Stéphan Barron

Portrait Contact

Biographie

«Stéphan Barron occupe, en Europe, une place éminente dans une définition spatio-temporelle de l'image vidéo». Pierre Restany

Stéphan Barron a créé depuis 1984 de nombreuses œuvres qu’il a théorisées en 1995 sous les deux termes d’Art Planétaire et de Technoromantisme.

L'art planétaire est un des concepts théorisé par Stéphan Barron et décliné dans ses oeuvres.

Edgar Morin écrit à son propos «L’Art Planétaire prend la Terre comme matériau de réflexion et d’émotion artistique, il utilise les technologies des télécommunications pour rendre perceptibles les distances et l’espace géographique. Cet art explore les émotions et l’imaginaire de la distance et s’insère dans une interrogation sur la mondialisation, ses conséquences humaines et environnementales. Une dimension de l'aventure de Stéphan Barron est d'éveiller à une conscience plus vaste de notre planète».


Poétique de l'art planétaire

Bourse de la Villa Médicis Nouvelles Technologies en 1996 pour l'installation planétaire sonore Ozone exposée à la Biennale d'Adelaïde. Ozone, en 1995 fut l'une des premières œuvres utilisant Internet.
Le Technoromantisme, néologisme qu’il a créé, théorise les liens entre l’art et les nouvelles technologies dans le contexte des menaces que font peser les technosciences et le développement économique sur la nature. L’Art Planétaire est une forme d’Art qui prend la Terre dans sa dimension planétaire comme support de création artistique.
Fondateur du mouvement Technoromantisme, il est l'un des premiers artistes français à avoir consacré son travail aux nouvelles technologies. Actif en France et à l'étranger, il a reçu une bourse de la Villa Médicis pour les nouvelles technologies.

Artiste-théoricien, il a écrit de nombreux essais sur les nouveaux développements dans l'art contemporain. Son parcours dans la théorie et la pratique des arts technologiques et de l'art contemporain, a aussi une dimension dépassant le cadre de l'art en abordant des problématiques philosophiques, politiques et spirituelles. Le Technoromantisme tisse des relations entre l'art, les technologies et l'écologie, questions qui seront fondamentales au XXIème siècle.
Son travail se base sur une recherche perceptive et sur l'imaginaire de la distance. Dans cette recherche, il a réalisé depuis 1985 une vingtaine d'œuvres d'art utilisant les technologies de télécommunication.

Ses œuvres et concepts sont décrits sur le site du TECHNOROMANTISME

Il donne aussi des cours à l'université Paul-Valéry, Montpellier. Ainsi, il aide de jeune artiste à s'exprimer, et les aides à éduquer leur sens de l'art par des projets vidéos que les éleves réaliseront eux même durant le semestre de son enseignement.

Publications :
Cédérom Art Planétaire, Ed. Rien de spécial, 2000" Editions Rien de spécial
Technoromantisme, Ed. L'Harmattan, 2002
Toucher l'espace, poétique de l'art planétaire, Ed. L'Harmattan, 2006





Le Technoromantisme

Une culture de la pensée mais aussi de l’action. L’engagement de l’art mélange le questionnement, mais aussi l’acte et le point de vue. Le sens et les sens sont intimement mêlés dans l’art. L’art technologique poursuit le retour du corps dans les arts plastiques. Il nous engage dans une perception multisensorielle, une réorganisation de notre rapport au corps.

