Le monde vu par mes jouets

D'Alain Fleisher (2010)

Commentaire de Thomas :
Une ville, de nuit, et des jouets qui y évoluent.
Cette œuvre se base sur le changement d’échelle. Ici on filme une ville et quelques scènes qui s'y déroulent, mais plutôt que de prendre des acteurs, on prend des jouets. Le point intéressant c'est qu'on ne cherche pas a utiliser ces jouets pour reproduire le rôle d'acteurs mais dans leurs état de petites figurines mécaniques.
Ici, la fin en soit de la vidéo est de montrer le point de vue de simples jouets. Ils ne peuvent pas faire grand choses d'autres que ce que leurs mécanismes permettent, quitte à connaître un destin funeste. Mais ce n'est pas vraiment un problème, vus qu'en tant que jouet, ils ne peuvent pas regretter ce qu'il ne peuvent pas avoir de par leurs nature de simple objets inanimé aux couleurs vives et aux mouvements syncopés.

Bien sûr, on peut voir cette œuvre comme un parallèle de la vie citadine des humains, qui ne font jamais que répéter mécaniquement les mêmes gestes chaque jours : Se lever, prendre le bus, aller travailler, rentrer, manger, dormir. La tragique différence serait que les Hommes, contrairement aux jouets, ne sont pas limités par leurs nature à refaire les mêmes choses comme des petites machines bien pratique chaque jours.

Mais je préfère rester sur la vision poétique de simple jouets qui s'anime tout seul grâce a un petit ressorts, dans la friction des engrenages et le crissement des ressorts.