Jérome Joy


jerme joy

Jérôme Joy, né en 1961 à Nantes, est un compositeur français qui, depuis le début des années 1980, est présent sur la scène internationale de la musique expérimentale et improvisée, électroacoustique, électronique, temps réel, instrumentale et de la musique en réseau.

Après avoir enseigné à l'École nationale supérieure d'art de Nice Villa Arson de 1992 à 2010 (au département Son, à la suite de Lars Fredrikson), il est actuellement professeur à l'École nationale supérieure de Bourges et poursuit un Ph.D. de recherche-création en art audio et musique expérimentale à l'université Laval Québec. De 2001 à 2005, la School of the Art Institute of Chicago SAIC l'a invité en tant que visiting artist. Il est depuis 2004 directeur de recherche de « Locus Sonus », laboratoire de recherche en art audio, avec Peter Sinclair. Il est aussi co-fondateur de plusieurs collectifs et projets de musique expérimentale en France et au Japon (pizMO,  PacJap, JOKTTJJEG, JJEL, etc.), de l'ensemble instrumental Proxima Centauri ainsi que du label Tiramizu, et a créé les projets collaboratifs sur Internet Collective JukeBox, nocinema.org, Sobralasolas !, RadioMatic, ForumHub, etc., ou encore, avec Paul Devautour, les projets artistiques  Lascaux2 et AGGLO. Depuis 1997, il est membre de la net.art-communauté The Thing (NYC), un collectif d'artistes et d'activistes.

Depuis plus d'une vingtaine d'années, il participe à de nombreux festivals, expositions et colloques internationaux et a bénéficié de plusieurs résidences en Europe, en Asie et en Amérique du Nord. En 2012 il a été en résidence de recherche à l'UQÀM à Montréal.

Ses disques sont distribués par Metamkine, Tiramizu, 23Five/SFMOMA, Fibrr Records et Ohm Avatar. Son livre LOGS est disponible aux éditions è®e. Ses articles sont publiés dans de nombreuses revues anglophones et francophones.

PARCOURS

Jérôme Joy débute en 1982 sur les scènes bordelaise et française une série de performances (avec David Ryan et Patrick Ferri, et sous la bienveillance de Christian Boltanski et Annette Messager), alliant manipulations d'enregistrements, de vinyles et de bandes magnétiques, saturations instrumentales et électroniques, et phonographies. Ce travail en collectif s'est développé sous la forme d'interventions et d'actions-expositions, comportant à chaque fois, selon les titres de leurs réalisations, un scénario du « désastre », de « l'ultime » et de « l'avant-monde » alliant peinture, musique, performance et immersion du public. Au sein du groupe / duo se sont continuellement déployées des pratiques croisées et collectives de production avec un fort positionnement critique et politique afin d'engager la réalisation de contre-propositions, stratégiques, tactiques et expérimentales, vis-à-vis des formes et structures établies. Ce projet commun a rayonné jusqu'aux États-Unis (Frederick R. Weisman Art Foundation Californie, PS1 New-York) et, à la suite d'une série intensive de réalisations en trois années, il s'arrêta en 1985.

Cette série d'œuvres et de projets interdisciplinaires permirent à Jérôme Joy de réaliser, dans les années qui suivront, des œuvres instrumentales, électroniques et électroacoustiques sous différentes formes dépassant la plupart du temps celle du concert, ou, plus justement, en prenant ce dernier sous des angles transgressifs.

Il a fait ses études au conservatoire de Bordeaux dans les classes de composition instrumentale et de composition électroacoustique (sous les enseignements respectifs de Michel Fusté-Lambezat et de Christian Éloy) et a suivi les masters-classes et les cours de Luis de Pablo, François Rossé, Étienne Rolin, François Bayle et Ivo Malec. Par la suite, dans les années 80 et au début des années 90, ses rencontres avec La Monte Young, Rhys Chatham et Éliane Radigue ainsi qu'avec les scènes musicales anglaises et américaines, ont été déterminantes. Tout en cotoyant de près et de loin l'« École de Bordeaux », sa démarche musicale s'est constamment nourrie des œuvres les plus expérimentales de Jean-Claude Éloy, Luc Ferrari, Karlheinz Stockhausen, Horatiu Radulescu, Krzysztof Penderecki et Giacinto Scelsi.