Dans cette réorganisation, le point de vue devient un «point d’être» comme le souligne Derrick de Kerckhove.
« Le point d’être est le point proprioceptif, c’est le point à partir duquel tu sais que tu es quelque part ; tu as un corps, tu sens ton corps, tu le sens de l’intérieur, et quelle que soit l’extension que tu donnes à ce corps, par quelque type de machine que tu aies, tu seras toujours en contact proprioceptif intervallaire avec le point le plus éloigné de ton geste et son point d’origine qui est ton corps. Et quelle que soit l’image qui t’est renvoyée à partir de l’objet ou à partir de l’instrument que tu utilises pour cette communication, ou cette espèce de sondage, car c’est aussi un sondage, elle va te revenir, non pas d’ailleurs comme un seul point, elle peut te revenir comme une surface, comme une gifle, comme une caresse, comme un stress physique, mais ce sera toujours dans une relation tactile au monde…»

http://www.technoromanticism.com/theorie/livre/livre_technoromantisme.html

3 INSTALLATIONS VIDEO DE STEPHAN BARRON

1 - DANS LA CHALEUR DES CONCEPTS - 1988
Stéphan Barron installe au milieu de la forêt une télévision montrant du feu.
Le feu symbolise la domination de l'homme sur la nature en référence au mythe de Prométhée) et le potentiel danger des technologies pour la survie de l'homme.

Technologie salvatrice ou destructrice ? La limite entre les deux pôles est mince et pourtant réside dans notre réponse à cette question tout l’ avenir humain.

2 - L'ESPACE D'UN JOUR - 1994
Performance-installation vidéo, sur l'espace que l'on parcourt en un jour.
Stephan Barron se déplace pendant 3 jours de l’aube au crépuscule.
Le 1er jour immobile : la caméra est placée sur un axe qui fait une rotation de 360° en un jour, et filme le paysage environnant.
Le 2ème jour en marche : Stéphan Barron parcoure à pied un vaste cercle dans la campagne.
Le 3ème jour en voiture : Stéphan Barron parcoure en voiture un vaste cercle en Normandie.
Stéphan Barron part chaque matin du même point, pour revenir chaque soir au même point décrivant ainsi 3 cercles de plus en plus grand.
A ces trois jours correspondent 3 mouvements, 3 vitesses, 3 espaces.
Pendant ces 3 jours-mouvements, Stéphan Barron recueille les images vidéo : 10 heures à chaque jour qul sont diffusées simultanément sur 3 petits moniteurs dans la même installation vidéo.
L'espace d'un jour est une réflexion sur la perception de l'espace, sur les différents espaces que l'homme expérimente chaque jour.
Plus qu’une " installation vidéo ", L'espace d'un jour est un processus que le spectateur est invité à expérimenter, une invitation à vivre des formes modernes de méditation : La méditation immobile, la méditation de la marche, la méditation de la voiture...
Redonner une conscience de l'espace et du mouvement.
Si la vidéo joue dans cette installation le rôle secondaire de mémoire, d'un possible, elle nous renvoie surtout a l'importance du temps présent, à la présence au monde et à soi-même.

3 - SIGNES DES TEMPS - 1993

Marbres bleu novelatto de 0,7 x 1 mètre gravés des principaux symboles vidéo.
Que restera-t-il de notre civilisation dans 2000 ans ? Comment parler de notre civilisation au delà au temps voire de l'espace?
Le carré, le cercle, le triangle, les traits, symboles d'une grande profondeur spirituelle ont été détournés pour devenir des signes phares de notre civilisation consommatrice d'objets technologiques japonais.



Oeuvres d'Art Planétaire


Toutes ces oeuvres sont décrites et commentées dans l'Habilitation à Diriger des Recherches de Stéphan BARRON, sur le site du
Technoromantisme.

Thaon New York Oeuvre d'art planétaire, 1987
Transmission par satellite audio et télévision lente entre l’église médiévale de Thaon (Normandie) et les Cloisters de New York. Juin 1987.
Le but de ce projet était de réactiver les Cloîtres américains emportés pierre par pierre à New York, par la transmission via satellite d’un « supplément
d’âme » à partir de l’église médiévale de Thaon en Normandie.
Confrontation de deux lieux chargés émotionnellement : le Bronx, et l’église isolée au fond d’un vallon.
Collision de deux univers : celui du nouveau monde et de la ville de New York, celui de l’ancien monde, et de la nature.
thaon new york église de Thaon
Thaon/New York

