthétique de l’interactivité, Université Paris 8, Association Transports.

Dans cette installation l'utilisateur est face a deux écrans d'ordinateurs écrans dans lesquelles sont diffusées deux séquences vidéos en apparence indépendantes. devant lui se trouve le seule et unique moyen d'interaction nommé le Contrôleur  PowerMate. L'installation prends tout son sens dès lors que l'utilisation de ce contrôleur sera efficient, c'est a dire maitrisé par l'utilisateur. En effet ce contrôleur va jouer le rôle de "manivelle du temps" tel un monteur cinématographique le spectateur sera acteur/réalisateur de la séquence vidéo, séquence qui est constituée des deux minis séquences vidéos projetées dans les 2 écrans. Ainsi par la juxtaposition d'actions similaires dans le geste (exemple : jeter une balle et découper un citron = mouvement circulaire) l'utilisateur peut influer sur le cours du temps il est alors propulser au rang d'utilisateur quasi divin des évènements.
L'utilisateur devient peu a peu un joueur qui va être soumis à diverses émotions telles que l'hésitation l'amusement la joie la difficulté etc.
Dans cette œuvre les intentions de Jean-Louis Boissier étaient notamment d'étudier la relation de l'image au temps mais aussi la relation que connait le projectionniste avec l'interactivité qui lui est octroyé par l'image via une interface.




2004-2005 Les Perspecteurs


Une première version de l’installation a été exposée dans Invisibile, Sienne, Palazzo delle Papesse, octobre 2004-janvier 2005. Commissaire : Emanuele Quinz

Une deuxième version a été exposée dans Estados da Imagen/States of the Image, Lisbonne, Centre Culturel de Belém, du 27 mai au 21 août 2005. Commissaires : Sérgio Mah et Raymond Bellour. Exposition collective avec des œuvres de : Thierry Kuntzel, Jeff Wall, James Coleman, Michael Snow, Chantal Ackerman, Dara Birnbaum, Masaki Fujihata, Shelly Silver, David Claerbout, Pedro Costa, Jean-Louis Boissier, Angela Lucchi et Yervant Gianikian.

"L’installation Les Perspecteurs associe perspective optique et perspective interactive. Dans la perspective interactive, le programme informatique tient la place qu’a la géométrie dans la perspective optique, il construit et règle un jeu d’interactions qui s’intègre à l’image. En tournant le bouton de contrôle, le regardeur joue le film projeté et, simultanément, actionne les mouvements de la caméra dont l’image s’affiche sur le moniteur vidéo. Le film a enregistré une performance réalisée dans le dispositif installé ici, les mouvements de la caméra, panoramiques et zooms étant réglés par une partition informatique. En retour, dans l’installation, c’est le film interactif qui gouverne l’ensemble. La vision directe est contrainte par une scène qui a déjà eu lieu. Ce film se réfère au récit classique de l’Annonciation. On entend les ordres que le film envoie à la caméra et des extraits de deux entretiens téléchargés sur le site Internet de la radio France Culture : celui de l’historien d’art Daniel Arasse au sujet de son étude du rapport entre perspective et Annonciation et celui du médecin Joëlle Brunerie au sujet de son action en faveur du droit des femmes à la contraception et à l’avortement''. J-L B.




2005-2006 IDI-Mamco



Les études contemporaines de la muséographie et de l’archive montrent qu’il est possible, en l’état actuel de la technologie numérique, d’envisager des solutions alternatives aux techniques de catalogage classiques pour « faire parler » les bases de données.
Le projet IDI (Interactivité Descriptive Intégrée/Integrate Descriptive Interactivity) se veut une réflexion approfondie autour d’un prototype sur DVD-rom de catalogue numérique à interactivité intégrée pour des collections riches et complexes. Par « interactivité intégrée », il faut entendre le fait de rendre possibles des parcours d’une collection non seulement à partir de critères de sélection chronologiques, linguistiques ou analytiques, mais aussi à partir de propriétés sensitives ou formelles extraites des représentations ou simulations interactives des éléments de la collection. Concrètement, ces représentations ou simulations mobilisent des procédés de vidéo interactive et des espaces 3D conçus comme espaces de représentation, d’exploration et de classification. Le dispositif même de l’enregistrement, avec ses dimensions techniques, relationnelles et perceptives, détermine les modalités interactives de la vidéo. Le projet vise à faire de l’interactivité une dimension homogène à l’image intégrée, prolongeant sa valeur indicielle, descriptive et esthétique. Le projet IDI concerne une collection d’œuvres d’art contemporain (Mamco/Genève) et ses développements pourront intéresser toutes sortes de collections complexes d’objets (techniques, scientifiques, architecturaux, de design).