DÉMARCHE

Ses œuvres croisent des pratiques et techniques variées allant de la musique instrumentale, électronique et électroacoustique, à la radiophonie et la musique en réseau, au travers de pratiques du noise (ou musique bruitiste), de la saturation, du détournement et de la réappropriation (bruits, sons délaissés, sons résiduels, sons ambiants, saturations, feedbacks acoustiques et d'appareils électroniques, drones, amplification de sons inaudibles, processus aléatoires de production sonore, superpositions de traitements sonores électroniques et numériques, etc., et du presque-silencieux au harsh noise). Sans attaches à un mouvement ou à un genre particulier, ni à un formalisme quelconque, il travaille sur la physicalité du son, c'est-à-dire sur la réception directe du son dans toutes ses dimensions, amplitudes et énergies dont il faut faire l'expérience par l'écoute. Ses réalisations proposent à chaque fois ce rapport physique à l'écoute et une immersion qui requiert un temps long d'attention.

Ses premières œuvres jouent sur des aspects sonores extrêmes, continuums et superpositions de sons très forts amplifiés, séries de performances et de manipulations sonores brutes en direct et improvisées, avant d'aborder des compositions instrumentales et électroacoustiques qui explorent des fréquences sonores intenses et des brouillages à l'aide de modes de jeux instrumentaux non conformes. Il explore ainsi, de manière successive ou simultanée, sans système ni théorie pré-établis, une diversité des modes de production sonore (électronique, instrumentale, électroacoustique) et des situations d'écoute : en live, concerts et performances, supports enregistrés, radio, jusqu'à aborder au début des années 90 les réseaux électroniques (Internet) comme un espace de création sonore et de composition en direct (comme extension du studio et interconnexion de « homestudios »). Son travail peut correspondre à une exploration de densités sonores, plus ou moins intenses, qu'il déploie à l'aide de programmations, de mixages préfabriqués en studio et de dispositifs d'écriture (pour les instruments), et dont l'objectif est l'invention de situations d'écoutes non attendues — en tout cas qui court-circuite ou crée des écarts avec ce qui est en- ou attendu — et de moments physiques sonores s'appuyant sur des énergies insoupçonnées. Dans ce sens, la question du direct est au cœur de ses œuvres : il s'agit de prendre conscience du « présent », de le moduler, de le prendre en responsabilité et d'y excaver des expériences de liberté et de lucidité au sein d'expériences concrètes et uniques du son et de l'écoute.

Pour ainsi dire, l'ensemble de sa démarche artistique repose sur une conception et une pratique de la composition live, c'est-à-dire l'exploration sonore et musicale, in-tempo et in-situ, en concert (entre composition, improvisation et comprovisation), à partir de configurations instrumentales informatiques, électroacoustiques et télématiques, liées à des processus programmés gérant des sons « en direct » qui sont joués et interprétés. Ses performances et œuvres improvisées et composées sur ordinateur(s) — celui-ci ou ceux-ci devenant un instrument à part entière —, en jouant sur les matières et les intensités, produisent des moments d'immersion sonore et d'expérience d'écoute sur des durées généralement assez longues, propices à des entremêlements de drones, d'accidents et de saturations, d'enregistrements et de captations en direct manipulés.

Ainsi les questions liées aux « auditoriums », lieux, espaces et moments d'écoute, en tant que dispositifs de perception, d'attention et d'immersion, sont continuelles dans son travail : faire de la musique est « fabriquer des écoutes », quels que soient les espaces d'écoute, les supports et les dispositifs (il parle ainsi de « musique étendue »).

Dans cette même question de la fabrication des écoutes, il expérimente depuis longtemps les conditions de composer avec des matériaux empruntés, détournés, réappropriés, samplés, récoltés ou qui ne sont pas les siens : des musiques existantes, des prises de son et phonographies, des manipulations de vinyles et de cds, etc. qu'il traite, modifie, et déplace. Dans ce sens, il s'agit, d'une part, de prendre à contre-pied l'activité attendue du compositeur, d'affirmer une position versatile, et, d'autre part, comme il le fera avec son œuvre picNIC, ou d'une autre manière, avec nocinema.org, de faire des œuvres sans matériau préalable et où la composition est la programmation, et l'ordinateur, l'instrument.