Berlin / Pékin
7 téléviseurs montrant des images du Mur de Berlin et des berlinois et 7 téléviseurs montrant des images de la Chine et de la Grande Muraille se
font face.
Activation : au début de l’exposition cette pièce doit être activée. Un texte est lu par téléphone de Pékin par un Chinois. Un texte est lu par téléphone
de Berlin par une Allemande. Les deux voix se mêlent dans le lieu de l’exposition.
Berlin/Pekin

Orient Express Oeuvre d'art planétaire, octobre 1987
Stephan Barron Orient Express galerie Donguy

Stéphan Barron dans l’Orient Express de Paris à Budapest prend toutes les heures précises un polaroid. À Budapest les 25 polaroids de l’aller
sont numérisés sur ordinateur et renvoyés par modem à Paris. Le même « processus » est réalisé de Budapest à Paris et les 25 polaroids digitalisés
du retour sont renvoyés de Paris à Budapest.
Orient Express a été réalisée pour la manifestation Dialogue ordinaire - Paris / Budapest.
Expositions à Rennes, Hérouville-St-Clair en 1990, Paris en 1991. Faches en 1993. Tourcoing en 1994. Exposition à Dresde en 2010
Orient Express




Alice Art planétaire - Novembre 1988
Alice est une performance pour la visioconférence artistique Les transinteractifs - Paris / Toronto en Novembre 1988. Dans cette performance
éclair, Stéphan Barron passe la tête entre un moniteur et une caméra braquée sur son propre reflet électronique. Apparaît ainsi un phénomène
bien connu de puits/miroir sans fin de 7253 kilomètres de profondeur. Du fait du délai de transmission entre Paris et Toronto, cette mise-en-abîme
de l’image qui se multiplie à l’infini dure quelques secondes, le temps de se déconstruire, après que Stéphan Barron aura retiré sa tête.
La performance n’a pu avoir lieu à cause d’un problème technique de transmission assez cocasse : un camion a percuté un pylone de transmission
du côté de New York...

Traits Art planétaire - Septembre 1989


Stéphan Barron et Sylvia Hansmann suivent en voiture le Méridien de Greenwich de la Manche à la Méditerrannée, de Villers-sur-Mer (Manche)
à Castillon de la Plana (Méditerranée).
À l’aide d’un télécopieur de voiture, ils envoient régulièrement des images et des textes sur leur voyage, à des télécopieurs situés dans huit lieux en
Europe (en 13 jours 850 téléfax). Les lieux de réception des télécopies sont Ars Electronica, Manifestation internationale des Arts Electroniques -
Linz / Institut Français - Cologne / Galerie Alain Oudin - Paris / Centre
d’Art Contemporain Espaïs - Gérona / La criée Centre d’Art
Contemporain - Rennes / Maison de la Culture
d’Amiens / Musée de Céret.
Textes écrits par Pierre Restany, Mario Costa, Markus Müller.
Traits

Autoportrait Art planétaire - 1990 / 1991
Dans le lieu d’exposition une flèche robotisée indique la direction où Stéphan Barron se trouve.
Stéphan Barron a construit un robot téléphonique en collaboration avec l’ingénieur en domotique Jérome Gilbert. Ce robot obéissant aux fréquences
vocales du téléphone indique 8 directions différentes (Nord, Nord-Est, Est, Sud-Est, Sud, Sud-Ouest, Ouest, Nord-Ouest).
Stéphan Barron se déplace autour du lieu d’exposition et indique au robot à partir de cabines téléphoniques les différentes directions. Il fait croire
ensuite à un « tour d’Europe », en restant deux semaines chez lui.
Autoportrait

Les plantes de mon jardin Art planétaire - Mai 1991
Stéphan Barron envoie chaque jour à Prague, pendant trois semaines, des télécopies sur sa relation quotidienne à son minuscule jardin situé à
Hérouville (Normandie).
Galerie Spala - Prague.
Les plantes de mon jardin

