Joseph Nechvatal



Nechvatal travaille avec les images électroniques et la technologie informatique depuis 1986. Ses peintures assistées par ordinateur traduisent des images intimes du corps en unités picturales que les virus informatiques transforment. Son travail intègre en les fusionnant le dessin, la peinture, la photographie, la sculpture, l’écrit et le langage informatique. La contamination de la tradition de la peinture sur toile par les nouvelles technologies digitales crée ainsi une interface entre le virtuel et le réel, ce que Joseph Nechvatal appelle le viractuel.Depuis 1986, ses peintures assistées par robots et ordinateurs sont régulièrement présentées dans des galeries et des musées à travers le monde. (Museum Of Modern Art, New York - National Gallery of Art, Washington - Moderna Muset, Stockholm).

C’est en 1991, lors d’une résidence à l’atelier Louis Pasteur à Arbois et à la Saline Royale d’Arc et senans qu’il a développé avec Jean-Philippe Massonie un programme de virus informatiques. En 2001 Joseph Nechvatal et Stéphane Sikora ont conjugué le projet initial de virus informatique avec les principes de la vie artificielle, c’est-à-dire la création de systèmes de synthèses qui reprennent les caractéristiques comportementales des systèmes vivants. Des ferments de vie artificielle sont introduits dans une image. Cette population de virus actifs va se développer, se reproduire et se propager dans l’espace pictural. L’artiste fixe un moment qu’il transforme ensuite en une peinture. S’il n’intervenait pas le processus de propagation continuerait jusqu’à détruire complètement l’image initiale.

Ces images non-infectées sont elles-mêmes le résultat d’un ensemble de manipulations. Images de corps nus, de fragments de chairs superposés, transformés et recomposés. On peut aussi les voir comme des abstractions biomorphiques. Ces corps sont en fait issus de photographies prises par l’artiste de sculptures grecques et romaines…

Enfin, Nechvatal envoie ses fichiers par internet à un robot qui exécute la peinture à acrylique sur toile. L'artiste n'intervient pas directement dans l'acte de peindre, l'exécution se faisant par "téléprésence". Fasciné par les machines à peindre, comme celle imaginée par Raymond Roussel dans Impressions d'Afrique, Joseph Nechvatal, s'inscrit ainsi dans la lignée de Marcel Duchamp et d'Andy Warhol, celle des inventeurs perturbateurs.

À l’instar des grands Maîtres de la peinture attachés à la représentation de la figuration humaine, le thème omniprésent de son œuvre est la mort, ou plus exactement le processus engagé de la mort qu’on appelle la vie. En injectant des virus, en organisant des simulations, l’artiste philosophe déconstruit nos illusions, notre soif de pérennité, l’idéologie même du progrès et simultanément il récuse toute forme de nostalgie et prononce la fin d’un monde, d’un ordre.

L’artiste expose des images mutées, mutantes, en mutation, en somme des images à l’image de notre monde. Pour autant Joseph Nechvatal continue de nous offrir de la peinture et avec elle son histoire et ses ruptures, ruptures parfois liées aux inventions techniques et scientifiques de chaque siècle. Il nous offre toujours son immobilité silencieuse qui nous arrache au monde, à sa tyrannie, nous arrête et nous maintient dans la contemplation, ouvre à la réflexion.


  • '''Computer Virus'''

