• J'ai décidé dans le cadre de ce TD ART VIVANT de prendre le thème de l'opéra


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A l'occasion de ce projet, je vais vous présenter la musique "remixée" du ballet de Roméo et Julliette (histoire basée sur celle de Shakespeare) par Prokofiev (collaboration avec un ami musicien) accompagnée d'un écrit afin de vous faire une brève présentation du sujet et surtout afin que je puisse vous expliquer les intentions de cette réalisation, mais aussi de vous faire part de mes sensations et de mes ressentis concernant l'opéra.

www.Jonathanpasi.tumblr.com (tumblr créé dans le cadre de ce TD d'Art Numérique.)

La musique jointe avec cet écrit est comme je l'ai dis, une sorte de "remix" de la musique originale provenant du Ballet de Roméo & Juliette. Elle fût composée par Serguei PROKOFIEV en 1935, mais celui-ci fut représenté pour la première fois seulement à partir de 1938. Ce ballet si célèbre avait pourtant été jugé comme étant indansable par la troupe du Bolchoï (célèbre troupe de danse provenant de Moscou) à cause de ses rythmes trop soutenus, trop compliqués et cadansés.
La musique ici remixée est l'une des plus connue et retenue de ce ballet, tirée de la deuxieme suite orchestrale. Air connu alors sous le nom de la Danse des chevaliers mais aussi sous celui de Montaigus et Capulets.
Cette composition est aujourd'hui l'une des plus connue dans le monde de l'Opera de cette époque, au même titre que Pierre et le Loup ou bien d'autre encore.

Je présente cette musique comme une métaphore qui symboliserai à mes yeux l'opera et les paradoxes qu'il peut aujourd'hui nous présenter.
Ce morceau réuni comme nous pouvons l'entendre, l'art Noble qu'est l'opéra et un autre qui peut paraitre plus urbain, avec le gros son de batterie et de "scratch" qu'on retrouve le plus souvent dans des morceaux plutôt "rap"; c'est ici un mélange contradictoire entre le contemporain et la musique tragique de l'époque qui accompagnée le ballet en relation avec la piece originale. Le son des violons nous plonge dans une ambiance de scène d'opéra, qui nous laisserai presque immaginer une sorte de scenario angoissant, où par dessus vient se meler des bruits de "scratch" d'une platine qui eux, sont plus contemporains et en adéquation avec notre époque, ce remix annonce directement une rupture dès le debut où l'on entend la voix d'un homme et le son vieilli en l'espace de quelques secondes, comme si ce son provennait d'un vieux poste pour ensuite mieux annoncer la confrontation des siècles. J'ai choisi la réalisation d'une composition comme celle-ci pour pouvoir vous présenter en quelque sorte ce que je ressens lorsque je vais à l'opera.
Ce lieu qui nous plonge dans le noir avec une atmosphère d'époque et des célèbres pièces reprises des siècles passés (comme Romeo et Juliette ou bien les opéras de Mozart) forment une contradiction avec les spectateurs tous vetûs d'habits contemporains, et même depuis quelques années des habits de villes. L'ambiance "côtée" et classe de l'opera reste telle quelle mais ne cesse de s'estomper au point d'abolir même son dresscode.
Outre les spectateurs, l'opéra est un genre qui est incontestablement en perdition après Strauss, Berg, et quand même quelques compositeurs très portés sur l'opéra comme Britten ou Landowski. Notre époque nous rapelle sans cesse que l'opera créé de moins en moins des pièces qui nous marquerons comme celles de l'époque...
De plus, l'opéra au niveau esthetique se "modernise". Effectivement, les décors, costumes et autres qui eux, avaient la capacité de nous plonger dans la pièce, laissent place à des choses plus "soft" et mettent ainsi à mes yeux en avant le talent de ce qui le pratiquent.
Ce morceau ici proposé (ayant pour base un opéra d'époque) pourrait alors être un opéra remis au goût du jour et donc modernisé plus que paradoxal.
Pour finir, la forme du morceau en elle-même pourrait être illustrée comme un combat entre contemporain et époque comme on a pu le voir précédemment, une rupture apparait réellement au milieu du morceau vers les 1min40 pour laisser seulement la place à un rythme de batterie accompagné d'un son grave de cuivre comme si le contemporain prenait le dessus.
La musique va par la suite se rembobiner, le son va être "inversé" de manière à faire apparaitre une nouvelle mélodie grace à celle de base, toujours avec les percussions et les "scratch" en rajout. Comme si l'opéra de l'époque inspirait les nouveaux d'aujourd'hui. Pour finir, cette musique remixée pourrait accompagner un ballet plus dans l'air du temps avec des danseurs plus urbains.