À perte d'entendre Performance - Galerie Sakschewski - Berlin - Juillet 1991
Stéphan Barron quitte la Porte de Brandebourg à laquelle il est relié par talkie-walkie et se dirige successivement dans les 8 directions cardinales.
Quand il perd le contact sonore, il prend une photo.
Le rayon du cercle, cordon ombilical immatériel, varie en fonction des conditions de transmission. Ce projet est une expression de l’espace intérieur,
construit à partir de l’expérience de la perte.
À perte d'entendre

Eurotunnel Art planétaire 1992 - Projet.
Stéphan Barron et Sylvia Hansmann suivent le tracé du tunnel en bateau.
Ils jettent au fur et à mesure à la mer des bouées munies de balises
satellites.
On peut donc suivre le parcours des bouées dans la Manche ou la Mer du Nord.
La « ligne du Tunnel » est dispersée par la mer.
Eurotunnel

Le bleu du ciel Art planétaire 1994
Deux ordinateurs situés à Tourcoing et Toulon et reliés par minitel, calculent en temps réel la moyenne des couleurs des ciels du nord et du sud.
Ce projet a été réalisé entre Toulon et Tourcoing pour son exposition personnelle à l’Ecole des Beaux-Arts en 1994.
Le même projet est réalisé en 1995 entre Paris et Münich (Prix Unesco).

Le bleu du ciel

Le jour et la nuit Installation planétaire, 1995.
Un ordinateur au Brésil et un ordinateur en Australie reliés par internet font la moyenne des images des ciels des deux pays.
Adelaïde - Sao-Paulo / Arte no seculo - Décembre 1995.

Le jour et la nuit

Ozone Installation planétaire, 1996. Ozone est
une des premières oeuvres d’art réalisée avec internet.
Installation sonore réalisée à partir des mesures de la pollution par l’Ozone produite par la circulation automobile à Lille et des mesures des
ultraviolets traversant la couche d’Ozone en Australie. Ces mesures sont transformées en sons diffusés dans un jardin d’Adelaïde et dans les rues
de Roubaix.
Ozone a été rendue possible par une bourse de la Villa Médicis Hors-les-Murs et a été exposée au Festival International d’Adelaïde.
Ozone

Compost Art sur internet 2000
Com_post est un compost planétaire sur internet. Vous pouvez envoyer un texte à ce compost, il vous sera renvoyé chaque semaine pendant
trois mois de plus en plus décomposé, composté.
L’expédition du courriel se fait à partir du site com-post, la décomposition vous est renvoyée à l’adresse mail que vous indiquez sur le site. Le texte envoyé est lisible aussitôt en ligne. Il rejoint l’ensemble des messages déjà reçus qui sont affichés dans l’état de décomposition actuel. Un roulement au hasard des textes décomposés est opéré.Tous les messages ne sont pas forcément affichés...

Fusil Art sur internet - 2003
Fusil est une oeuvre d’art en ligne. Le spectateur arrive sur un écran au fond rouge sur lequel est disposé un tableau de cent petites images de
fusil (dix fois dix). Au moment de l’affichage de cette page, on entend une fusillade grotesque puisqu’il s’agit d’une pétarade de pétards. Ces « fusils » ont été créés par son fils, à l’âge de quatre ans, avec des bouts de matière plastique, de métal, des morceaux de bois, de tissus,
de papier, des pierres...
Exposition d'un grand format de 4 x 3 m dans la rue à Montpellier pendant un an.
Fusil

corps@corps Art planétaire - 2004
Envoie-moi une « image » de ton corps, et je t’enverrai une « image » du mien.
« image » = photo ou texte.
par MMS ou email si c’est une photo ou par SMS ou email si c’est un texte.