Ses travaux récents sont le fruit d'un programme de virus informatiques développé par lui-même et Jean-Philippe Massonie lors d'une résidence à l’atelier Louis Pasteur, à Arbois, et à la Saline royale d'Arc-et-Senans, en 1991. En 2001 Joseph Nechvatal et Stéphane Sikora, ingénieur en informatique spécialisé dans les applications interactives temps-réel, du collectif music2eye ont conjugué le projet initial de virus informatique avec les principes de la vie artificielle (a-life), c'est-à-dire la création de systèmes de synthèse qui exhibent les caractéristiques comportementales des systèmes vivants. Programmés en C++, des ferments de vie artificielle sont introduits sous la forme d'agents autonomes (les virus) qui "vivent" dans une image. L'œuvre se présente alors sous la forme d'une image projetée intégrant une population de virus actifs qui se développent et se reproduisent par analogie avec un système viral biologique.
Le projet repose ainsi sur une simulation de vie artificielle dans laquelle des colonies de virus attaquent et detruisent des peintures digitales en se nourissant de leur pixels. Apres une présentation du parcours et de l’univers de Joseph Nechvatal, le projet “Computer Virus” fera l’objet d’une description détaillée. En particulier il sera question de la simulation des virus et de leur ecosysteme: leur modelisation, les algorithmes utilisés, les contraintes liées à la nature artistique du projet. La présentation sera illustrée par des experiences réalisées avec le simulateur, ce qui permettra d’observer et caracteriser le comportement dynamique et complexe des population de virus.




  • '''Viral Counter Attack'''

Sasser, iloveyou ou  Magister3992… Ils portent des noms techniques, quasi-ésotériques, mais leur
simple évocation provoque des mouvements de panique… planétaire. Parce qu’ils se propagent
comme les virus biologiques, les virus informatiques fascinent et dérangent. Pour autant, peu d’artistes
se sont penchés sur la représentation artistique des maladies numériques. Artistes des nouveaux
médias, Joseph Nechvatal et  Music2eye souhaitent poursuivre le développement du projet Viral
Counter Attack initié en 2004 à l’Espace Landowski de Boulogne Billancourt et à la Gaîté Lyrique.
Joseph Nechvatal et le collectif  Music2eye ont conjugué le projet initial de virus informatique avec les
principes de la vie artificielle (A-Life), c'est-à-dire la création de systèmes synthétiques qui exhibent les
caractéristiques comportementales des systèmes vivants. Programmés en C++, des ferments de vie
artificielle sont introduits sous la forme d'agents autonomes (les virus) qui « vivent » dans une image.
L'oeuvre se présente alors sous la forme d'une image projetée qui intègre une population de virus
actifs qui se développent et se reproduisent par analogie avec un système viral biologique. Avec
l’oeuvre interactive, il s’agit pour les spectateurs de contrôler deux colonies de « virus artistiques »
détruisant lentement les peintures digitales vidéo-projetées de Joseph Nechvatal. Face à l’écran se
trouve deux pupitres qui permettent de contrôler ces colonies de virus. Grâce à une reconnaissance et
une analyse de formes, par un simple geste des mains, deux spectateurs / acteurs contrôlent chacun
une partie des virus et dessinent leur déplacement sur la toile, tandis qu'un léger bruissement
accompagne cette transformation picturale. Viral Counter Attack ne comporte pas de règle du jeu.
C’est un dialogue sensitif et pictural entre les spectateurs et des entités artificielles. Les spectateurs
peuvent lancer une colonie contre une autre, explorer chacun de leur côté la toile ou encore s'associer
pour la faire évoluer.
Joseph Nechvatal
rencontre  Music2eye en 2002. De cette complicité artistique autour du vivant naît l’idée d’intégrer le
corps du spectateur dans le processus de contamination des toiles, d’en faire un acteur viral. Il leur
faudra presque deux ans pour concevoir et réaliser Viral Counter Attack.



  • '''After Attack'''

Joseph Nechvatal et  Music2eye poursuivent le cycle d'expositions Viral Counter Attack initié en février 2004 . Tandis qu'avec l'oeuvre interactive, il s'agissait pour les spectateurs de controler des colonies de « virus artistiques » détruisant lentement des peintures digitales, les tirages numériques exposés ici sont autant de traces de cette « contamination » de la peinture par les spectateurs. Témoins d'un double processus de perturbation / stabilisation, ces épreuves numériques donnent à voir une certaine confrontation de la peinture et du vivant.
Au Rez-de-chaussée sont présentés une dizaine de tirages numériques et des vidéos. Au sous-sol de la galerie plongé pour l'occasion dans l'obscurité, les peintures vidéo-projetées sur laquelle des colonies de virus évoluent en dévorant les images. Face à l'écran se trouve un pupitre qui permet au spectateur / acteur de contrôler ces colonies de virus. Viral Counter Attack n'a pas à proprement parler de règle du jeu, c'est plutôt une invitation à un dialogue sensitif et pictural entre les spectateurs et des entités artificielles.



