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Sarah Morris






"Tout dans la nature se modèle sur la sphère, le cône et le cylindre, il faut apprendre à peindre sur ces figures simples, on pourra ensuite faire tout ce qu'on voudra."
Cézanne






















Biographie


Sarah Morris est née en grande-Bretagne en 1967. Elle a grandi aux Etats-Unis où elle a étudié la sémiotique à l'Université de Brown avant d'intégrer un programme d'artistes au Whitney Museum en 1989.

Elle est influencée par le pop-art.

Intéressée et intriguée par le pouvoir attractif des villes, les structures des médias et de la publicité, Sarah Morris commença à développer de larges peintures abstraites inspirées des villes américaines et de leur architecture, avant de se lancer dans la cinématographie.

Elle partage son temps entre Londres et new York.
L’œuvre de Sarah Morris prend sa place dans un certain héritage de l’art Pop américain, et notamment de l’œuvre d’Andy Warhol, en s’efforçant de capter, sous l’apparente surface des signes visuels que proposent les grandes villes et les médias contemporains, les « structures (1) » (Sarah Morris) qui commandent la perception du monde actuel. Tout en n’ignorant pas la relation que les formes dont elle s’empare ont avec le modernisme, Sarah Morris mêle le formalisme historique à une mise en jeu personnelle des formes perçues et des conditions de vie dont elles témoignent.




Carrière


Morris a commencé sa carrière en faisant des peintures graphiques.
A ses débuts, elle collabore avec l'artiste emblématique Jeff Koons (1955-artiste américain), il lui inspire le goût des paradoxes de la communication, ce qui va la mener à appréhender les médias comme sujet potentiel d'une œuvre.
A New York, elle crée son studio Parallax en référence, à la fois, au film Parallax view et à l'idée de productions parallèles.

A ce jour, Morris a réalisé cinq séries de films et peintures ayant pour thème les cinq grandes villes américaines: New York, Las Vegas, Washington DC, Miami et Los Angeles.

Aujourd'hui, sa renommée est d'ordre internationale.

Dès 1995, des tableaux utilisant des mots récupérés dans des articles de journaux qui relatent les faits-divers de la vie américaine sont réalisés avec des laques brillantes, matériaux davantage liés à la production industrielle qu’à l’histoire de l’art. Les peintures avec motifs de 1996 (jambes croisées, chaussures, lunettes de soleil, etc.) reprennent les mêmes moyens artistiques dont les qualités sensuelles participent de la séduction générale des choses dans la société de consommation.
À partir de 1997, Sarah Morris entreprend une série de toiles intitulée Midtown, qui prend pour motifs des façades de buildings. La grille du tableau moderniste est pervertie par de multiples distorsions de la perspective, restituant l’effet de perception mouvante des immeubles par les passants, tandis que les aplats de couleurs vives évoquent les reflets dans les façades de verre mais aussi la fragmentation permanente des signes, de l’information, la répétition incessante des signaux (enseignes publicitaires, mouvements des êtres et des choses) dans l’espace urbain. Les moyens mêmes de la télévision et du cinéma (pixelisation, succession des images) sont pris en considération, et il en va comme si l’artiste tâchait de donner à l’implosion des effets et à leur flux désordonné, une cohérence et une stabilité dynamiques.
En 1998, le film Midtown est réalisé à New-York. Sarah Morris considère ce film comme « un manifeste condensé de son travail à ce jour ». On y voit, selon une structure non linéaire, des vues des façades des immeubles de Manhattan, des passants dans la rue, ou encore un homme assis pour se rafraîchir près d’une fontaine, un autre traversant une porte tambour, une femme portant des talons hauts attendant au pied d’une tour, etc...

Son travail


Depuis le milieu des années 1990, Morris a été reconnu internationalement pour ses tableaux et œuvres cinématographiques, qui entrent et découvrent l'architecture et la psychologie des milieux urbains, mis en valeur par l'abstrait et la géométrie de ses créations.
Ces travaux sont crées à partir de détails architecturaux issus de portraits panoramiques des métropoles américaines.

« Ses œuvres sont marquées par leur ambivalence morale, le dialogue réaliste et l'impitoyable dissection des systèmes de traitements cruels ou corrompues de l'autorité sociale »

Sarah Morris, à l’aide de sa caméra filme la ville, pour ensuite en extraire des lignes géométriques. Toutes ses œuvres peintes ont donc commencés par un film.
Elle semble tout à la fois critiquer et célébrer la ville américaine.


