Pina Bausch


Pina Bausch


Biographie



Pina Bausch était une danseuse et chorégraphe allemande née le 27 juillet 1940 à Solingen en Allemagne et décédée
le 30 juin 2009 à Wippertal. Déjà enfant elle prend des cours de danse et participe à de petits spectacles pour enfants
ainsi qu'à des opérettes.

Elle est la troisième enfant d'August et Anita Bausch, gérants d'hôtel à Solingen où elle est née1. Elle décrit son enfance en soulignant qu'elle a « grandi dans un bistrot », où elle passait son temps sous les tables à observer les gens1,3, une activité qu'elle qualifie de « belle et captivante ».

Elle commence sa formation de danse à 15 ans à la Folkwang-Hochschule d'Essen, berceau de la danse-théâtre, dirigée par Kurt Jooss. En 1958, elle obtient son diplôme de danse de scène et pédagogie de la danse . A 19 ans, elle s'envole pour les États-Unis où elle poursuit ses études avec plusieurs chorégraphes, dont José Limón et Antony Tudor et travaille comme soliste pour plusieurs chorégraphes américains, notamment Paul Taylor et Antony Tudor. Elle finit sa formation au sein de la Dance Company de Paul Sanasardo et Donya Feuer et en 1961, elle est embauchée par le Metropolitan Opera de New York et rejoint le New American Ballet.

En 1962, elle repart en Allemagne, devient soliste du Folkwang-Ballett et assiste de plus en plus souvent Jooss dans ses chorégraphies. Au sein de cette formation, elle participe à de nombreuses tournées. En 1967, elle travaille avec le danseur et chorégraphe Jean Cébron et se produit en 1968 au Festival de Salzbourg. À partir de 1968, elle se met à la chorégraphie et prend la suite de Jooss en 1969. Elle est directrice artistique de la section danse de la Folkwang-Hochschule à Essen jusqu'en 1973 et à nouveau de 1983 à 1989.

Dès 1972, elle donne aussi des cours de danse moderne. Arno Wüstenhöfer, directeur du centre artistique Wuppertaler Bühnen, la convainc en 1973 de rejoindre la troupe et d'en assurer la direction en lui laissant une grande marge de manœuvre et en lui permettant d'engager des danseurs de la Folkwang-Hochschule. Depuis, le centre artistique de la danse de Wuppertal porte son nom (Tanztheater Pina Bausch). En 1976, lors d'une soirée consacrée à Bertolt Brecht et Kurt Weill (Die sieben Todsünden), Pina Bausch rompt définitivement avec les formes de danse conventionnelles en expérimentant de nouvelles formes de cet art. Elle introduit le concept de danse-théâtre ou Tanztheater sur la scène allemande et internationale, provoquant à ses débuts de nombreuses critiques. Jusqu'au milieu des années 1980, le Tanztheater Wuppertal est le fleuron du ballet allemand, et une des compagnies allemandes les plus demandées au niveau international. Il reste toujours une référence aujourd'hui.

Elle meurt le 30 juin 2009 à l'âge de 68 ans, cinq jours après avoir appris qu'elle souffrait d'un cancer généralisé.


Théorie et style




Pina Bausch travaille par rapport à l'anatomie du corps de chacun, aux possibilités qui sont données ou non aux corps. Elle interroge ses danseurs pendant tout le processus de création et creuse la vie de chacun, leur passé, pour les faire danser. Elle dénonce les codes de la séduction, la solitude dans le couple et travaille sur la communication dans les rapports hommes-femmes.

C'est une vision très pessimiste qui s'exprime par des petits gestes anodins répétés, ou par l'accumulation des danseurs sur scène. Souvent, dans ses spectacles, une femme reste impassible et engage une rupture ou une transition vers une autre scène. Les « rondes à la Pina Bausch » désignent ces petits gestes repris par les hommes ou les femmes ou les deux, une sorte de signature, même si elle les utilise moins en fin de carrière. Une autre marque est la fluidité qu'elle développe sur le haut du corps, induisant de grands mouvement de bras, la souplesse du buste, et des jeux récurrents avec les cheveux souvent très longs de ses danseuses. C'est un des exemples de langage ou de style par lesquels les chorégraphes ou les danseurs ont fait exister une autre danse.