Entre sons électroniques live et enregistrés et sons instrumentaux performés et déformés, entre dispositif de concert et systèmes programmés, entre musique sociale, populaire et savante, et tout à la fois, ses œuvres ne jouent d'aucun principe explicite et explorent les relations entre techniques, technologies (autant les anciennes que les plus récentes), et la perception de nos espaces, environnements et contextes (et en quoi ceux-ci modifient notre expérience de ce qui fait musique).

LA MUSIQUE EN RÉSEAU

Depuis 1995, Jérôme Joy expérimente aussi des dispositifs de musique en réseau et de télémusique (en solo ou en collectif, tel un ensemble de musiciens répartis géographiquement et jouant simultanément face à un ou des publics). Il crée sa première œuvre instrumentale en réseau pour le Festival Manca (combiné au Festival Lust à Londres) en 1997, après avoir créé l'année précédente une œuvre électronique intégralement en réseau. Quelques années auparavant, il collabore sur un projet d'architecture à Paris, qui restera non réalisé, en concevant une architecture sonore temps réel, Un Passage Parisien, combinant transmissions de sons par satellite, mixages automatisés en direct, live-electronics et spatialisations mobiles.

L'enjeu est la composition de musiques par le réseau ou pour le réseau, c'est-à-dire expérimenter et engager une musique qui ne pourrait exister (et n'être conçue) que par les conditions mêmes des réseaux. En cela, il explore une extension de l'organologie musicale et une écriture idiomatique spécifique à ces environnements et dispositifs.

Les réseaux permettent de relier des espaces acoustiques et d'étendre les murs de ceux-ci (extended remote walls), jusqu'à organiser et structurer des inter-connexions « live » (en direct) de ces espaces (et des musiciens) entre eux (networked sonic spaces et networked music performance). Son travail sur l'augmentation des espaces acoustiques (par l'amplification, la saturation et la télématique) et l'emploi de variations programmables au sein de la composition lui permettent de développer des œuvres prenant en compte des dimensions spatiales et temporelles liées aux contextes et supports, à la programmation électronique et informatique, et au direct.

Cet intérêt l'a amené à explorer les conditions de la production musicale, au travers de celles du public, de la « salle de concert », des économies qui y sont liées (droit d'auteur, licences et technologies libres, publications cd), et des dispositifs de co-création. Il ira jusqu'à publier en 2002 sur Internet le « manifeste » pizMO pour des « pique-niques » musicaux, temporaires et télématiques, se positionnant pour une musique expérimentale à l'encontre de l'industrie musicale, et, le texte LABO, publié sous un pseudonyme dans plusieurs revues internationales, qui milite, de son côté, pour des collectifs autogérés, « en plein air » : des « artels » et non des labels, pollens ou virus ? (ou pourquoi les découvreurs de comètes sont pour la plupart des amateurs ?). Il publiera également en 2005 avec l'artiste et chercheure espagnole Silvia Argüello, sous le nom collectif et fictif de Lib_ et sous la forme d'un recueil de lignes de codes de programmation accompagné d'un e-récit de science-fiction de Jean-Michel Smith, les hypothèses LOGS qui sollicitent l'auto-construction de situations collectives d'invention et de création, et l'exploration des situations critiques convergentes entre les champs sociaux, les technologies libres et les pratiques de co-création versus l'hyper-connectivité industrielle des logiques commerciales. De 2001 à 2005, Il a ainsi coordonné avec Paul Devautour le programme de recherche AGGLO (qui pourrait bien vouloir signifier Art Global Généreux Libre et Ouvert) conçu comme un collectif de collectifs et rassemblant près de 20 artistes et chercheurs français et québécois. Il a travaillé en collaboration avec Paul Devautour pendant de nombreuses années notamment pour la réalisation de l'e-exposition  Lascaux2 à la Villa Arson à Nice en 1999, le projet SCAN Studio Création Arts Numériques, le projet CEDAR Coordination des Écoles d'Art en Réseau, et le serveur atelier sans mur 491.org.

