Max HORDE


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Parcours

Tous les évènements de la vie sont des « numéros » de cirque qui constituent, pour finir "le grand spectacle" dont on ne peut vraiment préciser à quel moment il est tragique, comique, sacré ou vulgaire. Max Horde, artiste de la troupe post-dada pap'circus depuis sa création (1980) , agite et s'agite . Il multiplie interventions, performances, actions, réalisations avec toujours le même objectif : désacraliser. Depuis 2006 il a ouvert à Sète un lieu dit « MARCHAND DU SEL» où il programme des manifestations de tout ordre visant à rompre avec tous les conformismes et formatages.


  •  1970 Premières installations performances de rue
  •  1979 Biennale de Paris . Création du groupe Pap'circus.
  •   1981- 1983 Pap'circus organise deux festivals à Besançon au centre Pierre BAYLE espace nomade 1 & 2 invite de nombreux performers dont Orlan
  •  1882 Biennale de Paris . Rencontre avec Serge III à Avignon
  •  1983 Tournée Pap'circus Fluxus et Cie
  •  1984 le groupe Pap'circus continue avec Jean Pierre FELLNER en Monsieur Loyal . Solo « Pap'circus man »
  •  1985 Pap'circus man fait du music hall dans les boites de nuit parisiennes
  •  1990 Pap'circus man fait de la peinture et milite tous azimuts
  •  1995 Rencontre * Richard Piegza
  •  2000 Tournée Flying Carpet Airlines group et Festival Interaction Festival (Pologne)
  •  2001 Invité par Ben aux manifestations « Fluxus à Nice, Paris, Perpignan)
  •  2005 Ouverture du « MARCHAND DU SEL ». Académie Sztuck Innych
  •  2006 Première ligne invisible et tournée invisible.
  •  2008 Réalise à Sète des interviews publics d'artistes célèbres ou presque célèbres
  •  2010 Anime des Tables rondes carrées sur les grands sujets de notre temps

Son œuvre:


Max Horde a une formation de sculpteur sur pierre. Son maître Henri Düler qui le suit jusqu'au diplôme national des Beaux-Arts a été lui même l'élève d'Aristide Maillol. Max Horde sculpte donc des femmes nues sans interruption avec, parait-il, un certain talent . Cependant, dès 1964 , à vingt et un ans précises, alors que Paul Belmondo lui offre une place dans son atelier il décide brutalement d'arrêter la sculpture . La lecture de la revue « ART VIVANT » l'entraine vers d'autres horizons. Dès lors , en solitaire d'abord, il réalise des installations de rue dans lesquelles il joue des rôles en décalage ou mimétisme avec le quotidien : marchand d'objets, Joconde vivante, bonimenteur ambulant … Il veut être un saltimbanque de l'art contemporain et déjà à cette époque souhaite militer pour une désacralisation de l'art. Invité dans des manifestations diverses il rencontre en Franche-Comté une équipe d'artistes avec lesquels il créera un journal « le Pap » -Petites annonces plastiques qui deviendra la troupe de performers itinérante « Pap'circus ».
En 1983 Max Horde quitte la Franche-Comté et retourne à Paris où il exerce comme enseignant en arts plastiques . La troupe Pap'circus s'est dispersée et Max Horde poursuit seul cette aventure; principalement dans les boites de nuit parisiennes. Ses performances s'adaptent à cette nouvelle situation et deviennent selon ses termes de curieux numéros pour un « music hall moderne ». C'est aussi durant cette période qu'il renoue avec la peinture. Il installe ses ateliers successifs dans des squatts tumultueux d'où il sortira un essai : « Squatt à squatter ». Pendant une première période Max ré-interprète le suprématisme qui le mènera à Leningrad en 1989 sur les traces le l'installation 0,10 de Malévitch . Cette relecture du suprématisme est menée dans un esprit de liberté totale y introduisant dérision , sexe et violence . En deuxième période Max réalise des BD-paintings , séries de peintures à textes de toutes dimensions pouvant couvrir de façon aléatoire de grandes surfaces et construire de grands livres muraux.
Un grand nombre de ces peintures ont été vendues aux enchères à Drouot , les autres sont encore en sa possession et ont été que très rarement exposées. De 1992 à 1995 Max Horde cesse toute activité artistique et milite dans différents mouvements qui le mèneront à Sarajevo , au Chiapas ou à New-York pour soutenir des causes politiques et humaines. En 2000 il s'installe à Montpellier puis à Sète où il crée plusieurs « artivités » autour d'un lieu nommé « MARCHAND DU SEL ».


Pap' circus:


Manifeste : Le concept circus est né avec le big bang. Nous, acteurs et spectateurs du cirque, nous ne réclamons qu'une seule chose : « que le spectacle continue ! » Nous respectons tous les équilibres, toutes les illusions, tous les dressages, toutes les acrobaties, toutes les voltiges, toutes les clowneries. Nous sommes nés artistes de cirque et nous aimons les animaux.

Pap’Circus a fait du cirque comme Dada montait des spectacles de variétés et Fluxus donnait des concerts . Présent dans tous les lieux d’où il n’était pas encore chassé : les festivals, les ateliers d’artistes, les théâtres, les espaces culturels, la rue, etc. Pap’Circus s’est amusé de tout pour son plaisir et parfois pour le plaisir des autres même si cela n’était pas son objectif premier. Sa quête n’a été que celle du plaisir éphémère. « Le plaisir c’est pour tout de suite, le bonheur c’est pour jamais ».
Pas de scénario, pas de répétitions, pas de mise en scène, pas d’artifices superfétatoires. Les re-présentations PAP’CIRCUS étaient des moments d’art brut, certains dirent d’ « art de brutes », où les performers réalisaient simultanément leur « numéro » en tenant le moins possible compte de leur voisin. En général une démonstration durait une heure mais elle pouvait être plus longue ou plus courte.

En 1995 Max Horde rencontre Richard Piegza. A partir de ce moment va commencer une série d'échanges : les festivals de Piotrkow Trybunalski et le concept Flying Carpet Airlines qui dans son fonctionnement a beaucoup de points communs avec Pap'circus, tout au moins dans la forme. Alors que Pap'circus s'affichait iconoclaste post dada , Flying carpet s'avère ouvert à toutes les formes d'expressions d'art performance.

La boutique dite « MARCHAND DU SEL » a depuis 2005 été ouverte à un grand nombre de manifestations et services artistiques, politiques, sociaux ou ludiques. Elle est devenue un lieu polyvalent , entièrement privé, libre de toute obligation liée aux projets subventionnés. Sans aucun sou en caisse depuis cinq ans le lieu existe , invente, expérimente. Il est un refuge autant qu'un lieu de résistance à tous les formatages ou récupérations proposés par le modèle de société dans lequel on se trouve .

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