Ses spectacles mêlent la parole et le jeu d'acteur à la danse, c'est pourquoi Pina Bausch a été très appréciée des gens de théâtre, peut-être avant ceux de la danse3. On a parlé d'opéra, de ballet, puis vers 1975-1976, de Tanztheater (théâtre de danse) pour qualifier son travail. Dans Café Müller, elle a travaillé sur son passé de jeune fille dans le café de ses parents en Allemagne. La fluidité du haut du corps balloté entre en collision avec des changements de tonus. La danseuse reste imperturbable par rapport à ce qui se passe autour d'elle, elle suit sa ligne tracée. Les personnages se croisent, nos souvenirs personnels interfèrent, et de la scène se dégage l'émotion intense de la solitude.

Citations



«Longtemps, j'ai pensé que le rôle de l'artiste était de secouer le public. Aujourd'hui, je veux lui offrir sur scène ce que le monde, devenu trop dur, ne lui donne plus : des moments d'amour pur.»
  • "Ce n'est pas la manière dont les gens bougent qui m'intéresse mais ce qui les fait bouger. "

** Œuvres**


Fritz (création le 5 janvier 1974)
Iphigenie auf Tauris - Iphigénie en Tauride de Gluck (création le 21 avril 1974)
Zwei Krawatten - Deux cravates (création le 2 juin 1974)
Ich bring dich um die Ecke… - Adagio - Fünf Lieder von Gustav Mahler (création le 8 décembre 1974)
Orpheus und Eurydike - Orphée et Eurydice de Gluck (création le 23 mai 1975)
Frühlingsopfer (Wind von West - Der zweite Frühling) - Le Sacre du printemps (création le 3 décembre 1975)
Die sieben Todsünden - Les Sept Péchés capitaux des petits bourgeois (création le 15 juin 1976)
Blaubart - Beim Anhören einer Tonbandaufnahme von Béla Bartóks Oper „Herzogs Blaubarts Burg“ - Barbe-Bleue - En écoutant un enregistrement de l'opéra de Béla Bartók (création le 8 janvier 1977)
Komm tanz mit mir - Viens danse avec moi (création le 26 mai 1977)
Renate wandert aus - Renate s'en va (création le 30 décembre 1977)
Er nimmt sie an der Hand und führt sie in das Schloß, die anderen folgen - Il la prend par la main et la conduit au château, les autres suivent (création le 22 avril 1978)
Café Müller (création le 20 mai 1978)
Kontakthof (création le 9 décembre 1978)
Arien (création le 12 mai 1979)
Keuschheitslegende - La Légende de la chasteté (création le 4 décembre 1979)
1980 - Ein Stück von Pina Bausch - Une pièce de Pina Bausch (création le 18 mai 1980)
Bandoneon (création le 21 décembre 1980)
Walzer - Valses (création le 17 juin 1982)
Nelken - Les Œillets (création le 30 décembre 1982)
Auf dem Gebirge hat man ein Geschrei gehört - Sur la montagne on entendit un hurlement (création le 13 mai 1984)
Two Cigarettes in the Dark (création le 31 mars 1985)
Viktor (création le 14 mai 1986)
Ahnen - Les Ancêtres (création le 21 mars 1987)
Die Klage der Kaiserin (Kinofilm) - La Plainte de l'impératrice (film) (sortie en 1989)
Palermo, Palermo (création le 17 décembre 1989)
Tanzabend II (Madrid) - Soirée de danse II (Madrid) (création le 27 avril 1991)
Das Stück mit dem Schiff - La Pièce au bateau (création le 16 janvier 1993)
Ein Trauerspiel - Une tragédie (création le 12 février 1994)
Danzón (création le 13 mai 1995)
Nur Du - Only you - Seulement toi (création le 11 mai 1996)
Der Fensterputzer - Le Laveur de vitres (création le 12 février 1997)
Masurca Fogo (création le 4 avril 1998)
O Dido (création le 10 avril 1999)
Kontakthof mit Damen und Herren ab '65 - Kontakthof pour dames et messieurs de 65 ans et plus (création le 25 février 2000)
Wiesenland - Terre verte (création le 5 mai 2000)
Água (création le 12 mai 2001)
Für die Kinder von gestern, heute und morgen - Pour les enfants d'hier, d'aujourd'hui et de demain (création le 25 avril 2002)
Nefés (création le 21 mars 2003)
Ten Chi (création le 8 mai 2004)
Rough Cut (création le 15 avril 2005)
Vollmond - La Lune (création le 11 mai 2006)
Bamboo Blues - (création le 18 mai 2007)
Sweet Mambo - (création le 30 mai 2008)
Kontakthof pour adolescents de 14 ans et plus - (création en novembre 2008)
…Como el musguito en la piedra, ay si, si, si… - (création le 12 juin 2009)