Depuis 1997, il fait partie de la net-communauté artistique et art-iviste The Thing (NYC) avec Wolfgang Staehle, Ricardo Dominguez, Rainer Ganahl, Jordan Crandall, Benjamin Weil, Nicolas Frespech, G.H. Hovagimyan, Heath Bunting, Joseph Nechtaval, etoy, Mark Napier, Cercle Ramo Nash, RTMark, The Yes Men, Electronic Disturbance Theater, etc.

En prenant comme hypothèse la sculpture sociale de Beuys et en l'étendant aux réseaux électroniques, ce groupe d'artistes gérèrent un serveur indépendant à New York et organisèrent toute une série d'actions artistiques et d'infiltrations de démocratie directe (dont la parodie du site de la société Dow Chemical pour dénoncer la catastrophe meurtrière de Bhopal qui avait eu lieu en Inde, l'affaire « toywar » contre la société eToys, les soutiens « Zapatista Tactical Floodnet » au mouvement zapatiste, etc.). Après plusieurs menaces de fermeture et de poursuites en justice, les serveurs sont finalement déconnectés en juillet 2007 suite à l'affaire Dow Chemical. Les serveurs The Thing étaient une mine d'hébergements de sites web d'artistes, de forums, de listes de diffusion et de revues : dont IDC (Institute for Distributed Creativity), Nettime,  ForumHub, Collective  JukeBox, Undercurrents (cyberfeminism), Lossless Video,  ArtForum, PS1 / MOMA gallery, Journal of Contemporary Art, etc.

LA RECHERCHE — RECHERCHE-CRÉATION

Dans le cadre de la recherche Jérôme Joy développe depuis 2004 avec l'équipe du laboratoire de recherche Locus Sonus les projets Locustream (réseau de microphones ouverts en permanence et placés tout autour du globe, comme autant de ressources sonores en flux pouvant être utilisées par d'autres artistes comme matériaux dans des œuvres), et NMSAT (Networked Music &  SoundArt Timeline), un historique de la télémusique, à partir duquel il retrace une archéologie et une généalogie de l'écoute à distance et de l’organologie de ces dispositifs d’écoute et de la musique en réseau, dans l'histoire et dans l'actualité).

Son principal sujet de recherche depuis quelques années, au sein du travail de composition en premier lieu, et ensuite au travers de publications d'articles, est la notion de « musique étendue » (extended music) au travers de différents paradigmes qu'il explore : « Les Auditoriums Internet et l'écoute à distance » (Distance Listening — Internet auditoriums, A new paradigm of the listening into the contexts of networked music and sound art, qui est son sujet de recherche à l'université Laval Québec), la « télémusique » (Histoire de la télémusique), et l'organologie de la musique en réseau (instrumentariums et typologie). Ce projet de recherche-création l'amène aujourd'hui à explorer les conditions d'un auditorium « extrême » sur Mars dans le continuum de notre environnement d'écoute et de nos espaces sonores.

En parallèle de la réalisation d'œuvres de télémusique composées en collectif (dont :  RadioMatic, nocinema.org (avec Magali Babin,  DinahBird, Christophe Charles, Yannick Dauby, Chantal Dumas, François Dumeaux, Emmanuelle Gibello, Luc Kerléo, Alain Michon, Étienne Noiseau, Jocelyn Robert et Erin Sexton), et Sobralasolas ! (avec Caroline Bouissou,  DinahBird, Björn Eriksson, Nathalie Fougeras, Emmanuelle Gibello, Éric Létourneau, Kaffe Matthews, Gregory Whitehead), il est reconnu pour le développement, depuis le milieu des années 90, de projets collaboratifs sur Internet qui ouvrent des espaces de création musicale : Collective  JukeBox, Collective Radio, etc.