WYFY Performance et vidéo 2007


Le WYFY® est une technique thérapeutique très simple, efficace et gratuite : installez-vous, allongé sur un divan spécial WYFY® élaboré scientifiquement par Stéphan BARRON à proximité d’un cabinet de psychanalyste ou d’un autre thérapeute. Détendez-vous, et commencez votre WYFANALYSE®.
Stéphan BARRON s’installe pendant la Biennale de Lyon près d’un cabinet de thérapeute de la ville. Il entame sa thérapie par WYFANALYSE®, en testant les connections et les capacités du thérapeute.
WYFY

o_o_o Installation planétaire 2008
Installation sonore ou version concert de l’installation avec les voix chantées de Balthazar et Stéphan Barron.
o-o-o transforme en voix chantées les mesures récoltées en temps réel :
- de l’ozone venant du satellite GOME qui tourne autour de la terre.
- de la pollution par l’ozone captées dans le lieu d’exposition.
Description de l'avant-projet Ozone au colloque Artmedia.

o_o_o

Contact Installation planétaire 2008
Deux plaques de cuivre, situées dans deux lieux différents, reliées entre elles.
En posant sa main sur la plaque de cuivre du lieu, le spectateur perçoit le contact éventuel d'une autre personne qui dans le lieu distant touche la plaque.
Cette oeuvre invite à une interrogation sur les changements climatiques en cours.
Elle veut créer une communication par le toucher à distance qui est une métaphore du lien entre les humains. Elle invite les humains à se donner la main pour trouver une solution aux problèmes de l’écologie planétaire. Prendre le destin de la Terre entre nos mains, entre le Nord et le Sud... Faire un geste vers l’autre, vers la Terre. La somme de ces petits gestes crée une solution globale.
Par la sensation tactile de la différence de température entre les deux lieux, cette oeuvre stimule l’imaginaire de la distance.
Métaphores de la caresse, de la solidarité, sensation de la peau du monde. Sensation de la présence à distance, du passage de l’autre, de son existence malgré l’absence visuelle.
Cette oeuvre nous invite par les sensations mêlées de l’espace, du temps et de l’humain à la sensation de la peau du monde. Comme dans de nombreuses autres oeuvres d’art des télécommunications, elle exerce notre conscience partagée entre l’ici et l’ailleurs, entre moi et l’autre.
CONTACT réactive les « mains négatives » de la préhistoire de l’humanité.
Contact

Le Nouveau Voyage Art planétaire. 2009
Performance-installation utilisant google.earth
Stéphan Barron suit les traces de son arrière-grand-père, Louis, relatés dans son livre "Le Nouveau voyage de France de 1899". 110 ans après les voyages de son aïeul, empruntant les mêmes chemins, Stéphan Barron actualise, revit, revisite, réinvente avec émotion ce parcours. Cette oeuvre est présentée sous la forme d’une installation de grande taille au FRUC, mais peut-être aussi consultable sur les téléphones 3G et internet.
Pour rendre sensible cette démarche à la fois historique, géographique et artistique, Stéphan Barron emploie un media utilisé par tous et symbole de notre époque de l’instantanéité et de la mobilité, le téléphone relié aux systèmes d’informations géographiques.
Le Nouveau Voyage




Art et écologie
Les oeuvres d'art Technoromantiques de Stéphan Barron expriment une dimension planétaire, un art associant le local et le global dans une interaction où l'écologie est sous-jacente.
D'autres oeuvres atypiques dans la production de Stéphan Barron expriment cette dimension écologique.

Le pouvoir des fleurs Intervention urbaine - 1996

Ce projet réalisé avec Sylvia Hansmann d’inspiration écologique, revêt des formes nouvelles, proches de ce que Nicolas Bourriaud théorisera quelques années
plus tard sous le terme d’Esthétique Relationnelle. Le pouvoir des fleurs a
consisté à planter au pied d’un HLM de Lille le long d’une rue fréquentée
par des prostituées, des tournesols, des plantes sauvages et une haie
non réglementaire (c’est-à-dire dépassant 80 centimètres).

Le pouvoir des fleurs




Oeuvres d'Art Vidéo

Versions 2010 et extraits des films sur le site web dvdremix

Baltique Vidéo de 18 minutes de 1985
«Bruit des cailloux, choc des matériaux primitifs: la terre, paille, herbe, ciel. Mots cachés: Carnac, jardins zen, land-art, ready-made».