**Distinctions et récompenses**


  • 1984 : Bessie Award à New York
  • 1999 : American Dance Festival Award
  • 1999 : Prix Europe pour le Théâtre
  • 2004 : marque la remise d'un Prix Nijinski du meilleur chorégraphe pour rendre hommage à sa carrière dans le monde de la danse.
  • 2007 : Lion d'or pour l'ensemble de sa carrière le 20 juin 2007 dans le cadre du festival de danse de Venise organisé durant la Biennale.
  • 2008 : Prix de Kyōto pour l'ensemble de sa carrière.
  • 2008 : Prix Goethe




** Pina Bausch et le Septième Art **




image Pina_.jpg (33.5kB)

Artiste multifacette, Pina bausch a à plusieurs reprises travaillé et allié son art de la danse à celui du cinéma.
Elle commence en faisant collaboration avec le grand Frederico Fellini et le film :

Vogue le navire  1983
Rapide synopsis :

Juillet 1914 au sein du port de Naples. Peu avant le déclenchement de la Première Guerre mondiale, Un paquebot de luxe, le Gloria N , accueille à son bord l'élite du pays, pour aller disperser au large de l’île d’Erimo les cendres de la grande et adulée diva Edmée Tetua. Au cours du voyage, le navire croise la route d'un bateau à la dérive. Il y récupèrent des Serbes qui cherchent à trouver refuge après l'assassinat de l'archiduc François-Ferdinand. Ils sont accueillis à bord du paquebot. Mais un vaisseau de guerre austro-hongrois naviguant aux alentours s'avère très menaçant. Le voyage, jusqu'à présent sans histoires, va prendre un tournant tragique à mesure qu'on aborde l'île.


Comme beaucoup de ses réalisations, Fellini avec -Et vogue le navire-, parle profondément de cinéma, mais ici l'évocation se fait plus morose et nostalgique. Le film débute par un prologue mettant en scène l'embarquement des passagers ; avec comme seul son le bruit d'une pellicule tournant dans un projecteur, il est filmé en noir et blanc et sépia ainsi que sur une cadence d'images accélérée comme pour rappeler le cinéma des origines, en particulier le burlesque et son pantomime. C'est petit à petit , alors que la caméra s'élève sur un gigantesque escalier, que la couleur fait son apparition. L'une des dernières séquences du film montrera un jeune passager éploré se projetant une bobine mettant en scène la diva disparue, alors qu'il a les pieds dans l'eau pendant que le paquebot coule. Entre ces deux séquences, se déroule donc le film, un voyage étrange racontant la fin d'un monde avec ses personnages grotesques approchant le ridicule et enfermés dans leur art vieillissant et leurs coutumes surannées - les longues séquences, parfois artificiellement étirées, dans le restaurant sont l'occasion pour le réalisateur de nos offrir une galerie de portraits particulièrement savoureux.


http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18741301&cfilm=187.html

La plainte de l'imperatrice 1991

Un essai de la célèbre chorégraphe en forme de méditation sur les questions de l'articulation du mouvement du corps, des images et du sol.