De même il initie et participe à plusieurs formations musicales électroniques, en France et au Japon, basées sur la collaboration et l'improvisation collective, en réseau ou non : « pizMO » (avec Julien Ottavi et Yannick Dauby), la série des duos « pim » (avec de nombreux musiciens),  PacJap (avec Itoken, Takashi Kojima, Kyoko de Harpy, Yuko  Nexus6, Peter Sinclair, Colette Tron, Renaud Vercey, Suguru Yamaguchi, Tadahiko Yokogawa, etc.), picNIC (avec Fabrice Gallis et l'ensemble Formanex), Joystinckler (trio de « midifilers » skiffle spasm band avec Peter Sinclair et Christophe Acker), Netrooms (avec Pedro Rebelo, Pauline Oliveros, Georg Hadju, Ken Fields, etc.), JOKTTJJEG (avec Julien Ottavi, Kasper T. Toeplitz, Emmanuelle Gibello). Il a récemment collaboré avec Jean Dupuy, John Oswald (Rescali Klepitoire), John Eacott, Christian Vialard et Éric Létourneau ainsi qu'avec Brunhild Ferrari-Meyer pour la publication cd d'une œuvre non encore publiée de Luc Ferrari « Chantal, ou le portrait d'une villageoise ».

Ses œuvres de musique instrumentale sont jouées régulièrement par des ensembles instrumentaux (Proxima Centauri, Formanex, Oh Ton-ensemble, etc.) et musiciens solistes.

Il a également organisé ou collaboré à la réalisation d'événements et de manifestations en musique et en art : avec Proxima Centauri (concert au CAPC Musée d'Art Contemporain de Bordeaux, 1991, avec des œuvres de Steve Reich et Christian Lauba), Murs du Son - Murmures (exposition d'art sonore, Villa Arson, Nice, 1995), Forum Hub (sur le serveur The Thing à New-York, 1999-2003), Concert Les Ateliers (Espace de l'Art Concret, 1997, avec des œuvres d'Éliane Radigue, Morton Feldman, Steve Lacy, La Monte Young, etc.),  Lascaux2 (e-exposition, Villa Arson, Nice, 1999, avec Paul Devautour),  AudioLab série de concerts et de performances (Villa Arson, Nice, 2000-2002, avec ErikM, Kasper T. Toeplitz, Jason Kahn, Thomas Köner, John Oswald, Guido Huebner Das Synthetische Mischgewebe, Laurent Dailleau, Bernard Heidsieck, Michael Northam, Christophe Charles, Martin Tétreault, Paul  DeMarinis, Malcolm Goldstein), Locus Sonus - série de symposiums (depuis 2004, avec Peter Sinclair), Soirée Unique (concert au Lieu Unique, Nantes, 2012, avec des œuvres de Bill Fontana, Pauline Oliveros, etc.), etc. Il a également organisé, en collaboration avec Richard Kongrosian, l'un des premiers concerts en France pour Disklavier solo pour le Festival d'Automne en 2004 à la Cité de la Musique à Paris (avec des œuvres de Christopher Dobrian, Warren Burt, Karlheinz Essl, Tim Labor, Rick Bidlack, Peter Gena, Jocelyn Robert, Andrian Pertout).

Parmi ses réalisations et travaux les plus récents peuvent être cités : l'épisode 3 du radiopéra Sobralasolas ! (2012), une version de  FloodTide en collaboration avec John Eacott, la présentation de l'archive 4.04 du Collective  JukeBox (2011), la série électroacoustique des Musiques Populaires Re-Composées (2011), Concert de Secondes et Paris/Bordeaux en collaboration avec Jean Dupuy (2011), Klar série de pièces pour clarinette(s) et live-electronics (2012), le noise quartet JOKTTJJEG avec Julien Ottavi, Kasper T. Toeplitz et Emmanuelle Gibello (2012), Quat pour quatuor à cordes (2012), Canal pour sons électroniques et drones (2012), Hum une œuvre pour sons électroniques et feedbacks (2012), Synema une application audio-visuelle en ligne (2012), le duo JJEL avec Éric Létourneau (2012).

Il publie régulièrement des articles dans les revues scientifiques européennes et américaines ; son livre LOGS – micro-fondements d'émancipation sociale et artistique –, réalisé avec Silvia Argüello, rassemble plusieurs acteurs de la réflexion sur les espaces et pratiques numériques et de leurs croisements avec des pratiques collectives sociales (Bernard Stiegler, Philippe Aigrain, Bureau d'Études, Patrick Bernier, Olivier Blondeau, Jean Zin, etc.), et a été publié par Éric Arlix aux éditions è®e en 2005.


Sources et exemple de travaux

Son site

Son laboratoire d'art audio

Travail collectif vidéo et son

The Thing NYC

PicNIC