New York Vidéo de 5 minutes. 1985-1986

Mur Installation vidéo. 1987
Installation vidéo de 64 moniteurs exposée à Vidéoformes Clermont-Ferrand en avril 1987, Opéra de Lille septembre 87, Sigma de Bordeaux
novembre 1987, Vidéo Art Plastique d’Hérouville novembre 1987, CAC de St Quentin en Yvelynes janvier 88
Environnement vidéo formé de quatre murs de quatre fois quatre moniteurs.
Sur les bandes vidéo, des murs de la ville filmés en gros plan.
Méditation, concentration, expansion.

Orient Express Oeuvre d'art planétaire, octobre 1987
Stéphan Barron dans l’Orient Express de Paris à Budapest filme toutes les heures précises dix secondes de vidéo. À Budapest les 25 séquences de l’aller sont numérisées et renvoyées par slow-scan à Paris. Le même « processus » est réalisé de Budapest à Paris et les 25 séquences numérisées du retour sont renvoyés de Paris à Budapest.
Orient Express a été réalisée pour la manifestation Dialogue ordinaire - Paris / Budapest - Octobre 1987

Dans la chaleur des concepts Installation vidéo. 1988
Stéphan Barron installe au milieu de la forêt d’Icking près de Münich une télévision montrant du feu.
Le feu symbolise la domination de l’homme sur la nature en référence au mythe de Prométhée et le potentiel danger des technologies pour la survie
de l’homme.
Technologie salvatrice ou destructrice ? La limite entre les deux pôles est mince et pourtant réside dans notre réponse à cette question tout l’avenir
humain.
Exposée dans une rétrospective sur la poésie visuelle et fluxus, Wortlaut, qui rassemble des oeuvres de grands artistes : Beuys, Cage, Duchamp, Paik, Schwitters...
Cette exposition a lieu dans la galerie de Cologne en 1989, puis au Musée de Bochum en 1990, et enfin à Prague en 1991.

Thaon New York Vidéo de 13 minutes sur l'installation planétaire '''Thaon/New York''' de 1987 - Réalisation 1990<br />
Sur cette vidéo alternent des séquences où des images en noir et blanc de la transmission slow-scan reçues de New York, sont superposées à des images en couleur de Thaon et des séquences où des images slow-scan de Thaon, sont superposées à des images en couleur de New York. Le son est un mélange des bandes sons des films vidéo et du son reçu à New York par satellite et diffusé sur la radio WNYC.

Traits Vidéo de 13 minutes sur l'installation planétaire Thaon/New York de 1987 - Réalisation 1990

Signes des temps Sculpture-installation 1993
Que restera-t-il de notre civilisation dans 2000 ans ? Comment parler de notre civilisation au delà du temps voire de l’espace ?
Le carré, le cercle, le triangle, les traits, symboles d’une grande profondeur spirituelle ont été détournés pour devenir des signes phares de
notre civilisation consommatrice d’objets technologiques japonais.
7 marbres bleu novelatto de 0,7 x 1 mètre, gravés des principaux signes des machines technologiques.
Exposé à Faches-Thumesnil - Mars 1993.

Hommage au «Chaos» Installation vidéo. 1993
Réalisée pendant l’été 1993 pour une exposition collective.
À chaque artiste de l’exposition était donnée une étagère neuve telle qu’on peut s’en procurer
dans les magasins de bricolage.
L’étagère une fois montée a été transportée sur la plage de Longues-sur-mer en Normandie, au lieu
dit Le Chaos (dans le même site que le projet Site Non-site, voir plus loin). L’étagère est fixée à une
épave à la marée descendante.
Après la marée, l’étagère déformée, cassée, rouillée, est démontée pour être remontée dans
l’espace d’exposition accompagnée de la vidéo. La vidéo seule se suffit à elle-même et peut être montrée
comme bande d’art vidéo.