  • '''Symphonie virale'''

Ce disque récemment produit par l'Institute for Electronic Arts de l'Alfred University à New York, s'emploie à retranscrire en temps réel les manifestations sonores des programmes d'algorithmes viraux. "Viral symphony", le premier titre de 28 minutes est une création de Andrew Deutsch, artiste multimedia et professeur à l’Institut d’art électronique de New York et Matthew Underwood, à partir des 50 minutes de field recording du deuxième titre "raw data file", version brute et témoignage sonore en temps réel du travail de Joseph Nechvatal & Stephane Sikora.

En digne héritier d'une lignée d'inventeurs perturbateurs, Joseph Nechvatal joue avec l'agression sonore.




  • '''Où voir ses oeuvres'''

Joseph Nechvatal a exposé en Europe et aux Etats-Unis dans de nombreuses galeries et musées, tels la Shoshana Wayne Gallery (LA), Documenta 8 (Kassel), le Wexner Art Center (Columbus), Brooke Alexander (New York), Karin Sachs (Munich), Universal Concepts Unlimited (New York), la Berndt Galerie (Cologne), l'Espace Landowski (Paris Boulogne-Billancourt), Musée des Beaux-Arts de Dole (Jura), et Galerie In Situ (Aalst). Joseph Nechvatal un exposé en Europe et aux Etats-Unis dans de Nombreuses galeries et musées, tells La Shoshana Wayne Gallery (LA), Documenta 8 (Kassel), le Wexner Art Center (Columbus), Brooke Alexander (New York), Karin Sachs (Munich), Universal Concepts Unlimited (New York), la Berndt Galerie (Cologne), l'Espace Landowski (Paris Boulogne-Billancourt), Musée des Beaux-Arts de Dole (Jura), et la Galerie In Situ (Aalst). Ses oeuvres font parties des fonds institutionnels comme le Museum of Modern Art (New York), le Los Angeles Country Museum, le Moderna Musset (Stockholm), le Israël Museum (Jérusalem). Ses oeuvres font parties des fonds institutionnels Comme le Museum of Modern Art (New York), le Los Angeles Country Museum, le Moderna Musset (Stockholm), le Musée d'Israël (Jérusalem). En 1990 il intégrera également les portes du laboratoire informatique du Centre International de Réflexion sur l'Avenir de la Fondation Claude-Nicolas Ledoux. En 1990 il integrera Also les portes du laboratoire informatique du Centre international de réflexion sur l'Avenir de la Fondation Claude-Nicolas Ledoux.






Sources


blog internet de Joseph Nechvatal:

http://continuo.wordpress.com


Sites ayant servis à la réalisation de cette page:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_Nechvatal

http://translate.google.fr/translate?hl=fr&sl=en&tl=fr&u=http%3A%2F%2Fwww.nechvatal.net%2F

http://www.eyewithwings.net/nechvatal/ViralAdventures/aventures.html

http://www.riam.info/01/fiche_artiste.php?id_artiste=13

http://www.synesthesie.com/agenda.php?id=1767

http://www.numeriscausa.com/pages/mediasevenements/archives/DP%20NP%2006.pdf

http://www.galerierichard.com/fr_news.php



Le CD de Viral Symphony & Murmuring Tongue of Ovid de Joseph NECHVATAL est disponible sur le site de CDeMusic: http://www.cdemusic.org/store/cde_search.cfm?keywords=Nechvatal&CFID=2209010&CFTOKEN=57858657
Plus d'informations sur le blog internet de Joseph Nechvatal : http://continuo.wordpress.com/2009/01/16/joseph-nechvatal-viral-symphony-complete