PAUL-ARMAND GETTE


0 m Plage Malmö

Paul Armand Gette est né en 1927 et est âgé de 80 ans, il s'intéresse et est expert en minéralogie et botanique.L'artiste expose en France comme à l'étranger.
Paul Armand Gette brise les frontières de l'art contemporain grâce a son croisement de genre.
Par le biais du dessin, de l'écriture, de la photographie ou de la peinture, l'artiste met en lien nature et corps féminin, il se base souvent sur les grandes déesses de la mythologie (Aphrodite, Artémis,..).

Paul Armand Gette explore les formes et les mythes tout en ancrant sa pratique dans une rigueur scientifique. Sculpteur, écrivain, cinéaste, dessinateur, photographe, poète, ses compositions visuelles possèdent un point commun : elles sont toutes réalisées à partir d’un ensemble de références naturalistes et mythologiques à décoder. Il se se focalise sur le dévoilement de la déesse à travers, la peinture et le dessin. Pour cet artiste, il n’y a aucune différence entre les deux mythes :

«Je passe aussi sans difficulté de la mythologie grecque à la romaine, Artémis ou Diane, suivant le moment».

En effet, les deux déesses se révèlent toutes les deux dangereuses à pourchasser.
Paul Armand Gette peut aussi mettre en scène une histoire de femmes, de roches et de fruits, Il arrive parfois que la main de l’artiste intervienne visiblement dans le champ.
Il crée tout ceci dans des paysages qu'il découvre lors de ses voyages autour du monde.

Paul Armand Gette est capable de regarder de façon très précise des choses et des objets. Il observe et analyse différemment un lieu, un corps, un insecte voire une pierre ou un fruit «pour déceler les «petits riens» qui amorceront des rapprochements uniques».
En s'intéressant aux corps et aux paysages, l'artiste met en place son propre vocabulaire plastique. Il manie un certain langage ou les minéraux et les corps sont des de compléments d'objets ou des verbes articulant une réflexion sans cesse renouvelée.

''L'image de la femmes dans ses œuvres:''



La passion dont Paul-Armand Gette témoigne à l'égard des modèles vivants atteste son attachement au respect d'une certaine tradition des Beaux-Arts, laquelle rappelle le rôle qu'ils ont joué dans l'histoire de l'art et dans celle des peintres.

Il reste surprenant de constater comment cet artiste contemporain, qui désigne les enjeux de l'art ailleurs que dans la production d'œuvres, accorde aux modèles vivants tant d'importance. Mais l'invitation formulée aux jeunes filles qui acceptent de lui servir de modèle contient les motifs de sa détermination ; il ne s'agit pas de l'exercice académique de la pose au cours de laquelle la personnalité du modèle serait voilée, mais, avec plus d'insistance encore ces dernières années, il les invite à être là, présentes et soi même, à abandonner " leur rôle de simulacre et à l'aider' " " à occuper son temps ". Le prénom de chacune d'elles est indiqué le plus fréquemment possible : dans les titres des œuvres auxquelles elles ont collaboré, dans les textes ou sous forme de remerciements. Aucune ne sera jamais oubliée.

Au début des années soixante dix, comme dit précédemment, Paul-Armand Gette se référait très aux méthodologies scientifiques qui font appel à des personnes comme repères naturels ; il a donc été conduit, par rigueur de méthodes, à donner aux jeunes modèles la place prépondérante qu'elles ont conservée depuis dans son travail. Dans un premier temps, ce furent des petites filles qui prirent le rôle non édicté de l'Alice de Lewis CARROLL pour des travaux photographiques portant, entre autre chose, sur l'analyse de paysages ; ses rencontres rappellent toujours à l'artiste les circonstances heureuses du temps passé à jouer en leur compagnie. Les années passant, les petites filles modèles ont souvent conservé et entretenu des contacts avec l'artiste ; dix ans plus tard, devenues nubiles, elles ont merveilleusement figuré le passage de la naïveté et la spontanéité de l'enfance, à la retenue et la timidité de l'adolescence. C'est alors avec plus d'acuité que se posa pour Paul-Armand Gette le problème du rapport au modèle.



Cette question trouvait son élargissement dans la critique engagée envers les systèmes, les codes et les méthodes dont il déjoue toujours les finalités en les employant hors de leur contexte et en les appliquant à des objets différents. Comme tout autre système, le modèle est finalement appréhendé hors de la fonction initiale pour laquelle il a été inventé, hors du cadre habituel de son usage. En le privant de son rôle confortable, l'artiste dévoile ce qu'il est dans son essence, et se plaît à le "regarder tourner à vide". Aujourd'hui, Paul-Armand Gette ne choisit pas ses modèles. Il détermine uniquement les cadres dans lesquels il accepte de rencontrer les jeunes filles qui souhaitent le devenir ; dans les écoles d'art où le mène l'exercice de sa profession par exemple, il lance un appel à contribution et celles qui le désirent, se font connaître. Ainsi, il ne procède pas à un choix particulier de la personne mais il accepte toutes celles dont la motivation est plus forte qu'une beauté physique ou des canons relatifs. En ce sens, il se laisse guider par le hasard de la rencontre, réaffirmant l'autonomie du modèle qu'il entend respecter. Plus encore, en s'y soumettant, il procède à un renversement inhabituel lorsqu'il s'agit de création artistique et de modèles vivants. Le fait de ne pas diriger ses modèles et, plus encore, d'éprouver du plaisir à se laisser mener par eux, peut être interprété comme de l'indécence.
  • Comment l'artiste parvient-il à ne pas y "perdre son âme" ?

Les touchers du modèle auxquels il a été naturellement amené en été 1983, pourraient être considérés, dans les sens propres des termes, comme une débauche du modèle. L'apparition de la main de l'artiste rend accessible la relation au modèle et le banalise en quelque sorte. Elle montre avec ironie que la distance entre le monde réel (l'artiste) et celui de l'art (le modèle) est aussi simple à rompre en y laissant passer une main. Les œuvres réalisées grâce au concours des petites filles, comme les actuelles contributions des jeunes femmes, ont toujours été envisagées avec l'accord et plus encore, la complicité des personnes dont l'image est reproduite. Son art de la promiscuité entretient, selon lui, "une relation consentie des deux côtés ; le plaisir de regarder, en effet, ne pouvant être accompagné que de celui d'être regardé".

Tout comme la photographie, Paul Armand Gette se consacre à l'écriture."Les mythologies apprivoisées" est l'un de ses ouvrages (parmi tant d'autres) le plus reconnu,du moins le plus important. Le livre retrace l’ensemble des projets menés par Paul Armand Gette lors de ses différents séjours à Sète et de leurs suite sur d’autres sites. L’édition originale des "Mythologies apprivoisées" a été tirée à 900 exemplaires
dont : 7 exemples sous couverture camouflage marqués de A à G et signés par l’artiste.


site Paul Armand Gette