  • Rencontre avec l'opéra


PHOTO7.JPEG? Concernant les pieces que j'ai vu, je suis allé à l'opera il y a quelques mois (en janvier au Corum) pour écouter un symphonique de Moussorgski (Tableaux d’une exposition - orchestration de Maurice Ravel) et un de Dimitri Chostakovitch (Symphonie n° 5 en ré mineur, opus 47 et une de Chostakovitch) joué par l'orchestre de Montpellier.


<<En orchestrant les Tableaux d’une exposition de Modeste Moussorgski, Maurice Ravel rendait un magnifique hommage aux coloris orchestraux de la musique russe. Double révérence (celle de Moussorgski à son ami peintre défunt Hartmann et de Ravel à l’un de ses maîtres ès-musique), ces Tableaux sont russes autant que français. A contrario la Cinquième Symphonie de Dimitri Chostakovitch nous semble d’autant plus soviétique. Attaqué par le régime après le scandale de son dernier opéra Lady Macbeth, Chostakovitch est contraint de se mettre au pas de la doctrine stalinienne. Achevée dans un climat de terreur (celui des grandes purges), l’œuvre symbolise la fin de l’indépendance artistique sous Staline.>>

Lors de cet Opera symphonique, j'ai vraiment pu éprouver un sentiment d'évasion. Le son des violons mélangé à ceux des cuivres et des percussions me laissaient imaginer de réelles histoires et faisaient naître en moi une inspiration pour la réalisation de court métrage ou même une peinture.
D'ailleurs, cette symphonie a été écrite comme on l'a vu en hommage a Hartmann, l'ami peintre de Moussorgski.
Cette symphonie que j'avais déjà entendue auparavant, m'a vite fait penser à une marche, (tout comme celle de Pierre et le loup) les cuivres du début nous guident comme une sorte de marche glorieuse. Ils laissent place aux périples de la marche grâce aux violoncelles et leurs sons plus graves sur un rythme plus accéléré pour la suite se recalmer. Le rythme de la musique est en perpetuel changement, passant du rapide au lent, du fort au doux. Cette musique serait donc, selon moi, une promenade semmée d'embuche, d'obstacle et de péripéties pour se finir sur des notes de gloire et de prestiges grâce au son des trompettes, de tymballes et de gonges rappellant une fin heureuse de film.
Elle nous décrit une histoire, selon moi, une sorte de confrontation, de guerre, et nous laisse immaginer un paysage, un décor où se déroulerait alors la scène.

  • Compte rendu


PHOTO6.JPEG? Die Entführung aus dem Serail

<<À la demande de Jean-Paul Scarpitta, Alfredo Arias s’empare de Mozart. Le metteur en scène franco-argentin dont les mises en scènes décalées, toutes de dérision et d’humour, ont fait l’immense renommée, interprète L’Enlèvement au sérail. Sa poésie sur le fil répond à celle de l’univers mozartien.
Car L’Enlèvement au sérail est autant une fable sur un Orient mythifié, celui des harems et des captives occidentales, qu’un hommage au courage de l’admirable Constanze, héroïne inébranlable dans sa fidélité amoureuse.
Cette femme sublime capable de tenir tête au sultan laisse entrevoir Pamina résistant aux épreuves de La Flûte enchantée et Léonore cherchant à sauver son époux emprisonné dans Fidelio de Beethoven. La conviction inébranlable de Constanze donne au chef- d’œuvre de Mozart une dimension spirituelle. « La mort n’est elle pas le chemin de la quiétude ? Et mourir à tes côtés, c’est déjà la félicité ? » promet l’héroïne à Belmonte. Malin Hartelius, légendaire interprète du rôle lui prête sa voix. >>