L'espace d'un jour Installation-performance-Vidéo - 1991/1994
Performance-installation vidéo, sur l’espace que l’on parcourt en un jour.
Stéphan Barron se déplace pendant 3 jours de l’aube au crépuscule.
Le 1er jour immobile : la caméra est placée sur un axe qui fait une rotation de 360° en un jour, et filme le paysage environnant.
Le 2ème jour en marche : Stéphan Barron parcourt à pied un vaste cercle dans la campagne.
Le 3ème jour en voiture : Stéphan Barron parcourt en voiture un vaste cercle en Normandie.
Stéphan Barron part chaque matin du même point, pour revenir chaque
soir au même point décrivant ainsi 3 cercles de plus en plus grands.
À ces trois jours correspondent 3 mouvements, 3 vitesses, 3 espaces.
Pendant ces 3 jours-mouvements, Stéphan Barron recueille les images vidéo : 10 heures chaque jour qui sont diffusées simultanément sur 3
petits moniteurs dans la même installation vidéo.

Les plantes de mon jardin Vidéo sur l'installation planétaire - 1994

WYFY vidéo de la performance à Lyon en 2007 - 12 mn - montage 2008

A perte d’entendre : vidéo de la performance à Berlin en 1991 - 12 mn - 2008
La vidéo montée en 2008 est composée à partir des 8 images fixes et du son du projet de 1991. Elle exprime la dimension intime de notre perception de l’espace.
Cette oeuvre d’art vidéo à dominante sonore est particulièrement intéressante dans ses petits détails : sons de l’Est se frottant aux sons de l’Ouest. Sons de l’Est disparus avec la chute du mur... Comme une conquête sonore de l’espace.

Transmission vidéo de 2 h 07 à partir des bandes de la transmission Thaon-New York - 2008
Ce film est un montage réalisé en 2008 des images slow-scan de la transmission Thaon / New York de 1987 sur la bande sonore de la radio publique de New York WNYC, diffusée pendant l’oeuvre par satellite.
Ce film de 2008 est une succession méditative très lente d’images semi abstraites qui sont autant de tableaux en noir et blanc.
Une oeuvre hypnotique.

Le Nouveau Voyage vidéo sur la performance-installation. 2009




Des œuvres planétaires et Technoromantiques

Ce qui est troublant dans l’évolution des arts technologiques, c’est ce continuum entre les œuvres des années 80, et celles d’aujourd’hui.Nous avons commencé à utiliser le téléphone, la vidéo, la photographie, le fax, les ordinateurs en réseau, le son, le satellite, la télévision à balayage lent, la radio,…
À cette époque si proche, ces techniques étaient séparées et nous voulions les hybrider, les superposer, les combiner, poursuivant ainsi les pratiques multi-média des artistes des avant-gardes. Internet est arrivé, comme s’il avait été conçu pour et par des artistes pour concrétiser cette volonté forcenée d’hybridation. Le multi-média est devenu multimédia. L’art des télécommunications est devenu le Net art. Nous voulions exprimer, par les télécommunications, cette problématique de la distance dans ses multiples dimensions : psychologique et émotionnelle, géopolitique, planétaire et écologique… Nous ne pouvions imaginer que le développement des technologies allait rattraper si vite nos déclarations utopistes et fanfaronnes. L’expérience tangible de l’art d’avant-garde est celle de voir nos concepts, nos utopies interagir avec les réalités émergentes. À la lumière de cette expérience, il est essentiel de rappeler que l’art est une pratique philosophique et éthique, et que cette activité n’est pas sans incidence sur le réel.

Quand nous parlons d’utopie à ce sujet, nous aurions pu être piégés par l’utopie technicienne. Mais ces développements si rapides des arts et de la technique se sont opérés sur un fond de crise des valeurs et de la pensée. Le 11 septembre 2001 et les phénomènes climatiques ne sont hélas que des prémisses d’une crise humaine et planétaire que nous allons devoir traverser. Nous sommes mis en demeure de réévaluer en temps réel les possibles dérives de ce discours utopique. Si certains artistes empruntent ce chemin technofuturiste sans avoir conscience des implications d’un tel discours et des risques majeurs qui y sont associés, nous affirmons au contraire que la technique n’est qu’un moyen et que nous pouvons tour à tour l’utiliser, la combattre, l’ignorer, la refuser… Nous sommes aussi, en tant qu’artistes, devant la nécessité d’affirmer par la pratique, que l’art est une activité philosophique et spirituelle, subjective et intersubjective. L’art reste toujours une pratique de la liberté.