Realisé par Pina Bausch elle même, le tournage commence en 1987, au moment où l'artiste est à l’apogée de sa gloire, elle a brisé les codes conventionnels de la danse et forge son style bien à elle
Selon Pina, Filmer, s'engager dans le cinéma permet de transporter cet art du corps, ailleurs, dans la nature, à l’extérieur.
Il s'agit de la seule œuvre qu'elle réalisera, et qui marquera un tournant dans sa carrière. On parlera d'un avant et après le film.

Le livre «  Comme une épine dans l'oeil » réunit des textes et témoignages de grands artistes tels que Fellini ou Pedro Almodovar à l'égard du film et de Pina.

Le titre du film paraît biblique, un peu provocant. Une femme, des femmes, un homme, des hommes. Qui ne sont peut-être qu’un et se manifestant sous plusieurs apparences. Des enfants aussi et, bien sûr, des passions. La danse en fait partie. Autant de marques pour jalonner le parcours. Justement, un parcours peu habituel à l’intérieur de la ville et dans les paysages autour de Wuppertal, où la chorégraphe habita et travailla pendant presque quarante ans.
 
Un portrait ne raconte pas une histoire. On peut seulement deviner la biographie de celui ou de celle qui est portraituré. Même quand il s’étale dans le temps – ce qui est ici le cas –, une histoire se dégage à peine. Au lieu de cela le film creuse dans la profondeur des sensations, des atmosphères jamais vues et entendues.
 
C’est aussi un film sur les saisons. Les feuilles en automne. La neige en hiver. L’herbe au printemps. Sur des arbres qui portent des numéros. Sur des eaux vives et des fruits étranges. Il y a un désir criant dans ce film, le besoin d’être aimé, la peur de la fin.



Parle avec elle 2002 Almodovar

image Danseurs.jpg (39.4kB)

Lors d'un spectacle de Pina Bausch, Benigno, infirmier, remarque les larmes de son voisin, Marco, un écrivain d'une quarantaine d'années. Il aimerait pouvoir lui faire part de son émotion mais il n'ose pas. Plusieurs mois plus tard, le destin les fait se rencontrer à la clinique el Bosque, la clinique où travaille Benigno. Lydia, la petite amie de Marco, torero professionnel, est dans le coma, après un accident pendant une corrida. Benigno s'occupe, quant à lui, d'une jeune danseuse, elle aussi dans le coma, Alicia. Les deux hommes deviennent très vite amis

«  Dans « tout sur ma mère », il y avait un poster de Pina dans « Café Müller », accroché sur un mur de la chambre du films de Cecilia Roth. Je ne savais pas alors, que cette chorégraphie serait le prologue de mon prochain film. A l'époque je voulais seulement offrir un hommage à la chorégraphe allemande ».
P.Almodovar




Les rêves dansants, sur les pas de Pina Bausch 2010
:  Rainer Hoffmann ,Anne Linsel

En 2008, Pina Bausch, quelques mois avant sa mort, décide de reprendre son fameux spectacle Kontakhof, non plus avec sa troupe, mais avec des adolescents de 14 à 18ans qui ne sont jamais montés sur une scène et n'ont jamais dansé. Ce documentaire est leur histoire...