Ses oeuvres


Morris a une énergie et un dynamisme qui vient expliquer la création de ses tableaux.
Elle se réfère aux diagrammes de Venn, qui sont des représentations schématiques pour lesquelles les zones d'entre croisements indiquent les relations entre les ensembles de choses, pour décrire ses tableaux.

Ses oeuvres sont colorées, géométriques, souvent en grilles linéaires avec des éléments en perspective raide.
A travers ses tableaux, on entre dans un univers abstrait inspiré par le dynamisme et la géométrie des villes, mais également par ses forces psycho-sociales.

Toutes ces images, relatant des faits de la vie new-yorkaise, sont connues de chacun par le cinéma et la télévision : elles sont autant de codes qui sont selon l’artiste, « déjà consommés » et qui impliquent un rapport référencé à la réalité, que ce soit à un niveau général de connaissance de la ville ou dans le détail des gestes et du comportement. C’est donc une exploration des formes qui modèlent l’expérience la plus banale (aller à la banque, marcher dans la rue, siroter du soda) que ce film vise. L’immobilité des tableaux est écartée au profit d’une mobilité tonique, obtenue par une succession de plans plus ou moins longs, travellings montant sur les façades ou plans fixes sur les rues, et renforcée par « une bande-son trépidante évoquant un Gershwin fortement réorchestré » (Michael Bracewell). Un lyrisme certain se dégage de ces foules de passants, montant ou descendant les grandes avenues, entre les parois immenses des gratte-ciels : le spectateur, mis dans les conditions d’une expérience cinématographique de haute qualité, éprouve à son tour la respiration nerveuse de l’espace new-yorkais, dans cet hommage impeccable à la capitale du XXe siècle.

oeuvres_de_morris

http://www.frac-bourgogne.org/scripts/album.php?mode=data&id_lang=1&id_artiste=162













Sarah Morris associe à ses peintures un vocabulaire unique de ville.
Exemple: ''NOTHING'', prenant la totalité de l'espace de la toile.http://www.google.fr/images?hl=fr&rlz=1T4ACEW_frFR342FR342&q=sarah+morris&um=1&ie=UTF-8&source=univ&ei=mTTgS5CMKdWJ_Abs76G-Bw&sa=X&oi=image_result_group&ct=title&resnum=1&ved=0CBQQsAQwAA


Peintures :



''Pools-Hotel Impala'' (Miami) 2002

''Pools-Days Inn'' (Miami) 2003

''People's Bank '' (Los Angeles) 2004

''Bonaventure'' (Los Angeles) 2004

''Department of Water and Power'' (Los Angeles) 2004

''Gem Manufacturing'' Company (Clips) 2009

''Singlesheet Bend'' (noeuds) 2009

''Paine Webber with Neons'' 2009


Filmographie :



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1972 :

Voir un extrait du film (réalisé en 2008) : https://www.youtube.com/watch?v=7xFwxIsAqAY

Le septième film de Sarah Morris est un portrait intime d'un individu dans la ville de Munich. Docteur Georg Sieber était le psychologue principal de la Police Olympique. Sieber était présent dans la Rue Connolly sur le matin tragique du 5 septembre 1972, quand les membres du groupe terroriste septembre Noir attaqué et a pris l'en otage les membres de l'Israélien de visite l'Équipe Olympique. Plus tard ce matin, il a démissionné de son poste. Sieber a été loué par le Comité international olympique et la Police de Munich pour projeter les scénarios possibles qui mettraient en danger la sécurité des Jeux Olympiques et prépareraient la sécurité. Un des scénarios écrits par Sieber était un pronostic presque exact de ce qu'il devait fatalement arriver en réalité. En continuant son enquête du concept du caractère "périphérique", il devient clair que Sieber avait proposé une méthode alternative pour naviguer la situation qui pourrait mener à un résultat différent. En 1972, Morris mélange la séquence de surveillance de police de manifestants et les photos archivistiques des Jeux Olympiques 1972 D'été, avec les tirs du Parc d'Olympie de Munich et un entretien franc de Sieber qui a une carrière de longue date comme un psychologue et est un expert en matière de sécurité internationale.

Le film, tiré sur 35 mm, examine la question de projection et la planification et ses échecs potentiels par ce cas spécifique dans l'histoire. Il expose une vue parallèle subjective radicalement différente que les idées largement reçues d'entourer les événements des Jeux olympiques 1972.