CD-Roms

  • 1995 3e Biennale de Lyon, CD-Rom, édité par la Réunion des musées nationaux
  • 1996 Actualité du virtuel, CD-ROM, édité par le Centre Georges Pompidou
  • 1997 Le Billet circulaire , site internet, Musée d’art contemporain de Lyon
  • 1999 Moments de Jean-Jacques Rousseau, CD-Rom, Centre pour l’image contemporaine, Saint-Gervais, Genève, Eidtions Gallimard,

Commissariat d'expositions


  • 1975 : Images du peuple chinois, Musée d'art moderne de la ville de Paris (commissaire)
  • 1981 : 50 ans de gravure sur bois chinoise, Maison de la culture de Grenoble, Bibliothèque nationale, Paris (commissaire)
  • 1982 : Bande dessinée chinoise, Centre de création industrielle, Centre Pompidou, Paris, France (commissaire)
  • 1985 : Electra, Musée d'art moderne de la Ville de Paris, (contribution)
  • 1985 : Les Immatériaux, Centre Pompidou, Paris, France (contribution)
  • 1988 : Image calculée, Cité des Sciences et de l'Industrie, Paris (co-commissaire)
  • 1990 : Passages de l'image, Centre Pompidou, Paris (contribution)
  • 1990 : Biennale Artifices 1, Saint-Denis, France (commissaire)
  • 1992 : Biennale Artifices 2, Saint-Denis, France (commissaire)
  • de 1992 à 1996 : Revue virtuelle, Centre Pompidou, Paris (co-commissaire)
  • 1991 : Machines à communiquer, Cité des Sciences et de l'Industrie, Paris (co-commissaire)
  • 1994 : Biennale Artifices 3, Saint-Denis, France (co-commissaire)
  • 1996 : Biennale Artifices 4, Saint-Denis, France (commissaire)
  • 2002 2003 2004 : Jouable, Genève, Kyoto, Paris (co-commissaire)
  • 2008 : Mobilisable-Masaki Fujihata, Ecole nationale supérieure des arts décoratifs, Paris (commissaire)

Livres et publications


Publications

Quelques principales publications traitant de l'esthétique de l'interactivité:

  • 1989« Dramaturgie de l’interactivité », colloque Vers une culture de l’interactivité, Cité des sciences et de l’industrie, Paris
  • 1989 « Bambous : pour que poussent les images », Cahiers du CCI, « Les Chemins du virtuel », Centre Georges Pompidou, Paris
  • 1990 « Le logiciel comme rêverie », Le Temps des machines, Centre de recherche et d’action culturelle de Valence
  • 1991 « Machines à communiquer faites œuvres », La Communication, ouvrage dirigé par Lucien Sfez, Presses universitaires de France/Cité des sciences, Paris
  • 1992 « Vertus des mondes bornés », Cahiers de l’Ircam, Nº 1, « Composition et environnements informatiques », Centre Georges Pompidou, Paris
  • 1994« Une esthétique de la saisie », « Les Technimages », numéro dirigé par Anne Cauquelin, Revue d’esthétique, Paris
  • 1995 La logique sensitive, catalogue d’une exposition personnelle, ICC-Gallery, Tokyo
  • 1995 Programmes interactifs, catalogue d’une exposition personnelle, CREDAC, Ivry
  • 1995 « Des arts dans la logique de leur technique », Cinémagie, Musée d’Annecy
  • 1995 « Un CD-ROM expérimental », CD-ROM, 3e Biennale d’art contemporain de Lyon, Réunion des musées nationaux, Paris
  • 1996 « Figures de l’interactivité », VidéoFormes, Clermont-Ferrand, 1996.
  • 1996 « Notes sur l’esthétique du virtuel », CD-ROM Actualité du virtuel, Centre Georges Pompidou, Paris
  • 1996 « Langages en perspective », Artifices 4, Saint-Denis
  • 1997 « Artifices. L’art du virtuel s’expose-t-il ? », Parachute, Montréal
  • 1997 « Arts visuels du virtuel », Encyclopædia Universalis, Paris
  • 1998 « L’interactivité comme perspective», Ecole des Beaux-Arts du Mans


Livres


"L’histoire de l’art aime à poser des ruptures comme autant de repères de son évolution. L’apparition du numérique en est une. Prenant à contre-pied cette approche morcelée du champ artistique, Jean-Louis Boissier s’intéresse aux continuités historiques. Comment s’origine le mot relation dans une relation au réel – au travers de la peinture chinoise, de la poétique de la collection dans la relation au monde de Jean-Jacques Rousseau, du dispositif cinématographique – et comment celle-ci est réinvestie, renforcée et « prend forme » à travers les médias numériques."

Refusant la fascination pour les « nouvelles technologies » qui oblitère l’analyse, Jean-Louis Boissier cherche à cerner – pour tenter de nommer – la spécificité de « l’art à l’ordinateur ». Quelle place occupe l’ordinateur dans le processus de création ? L’interactivité appartient-elle intrinsèquement à l’œuvre et possède-t-elle une spécificité esthétique ? En quoi un art de relation se distingue-t-il de la communication ?

Contributions à des catalogues, des revues, des colloques, essais accompagnant des projets artistiques, les dix-sept textes – écrits de 1983 à 2003 – qui constituent cet ouvrage attestent de la volonté de réunir l’approche spéculative et l’analyse des œuvres. Il élabore, appuie, approfondit et vérifie ses propositions théoriques dans ses projets expérimentaux, installations et expositions. De son premier écrit, contemporain à l’apparition du mot interactivité pour désigner la relation à l’ordinateur, à son texte récent, issu de nombreuses expérimentations sur l’écriture interactive et ses figures, sa pensée travaille la question de l’interactivité selon les déterminations qui la fondent comme art."

  • 2004 ''Art, jeu et interactivité'', HEAA, Genève, Ensad, Paris

Sources/Liens