Les Inrocks: Mais, plus que cela, à travers la thématique centrale de Kontakthof, “un lieu où l’on se rencontre pour créer des contacts”, disait Pina Bausch, le film expose avec une rare délicatesse une galerie de portraits d’adolescents qui nous parlent à la fois de leur génération et, à travers leur histoire personnelle, de l’état du monde.
Il y a ce Rom qui raconte : “C’est difficile de dire d’où je viens. Je suis né en Bosnie et je suis un tzigane musulman” ; cette jeune fille d’origine kosovare qui parle de l’émigration de sa famille en Allemagne à la suite de la mort de son grand-père, brûlé par les Serbes en 1993, ou cette autre adolescente, qui joue l’un des rôles principaux, la femme en rose, et a du mal à se détendre. Elle finit par confier à la caméra la mort de son père dans une explosion de gaz trois ans plus tôt, “la fin d’une famille parfaite”, et l’occasion que constitue pour elle ce projet de se confronter à ses sentiments et de faire des rencontres.
Le film se termine le soir de la première et l’on y voit – dernières images de la chorégraphe disparue en 2009 – Pina Bausch monter sur le plateau et donner à chacun une rose et un baiser. Poignant et magnifique

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19121409&cfilm=181245.html



Pina – Wim Wenders – 2011

Ce documentaire revient de loin : la mort brutale de Pina Bausch, en juin 2009, lui a d’abord donné un coup d’arrêt. Fidèle au désir de la chorégraphe qui souhaitait voir ses pièces continuer à exister, Wim Wenders s’est finalement décidé à le tourner. Il filme donc « Café Müller » et « Vollmond », corps entravés, mouvements répétés. Saisit les brèves paroles en voix off d’une troupe dont Pina Bausch semblait être le gourou et, conformément au désir de la danseuse, s’abstient de livrer dates ou commentaires. Bien servi par une 3D jusque-là réservée aux films d’animation et aux blockbusters, il appréhende l’espace en lui insufflant une profondeur unique. « Pina » recèle donc de purs fragments poétiques, sublimes au sens étymologique du terme : violence, entravement, désespoir existentiel. On en retient d’abord les vapeurs spirituelles - nouvel obs

Wim Wenders et Pina Bausch avaient eu pour projet de faire un film. Mais Pina ne parvint pas à trouver une forme filmique qui convienne à sa danse. Le projet n’a pas été réalisé. Après la mort de la chorégraphe, Wim Wenders décide de reprendre l’idée et réalise « Pina », avec la participation des danseurs de sa troupe. Sa décision est prise lorsqu’il voit Avatar et découvre la technique de la 3D. Sans aucun doute pour Wenders, c’est le moyen rêvé pour filmer le plus fidèlement possible la danse de Pina.

Pierre Eugène a écrit sur le film le suivante: «Ce film est traversé de beaux moments, et qui ne tiennent pas tous uniquement à Pina Bausch : les mises en scènes de danseurs seuls sont parfois d’une grande beauté, et l’idée de filmer à l’extérieur est aussi très intéressante». Serge Kaganski, également, pense que «le grand mérite du cinéaste est d’avoir su s’effacer (pas complètement, on y reviendra) derrière son sujet. Pina est essentiellement constitué de larges extraits de spectacles de la chorégraphe (Le Sacre du printemps, Café Müller, Kontakthof, Vollmond…), envolées de corps, de gestes [...] y compris pour un spectateur peu familier des spectacles de danse [...] Wenders n’a donc pas pu s’empêcher de vouloir ajouter sa plus-value cinéma au lieu de s’effacer totalement devant la tellurique beauté bauschienne. Mais si l’on peut questionner leur nécessité, la 3D et les sorties extérieures ne gâchent pas non plus le plaisir».

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19196968&cfilm=189098.html


LINKS

RODEK, Hanns-Georg. Entretien avec Wim Wenders. Le Parvis Scène Nationale Tarbes Pyrénées [en ligne]: http://www.parvis.net/c_infosup.asp?menu=cinema&reference=1950 [date de référence: 4 de octobre de 2012]

VICENTE, Àlex. Wim Wenders: "Sin el 3D esta película no existiría" [Sans 3D, ce filme n'existerait pas]. Fotogramas, 21 de septembre de 2011 en ligne]: http://www.fotogramas.es/Peliculas/Pina/Wim-Wenders-Sin-el-3D-esta-pelicula-no-existiria (en espagnol). [date de référence: 4 de octobre de 2012].