Article nécessitant des illustrations. 13/03/2016

Marko Peljhan


Marko Peljhan est né en Slovénie en 1969. Après des études de direction de théâtre et de radio à l'Université de Ljubljana. Il enseigne à l'Université de Californie à Santa Barbara. Artiste, Professeur-adjoint de médias interactifs à l’Université de Californie à Santa Barbara. A fondé Projekt Atol en 1992, afin de réaliser des ouvres d’art et des performances, puis des expériences technologiques. Cofondateur de Ljudmila (Ljubljana Digital Media Lab). A coordonné, avec le Centre Yuri Gagarin d’ entraînement de cosmonautes à Star City (Russie), sept campagnes de vols paraboliques en microgravité pour différents projets artistiques. Créateur, avec Carsten Nicolai, de l’installation interactive Polar en 2000. A exposé aux Biennales de Venise, Gwangju et Johannesburg ; à la Documenta, Arts Electronica, ISEA et Manifesta ; au P.S. 1 et au New Museum de New York, entre autres. Travaille sur le projet Makrolab depuis 1994.


Artic Perspective Initiative (API)



Fondée par Marko Peljhan et Matthew Biederman, l’Artic Perspective Initiative (API) est une organisation à but non lucratif qui promeut l’implication des citoyens des régions nordiques et arctiques par l’intermédiaire de technologies open source, de programmes éducatifs et de moyens de communications partagés.
Par ses actions, l’API vise à informer des problèmes émergents en Arctique (changement des paysages, intérêts territoriaux et économiques conflictuels, problèmes écologiques, changement climatique, etc.) et à rendre possible un développement durable des cultures autochtones, des savoirs traditionnels, de la science, de la technologie et des opportunités éducatives dans ces régions.
L’API développe notamment des unités de vie mobiles alimentées par des sources d’énergies renouvelables et pouvant fonctionner à l’écart de toute habitation pendant deux semaines. Ces unités permettent de poursuivre plusieurs activités : suivi scientifique, réalisation de films, chasse responsable, relevés environnementaux, recherche technologique, etc.



Le projet I-TASC


Dans le cadre de l'Année Polaire Internationale de nombreux projets et initiatives ont vu le jour avec le soucis de mieux connaître les processus polaires et leurs liens à l’échelle globale.

Quel devoir de responsabilité face aux générations futures ? Comment répondre au défi écologique ? Quel rôle doit jouer une Année Polaire alors que le réchauffement climatique est de plus en plus manifeste ? Les projets de l'API pourront-ils marquer les consciences de leur exemplarité face à l'enjeu environnemental ?À ce type de questions, le projet I-TASC (Interpolar Transnational Art Science Constellation), réseau décentralisé d'individus et d'organisations travaillant de manière collaborative dans les domaines de l'art, de l'ingénierie, de la science et des technologies, a choisi de répondre en lançant une collaboration ouverte pour le développement ambitieux d'un prototype de station polaire nouvelle génération. La future station "LADOMIR" (de LAD, "harmonie", "créature vivante", et MIR, "paix", "monde", "univers" en russe) recherchera l'exemplarité en termes d'impact zéro sur l'environnement et d'usages raisonnés des technologies : énergies renouvelables, systèmes biologiques et biodynamiques, recyclage des eaux usées, usage des logiciels libres et technologies "open source", systèmes de capteurs et gestion intégrée de l'autosuffisance, mise à disposition de tous et à tout instant des données environnementales collectées. La station LADOMIR sera définitivement installée par I-TASC dans la région Dronning Maud Land en Antarctique.Les projets déjà mis en place, comme Groundhog, ainsi que les développements futurs seront présentés lors de cette conférence.