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LOS ANGELES :

Voir un extrait du film (réalisé en 2004) : https://www.youtube.com/watch?v=mBzCuQUuIXU

"Los Angeles" continue l'enquête de Morris dans la psychologie, l'architecture et l'esthétique de la ville américaine. Il révèle un nouveau paysage urbain de Los Angeles en suivant à la trace son plan décentré, son architecture complexe et le plus important encore son rôle crucial comme un centre de production d'image.

"Los Angeles" est, en partie, un film du tournage commercial contemporain, après la production et la direction d'un film dans un sens abstrait - aussi bien que les relations entre le studio, le producteur, le directeur et le talent. Il suit aussi à la trace divers pré et des processus de post-production ainsi la création d'un balayage d'image non-relatée, des mécanismes de tournage et comment ils touchent à l'identité d'un endroit.











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MIAMI :

(réalisé en 2002)

"Miami" est le quatrième film par l'artiste Sarah Morris. En fonctionnant entre documentaire, biographie d'une ville et une forme de fiction non-narrative, les changements de "Miami" entre les sites de production, loisir et travail. Le Coca-Cola embouteillant l'usine, le Grand Prix et les hôtels de Morris Lapidus sont juste quelques-uns des endroits qui s'entrelacent dans un ordre de conduite d'images urbaines qui se combinent vers une nouvelle ultra-vision d'un endroit.














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CAPITAL :

Voir un extrait du film (réalisé en 2000) : https://www.youtube.com/watch?v=aJ_RGdExM1M

Sarah Morris a fait le film "Capital" à Washington pendant les jours finaux de l'administration de Clinton. C'est un rapport(record) d'accès maintenant inimaginable aux centres de pouvoir(puissance). Le Capital(la Capitale) continue l'enquête de Morris de la façon(du chemin) que nous décodons et commençons donc à comprendre le monde construit autour de nous.

"Le capital"("La capitale"), d'abord exposé à la Galerie nationale à Berlin (le Hamburger Bahnhof) dessine(tire) un portrait complexe et feuilleté de la ville. Le Centre commercial(l'Allée), le service de presse de la Maison Blanche, la Banque mondiale, les membres en uniforme du Service secret, le cortège d'automobiles Présidentiel, le Complexe Watergate, le Centre de Kennedy, le J. La construction(le bâtiment) d'Edgar Hoover, le Pentagone, les activités quotidiennes du Président et une considération globale de la ville forme un ordre de points de réflexion(reflet) pour sa série de peintures. Tandis que ses peintures précédentes de New York et Las Vegas ont offert un nouvel examen des codes et des structures de notre milieu urbain, ces nouvelles œuvres(travaux) présentent une cartographie révisée de pouvoir(puissance), le désir, l'urbanisme et le design(la conception).










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BEIJING:

Voir un extrait du film: http://www.youtube.com/watch?v=57TnArJA5xA

Beijing ou Pékin (en chinois: la capitale du nord) est la capitale de la République populaire de Chine.

Contexte: En 2008, la Chine accueille pour la première fois les Jeux Olympiques.

"Beijing" est le film le plus récent de Sarah Morris. C'est un long métrage qui décrit les J.O. à travers la capitale chinoise.
Aucune paroles n'apparait, le film est accompagné par une musique simple, sur une même rythmique. On peut y apercevoir des gens inconnu travaillant pour l'organisation des J.O. mais aussi les dirigeants politiques, des athlètes olympiques, des acteurs et des réalisateurs.
Ce film pose la question de l'autorité et de l'économie chinoise, qui dans un contexte de crise, absorbe des sommes colossales pour accueillir et mettre en scène les J.O.
Il semble que Sarah Morris s'intéresse au jeu de pouvoir lié à l'événement le plus médiatique de 2008, ainsi qu'aux autres types de concours qui font polémique en Chine, tels que ceux de l'industrie ou encore de l'architecture.
Le film fait le portait surréaliste de cet état autoritaire, jusque là resté pays fermé et s'ouvrant alors à travers le spectacle. Morris en profite pour entrer dans l'espace psychologue et politique, comme elle le fait avec ses tableaux, de cette ville en changement.






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ROBERT TOWNE: http://www.festival-deauville.com/DEV/index.php?pid=15&perso_id=2008

Voir un extrait du film: http://www.youtube.com/watch?v=7oCOIIlHNlo

Robert Towne est un acteur, producteur, réalisateur et scénariste américain, né le 23 Novembre 1934 à Los Angeles. On le connait de par ses scénarios, qui comprennent les "Chinatown" (1974), "Shampoo" (1975) et "The Parallax View" (1974), entre autre. A travers ses oeuvres, il met à jour les vicissitudes de l'autorité sociale et parle librement de la puissance, de la corruption...

