L'oeuvre à l'époque de sa reproductibilité technique

Walter Benjamin version 1939

Selon Benjamin, il est du principe de l’œuvre d’art de toujours avoir était reproductible ;
: « ce qu’un homme à fait, un autre peut le refaire »
Avec la lithographie, les techniques de reproductions changent. En effet, c’est un procédé plus direct qui permit pour la première fois à l’art graphique de mettre ces œuvres sur le marché. Suivit par la photographie, fut selon lui le second bouleversement dans les techniques de productions; la main est grâce à la photographie décharger du plus gros travail.
On passe de la main au regard, (l’objectif de l’appareil). Ce qui va modifier notre œil saisit la marque plus vite que qu’elle ne dessine.

(Cf : vidéo youtube sur montrant un lithographe et son utilisation : « Idem Paris » de David Lynch https://www.youtube.com/watch?v=V_VKCjeMzhg)
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L’authenticité de l’œuvre d’art, son essence irréductible, la chose propre à l’œuvre d’art se situe dans ce que Walter Benjamin appel le : hic et nunc (ici et maintenant) qui correspond à l’unicité de son existence au lieu où elle se trouve. Ce caractère, aucune reproduction telle qu’elle soit ne peut l’acquérir
Les altérations, temps, possesseurs, (son témoignage historique) ... sont aussi des fondamentaux concernant l’unicité de l’œuvre.
Tout ce qui relève de cette authenticité, la reproduction ne peut le faire.
Mais Walter Benjamin nous dit qu’il est possible d’évaluer la valeur de la copie ; car en effet, plus il y a de copies plus l’originale aura de la valeur.
Les « reproductions techniques sont plus indépendantes que l’originale ». Car l’objectif permet de voir des choses que l’œil nue n’aurait pas vue, certain aspect qui sont difficile à voir par rapport à l’original ; on peut atteindre des réalités qu’ignore toute vision naturelle (ex : le zoom, ou le « slow-motion »).
Grâce aux gros plans le monde, la vision s’élargie. Avec le ralentit c’est le mouvement qui prend de nouvel essor

De plus, « la reproduction permet transporter la reproduction dans des lieux où elle ne saurait jamais se trouver » ce qui engendre de nouveau lien entre l’œuvre et le possesseur ou du récepteur; il est aujourd’hui possible pour quiconque d’exposer dans son salon une reproduction de la « Mona Lisa » (Leonardo Da Vinci) refaite en milliers d’exemplaires par le grand lobbyiste suédois IKEA ou encore, nous pouvons prendre l’exemple de You tube où il nous est possible d’écouter les morceaux de nos artistes favoris n’importe où, et n’importe quand.

Tout ces caractères se résument dans la notion d’aura et on pourrait dire : à l’époque de la reproductibilité technique, ce qui dépérit dans l’œuvre d’art, C’est son Aura.
« On pourrait dire de façon générale, que la technique de reproduction détache l’objet reproduit du domaine de la tradition »
En multipliant les exemplaires la technique de reproduction substitue à son occurrence unique son existence en série, tout en permettant à la reproduction de s’offrir au récepteur dans la situation où il se trouve, elle l’actualise d’une certaine façon.

  • Le cinéma est le média privilégié des masses, ainsi on prend plaisir aux représentations.
  • Il y a une modification de la façon de percevoir qui ne dépend pas juste de la nature humaine, mais aussi de l’histoire. Dans ce contexte les changements relatifs à la perception atteignant l’aura de l’œuvre sont relatifs à l’arrivée des masses selon Benjamin, si bien que la culture change la valeur de l’œuvre d’art
« L’aura ne se dissocie jamais absolument de sa fonction rituelle »
Apparaît alors une nouvelle Doctrine « L’art pour l’art » ayant pour finalité d’émanciper l’œuvre de sa fonction sociale, du cadre rituel ; une œuvre implique donc la reproductibilité qui fait parti de son origine ;
Pour mieux comprendre cela, nous prendrons l’exemple de la photographie pour laquelle sur une plaquette on va tirer 100 photos de chaque, il serait absurde de demander l’authentique.
La notion de l’authenticité ne peut donc plus s’appliquer dans la production d’art de masse.

Les enjeux politiques de l’art
C’est grâce à l’avènement de la photographie, que les masses auront un outil leur permettant de se représenter les changements de perceptions
Walter benjamin dégage deux polarités concernant la réception de l’œuvre d’art :
La valeur culturelle et la valeur exposition
A mesure que les pratiques artistiques s’émancipent du rituel, les occasions deviennent plus nombreuses de les exposer.

Caractéristique du cinéma :
Le personnage aura un caractère, une personnalité permettant remplacement de l’aura du comédien par exemple.
Il y a une co-pénétration de l’art dans la science et vis versa dans le sens où on est plus capable de discerner si la fasciné est portée sur la valeur artistique ou scientifique d’une œuvre.
On ne sait plus si on est fasciné par la valeur artistique ou scientifique interpénétration de l’art dans la science et de la science dans l’art.
« La nature qui parle à la caméra n’est pas la même qui parle aux yeux »

Œuvre d’art implique le recueillement dans son domaine traditionnel (on ne parle pas dans le musée comme les églises) au contraire la masse, recueille l’œuvre d’art en elle même.