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En Février, je me suis rendu à l'opéra Comédie pour assister à la représentation de L'enlèvement au Serail de Mozart, par la troupe de l'opéra National de Montpellier chantée en allemand. Opéra bien sûr différent du précédent car celui-ci était théatralisé.
Les cantatrices et cantateurs mettaient en scène l'histoire de la tentative du noble Belmonte d'enlever sa fiancée Konstanze, retenue prisonnière dans le palais du Pacha turc Selim. Le décor m'a fait tout de suite penser à une sorte de tableau, premièrement avec le cadre dans le fond, mais aussi grâce aux couleurs. Ce décor m'a paru plus expérimental qu'explicite. On aurrait dit que l'on voyait la scène d'en haut car des fenêtres ouvertes étaient parallèles entre le sol et le plafond. De plus, une sorte de toile descendait entre les actes pour couper l'avant et le fond de la scène et laisser apparaitre un décor de mer ou de nuages. Le chant était accompagné d'une musique de fosse jouée par l'Orchestre symphonique de Montpellier soulignant alors les différentes actions de l'histoire. Les costumes étaient assez simplistes et servaient seulement de distinction entre les différents personnages et leur rang.

  • Expositions dans le cadre du cours

Exposition du Carré Saint Anne
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Suite à l'exposition du Carré Saint Anne vu en groupe de TD un vendredi après midi, j'ai décidé d'analyser une sculpture de cire de John Isaac
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Cette Oeuvre à l'allure morbide et glauque m'a fait penser dès le premier regard à un cantateur. C'est pourquoi ayant choisit le thème de l'opéra, je trouvais cela interessant à analyser.
En effet, cette statue de bien deux mètres de haut, à la masse graisseuse disproportionnée et à la texture de cire donnant pourtant une allure vraiment réaliste à l'oeuvre, symboliserai, ou même caricaturerai à mes yeux une sorte de ténor.
Tout d'abord son bras levé en l'air et son gros ventre, m'ont fait directement penser au célèbre chanteur d'opéra Pavarotti.
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Sa tête légèrement levée vers le haut m'a donné l'impression que cette statue chantait. De plus, cette statue de cire posée sur un bloc noir, pourrait faire référence à une scène.
Celle-ci est l'oeuvre qui ouvrait en partie l'exposition, elle était placée devant nous dès notre arrivée et nous présentait le reste de l'exposition tout aussi glauque que cette dernière. Comme-ci cette grosse personne nous annonçait la visite en chantant haut et fort, d'une exposition qui sera dans son registre, à savoir, morbide.

"Adieu la Suisse !", Peter Pfrunder au Pavillon Populaire

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L'exposition Adieu la Suisse fut celle qui succéda à celle du Carré st Anne et nous plongea alors dans un registre complètement différent.
En effet, cette exposition nous présentait des photos de la Suisse en noir et blanc ou bien avec des couleurs vives, nous montrant dans un premier temps de beaux paysages suisses pour poursuivre avec les zones industrielles et plus urbaines plantées dans ce beau pays.
L'image de la Suisse est restée la même depuis de nombreuses années, à savoir, celle d'un pays neutre, aux paysages naturels vierges et aux forêts luxuriantes dont son atmosphère idyllique est la base de la constitution et de l'évolution du Mythe.
Cependant, Pfrunder nous l'a montre d'une autre manière comme s'il voulait nous faire ouvrir les yeux sur cette utopie.
Les photos qui m'ont fait, pour ma part, prendre conscience de cette dénonciation sont celles des chalets comme celui sur l'image ci-dessus, photographié sur une montagne dont l'herbe est parfaite. Les paysages qui entourent ces chalets sont à l'image de la Suisse, mais pourtant, nous avons appris durant cette visite que ces maisons étaient en fait des Bunkers construis pour se défendre contre toute éventuelle attaque faite a la Suisse. Ces photos suivies d'explication voudraient donc dénoncer à mes yeux le fait que la beauté de la Suisse, comme on la voit, pourrait bien camoufler des choses pourtant moins belles. Elles m'ont également fait penser que si ces photos peuvent nous "berner", alors le reste du paysage suisse le pourrait aussi. Adieu l'utopie Suisse !