Robert Towne, 2006, est le sixième film réalisé par Sarah Morris.

Le film commence par l'image du célèbre scénariste, un cigare aux lèvres, ne sachant par où commencer "Hé bien, euh..". Il semble un peu nerveux ou songeur. Le déroulement et la suite du film s'avère être un portrait documentaire. Tourné à trois endroits différents d'une maison. Le plan prend sa tête et s'arrête au milieu du buste, parfois coupé pour entrevoir des parties de la maison telle qu'un couloir par exemple.

Il semble que durant son monologue, il aborde le pourquoi du succès de ses films, en donnant la réponse qu'ils seraient comme une sorte de projection à un désir, une frénésie qu'a le public pour les thèmes de conspiration politiques et de complot.





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MIDTOWN:

Voir un extrait du film: http://www.youtube.com/watch?v=IlzZaXyaYmg

Ce premier film "Midtown" a été réalisé à New-York, en 1998.
Sarah Morris considère ce film comme « un manifeste condensé de son travail à ce jour ».
Le film s'ouvre sur des triangles multicolores assemblées les uns aux autres, formant des dessins. Toujours sous des perspectives d'angles mettant en valeur la géométrie de l'architecture de la ville, L'artiste nous montre des scènes de la vie quotidienne. Aussi, on peut apercevoir des façades d'immeubles, des passant dans la rue, une femme s'essuyant la bouche près du fontaine, sûrement en train de finir son déjeuner, et bien d'autre. Scènes connues du cinéma et de la télévision en tant que codes.
Il apparait qu'elle exprime à travers ce film toute sa spontanéité et sa simplicité. Peut-être tout simplement sa façon de voir la vie au quotidien. Elle semble voir l'art partout même dans les scènes les plus banales.

En ce sens, Morris explore les formes du quotidien New-Yorkais.

Des changements de rythme au niveau de la musique ponctuent les différentes scènes perçues.








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AM/PM :

Voir un extrait du film : https://www.youtube.com/watch?v=5axMp4ywzpM

Ce film a été réalisé à Las Vegas, en 1999.
Prenant son titre d'un commerce de proximité qui dure toute la journée/de nuit, "AM/PM" examine la Bande de Las Vegas célèbre, décrivant le monde désorientant d'hôtels, d'entreprises et de casinos qui utilisent et redéfinissent le spectacle par rapport à l'architecture. "AM/PM" pose en principe le concept de distraction lui-même comme une stratégie et la ville comme une conspiration, qui manipule et dirige le visiteur.















Expositions



Sarah Morris a participé à plusieurs ''expositions importantes'' telles que:

4ème du site Santa Fe Biennale (2001),

25e Biennale de São Paolo (2002) et

''Days Like These'', Tate Triennal (2003).

EXPOSITIONS PERSONNELLES:
Nationalgalerie im Hamburger Bahnhof, Berlin (2001),

Kunstforeningen, Copenhague (2004),

Moderna Museet, Stockholm (2005),

Palais de Tokyo, Paris (2005),

Kestner Gesellschaft, Hanovre (2005),

Musée Boijmans van Beuningen, Rotterdam (2006),

Fondation Beyeler (2008),

Lenbachaus, Munich (2008),

Mambo, Bologne (2009), et

MMK, Francfort (2009).


AUTRES EXPOSITIONS:

Museum für Moderne Kunst, Francfort (2009),

Museo d'Arte Moderna, Bologne (2009),

Fondation Beyeler, Riehan / Bâle (2008),

Städtische Galerie im Lenbachhaus, Munich (2008),

musée Boijmans van Beuningen, Rotterdam (2006),

Moderna Museet, Stockholm (2005),

Palais de Tokyo, Paris (2005),

Gesellschaft Kestner, Hanovre (2005),

Kunstforeningen, Copenhague (2004),

Miami MOCA (2002),

Hirshhorn Museum , Washington, DC (2002), et

Nationalgalerie im Hamburger Bahnhof, Berlin (2001).

(liste non-exhaustive)


A voir aussi


http://www.whitecube.com/artists/morris/

http://en.wikipedia.org/wiki/Sarah_Morris

http://www.publicartfund.org/pafweb/projects/06/morris/morris-06.html

http://www.artclair.com/jda/archives/docs_article/51637/sarah-morris---la-peinture-exercice-pervers.php

http://www.leconsortium.com/?Expositions:Expositions_pass%26eacute%3Bes:1998

http://www.frac-bourgogne.org/scripts/album.php?mode=data&id_lang=1&id_artiste=162