Maria Thereza Alves



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Maria Thereza Alves







Maria Thereza Alves est une des constructrices et activistes les plus importantes dans la défense des minorités ethniques colonisés, mise en relation avec l’écologie dans le domaine de l'art contemporain. Maria Thereza Alves est née au Brésil à São Paulo en 1961. Elle déménage à New-York avec ses parents pendant son enfance pour s’échapper de la dictature du Brésil mené par le maréchal Castelo Branco. Elle fait ses études à New-York, ville où elle participe à une scène «Alternative à l'alternatif » lorsque les artistes autochtones, les Latinos ou les Afro-Américains souffrent de la marginalisation du "establishment".

Artiste engagé dans la politique environnementale en 1979, Maria Thereza a créé le Centre d'information du Brésil, qui a lutté pour les droits de l'homme des peuples autochtones.

A partir de 1980 elle renforce sa relation avec le Brésil, l’amenant à fonder le Parti vert brésilien.
Entre 1987 et 1994 elle vivait avec son partenaire et compagnon, l'artiste Jimmie Durham à Cuernavaca, au Mexique, étendant son agenda politique et écologique

Dans cette même époque sa production artistique était fortement liée aux institutions qui travaillent pour la cause postcoloniale des minorités comme à l’école de New York Cooper Union ou la galerie d’art Kenkeleba.
Pour Alves, l’art ne se limite pas à la fonction esthétique, sa valeur peut être soutenue aussi dans son contenu éthique. Ainsi, les œuvres de cet artiste reflètent son souci d'éveiller chez l'observateur une prise de conscience sociale et écologique. La relation entre les humains et l'environnement naturel, la dégradation de l'environnement et les conséquences négatives du colonialisme européen en Amérique latine font partie des thématiques abordées dans ses œuvres.

L'apparition de ses œuvres est toujours définie par le contenu : Parfois, ils sont sobres et rigoureux, presque scientifique, comme dans le projet Seeds of Change, tandis que d'autres se rapprochent davantage aux problèmes sociaux.

Premières années 1992-1999




Virgina/ Veracruz


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Martha Thereza Alves/ Virginia -Veracruz 1992




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Martha Thereza Alves et Jimmie Durham 1992








Dans les premières années de sa carrière comme artiste, en collaboration avec Jimmie Durham et Alan Michaelson, Maria Thereza Alves a présenté une performance intitulée Virginia/Veracruz, à Monterrey (Mexique), Londres et à Madrid. Les trois artistes ont adopté le rôle du « colonisé », subalterne du colonisateur et donc privé de parole.






















Seeds of Change 1999


En 1999 Maria Thereza Alves découvrait avec un groupe d'experts de l'Université de Bristol que les graines qui venaient des navires pourraient rester en dormance pendant des centaines d'années dans les sédiments des cours d'eau, et les creuser pour récupérer leurs germes pourrait permettre de les planter et faire pousser des plantes. Cette terre, riche en graines, pourrait provenir de diverses régions impliquées dans le commerce avec l'Europe et a été involontairement transporté par les navires.
Dans le XIXème les esclaves étaient vendus dans les Antilles, où ils ont été échangés pour des plantations de canne à sucre. Une fois dans les Caraïbes, ils retournent à Bristol. Cet axe Bristol-Afrique, des Caraïbes et Bristol était continue, la vidange et le transport de l'eau dans chacune des destinations perdurait.



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Ainsi, elle commençait en 2008 ce projet de récupération, en collaboration avec le jardin botanique de la ville de Bristol et la designer allemande Gitta Gschwendtner. Le projet visait à construire un jardin flottant couvert par l'ensemble de ces plantes comme témoin des relations commerciales navales que la ville a institué tout au long de son histoire.

La section surélevée du le centre de la barge cache et couvre l'ouverture relevée, où les graines ont été initialement chargées.

La durabilité est un aspect important du projet. Autant l'irrigation du jardin, qui tire son eau directement de la rivière, que l'éclairage sont alimentés par des panneaux solaires.

Années 2000

Les années 2000 représentent une époque très fructifère pour Alves qui produit des œuvres comme « This is not an Apricot » (2009), ou « When they come, flee » (2014) qui approfondissent le portrait naturel mais de facette qu’a, selon l’artiste, la société occidentale.

Dans l’œuvre « This is not an apricot » cette phrase est écrite dans chaque tableau qui compose la collection. Tous les tableaux reflètent le dégout du processus d'homogénéisation et d'appauvrissement écologique et culturel que l’Ouest aurait provoqué dans le reste du monde.


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Maria Thereza Alves questionne également l’exploitation humaine et le commerce du « vivant », en pointant des liens étroits entre ces derniers et les flux commerciaux entre les pays occidentaux et les pays du Sud.

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What is the color of a German rose?













Toutes ses oeuvres conduisent le spectateur à la réflexion sur l’écologie et sur le monde actuel. Mais du point de vue activiste, une de ses œuvres est particulièrement importante : « Return of the Lake » est un véritable travail de recherche pour la défense des territoires et des peuples en danger.


The Heroes of the Lake / The Return of Lake (1991-2014)


Le lac Chalco à 40kms du Mexique a été drainé au début du XXe siècle par les espagnols, générant de multiples problèmes dans le domaine naturel et vivant. Marta theresa Alves met en place une grande installation contenant panneaux d’information, des objets d'art et des photographies. L’oeuvre dénonce l'attaque contre le paysage naturel de Xico et ses habitants. Ce projet fait suite à la pratique collaborative d’Alves, la fusion de la présentation internationale de son travail avec des causes sociales locales, l'élaboration d'une esthétique de la résistance postcolonial qui favorise la justice, les droits des autochtones et la durabilité écologique.


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"Chalco, près de Mexico, avait un système de culture efficace», a dit Alves. "Mais en 1906 un Espagnol, Inigo Noriega, il saisit la terre de lac indigène et desséchée. Il a causé une catastrophe écologique. »
Du point de vue des moyens artistiques, leur travail est radicalement conceptuel et anti formaliste

Bibliographie:


https://kit.ntnu.no/en/content/kit-students-participate-studio-roma-workshop-maria-thereza-alves
https://www.artsy.net/artist/maria-thereza-alves
http://www.projetcoal.org/coal/en/2009/02/14/maria-thereza-alves-constructed-landscapes/
http://julietartmagazine.com/en/maria-thereza-alves-jimmie-durham/
http://universes-in-universe.org/esp/magazine/articles/2012/the_return_of_the_lake
http://ensembles.org/actors/maria-therezhttp://www.fraclorraine.org/media/pdf/PRESS-A_machine-GB.pdfa-alves?locale=nl&mobile=1
http://www.artnews.de/kuenstler.php?kunst=Maria_Thereza_Alves
http://universes-in-universe.org/eng/intartdata/artists/america/bra/alves_maria_thereza
http://www.aprb.co.uk/projects/all-projects/2012/floating-ballast-garden
http://na-natureaddictsfund.org/en/artists/maria-thereza-alves-2/maria-theresa-alves-an-encounter-to-discuss-possibilities-of-active-participation/
http://www.fondation-entreprise-ricard.com/
http://aprb.co.uk/projects/all-projects/2012/floating-ballast-garden
http://www.bristol.ac.uk/changingperspectives/projects/ballast-seed-garden/