La pratique artistique de Stéphan Barron s’inscrit dans les avant-gardes : Fluxus, Land Art, Arts Technologiques, Art Vidéo, Performance, Art Conceptuel, Esthétique de la Communication… Sa pratique artistique synthétise à la fois le lien (qui peut s’exprimer dans l’idée de réseau), l’attachement à la matérialité du corps, du mien et de celui de la Terre, mais aussi le désir d’un infini… Une tension entre ici et l’ailleurs. Cette tension est à la fois souffrance et plaisir.

Il trouve aussi qu’il y a une dimension vertigineuse dans les télécommunications et dans notre perception étendue. Tout son travail est une tentative pour apprivoiser cette peur. Dans ses projets, il tente d’exprimer la beauté de l’espace. Dans Traits, il exprime la beauté du nomadisme et la poésie de la distance. Dans Autoportrait ou Le bleu du ciel, c’est au contraire une poésie mêlée d’inquiétude, d’incertitude, voire de douleur. À perte d’entendre exprime cette angoisse très nettement.

À travers ses œuvres, c’est une recherche d’extase qui le motive. Une extase qui est proche de celle de la méditation et des pratiques des Chamans.Il recherche cette perception de l’immensité intime. C’est pour lui une expérience psychique et spirituelle.

Son inspiration vient de la vie quotidienne et de plus en plus de ses perceptions corporelles. Ce qui l'intéresse le plus est cette perspective planétaire horizontale, qui est due à l’émotion psychique de la distance.

La perception de devenir un avec la Terre ou avec la nature est une expérience de la méditation. Rendre tangible cette intuition, à travers des œuvres d’art, est un appel à méditer et à ouvrir son champ de conscience. Le concept de noosphère est sans doute proche : il mêle l’expérience spirituelle individuelle et l’utopie humaniste collective…

Ces œuvres invitent à toucher l'espace, c'est-à-dire à étendre son corps et sa sensibilité sur un espace vaste. Elles invitent en même temps à garder des limites, à ancrer aussi le corps ici et maintenant dans un lieu défini. L'espace sans limites, l'infini, c'est aussi l'espace de la perte de repère, de perte du corps, de l'angoisse de la disparition et de la mort.

Notre condition n’est plus celle de la conquête sans limites de la planète, de la destruction de cet espace limité. Nous ne sommes plus dans l’époque héroïque de la conquête planétaire dont l’aboutissement est la conquête de la lune. La conquête spatiale nous a principalement fait prendre conscience que la planète est limitée. Nous devons habiter la planète, la comprendre comme les cultures ancestrales l’ont comprise : comme un espace limité et fragile. Ainsi, nous sommes renvoyés à nous-mêmes et à la nécessité d’habiter la Terre et d’habiter nos corps, nos perceptions.

Nous sommes dans cette double perception : celle d’une planète que l’on peut habiter entièrement, et qui reste relativement infinie, et celle d’une planète restreinte, que nous devons habiter avec respect et dans l’incertitude.

Le danger de destruction de la planète est passé d’une menace binaire (celle de la bombe atomique), à une menace diffuse et complexe (changement climatique, ozone, démographie, terrorisme…). Nous étions confrontés à une violence au sein du village, maintenant elle a une dimension à la fois locale et globale.

Nous prenons conscience sans doute de manière tangible que cette violence est en nous et en interaction avec cette violence globale. Toute la question humaine est d’apprendre ensemble à faire exister d’autres possibles. Nous sommes dans un nouveau romantisme basé sur la fascination de l’immensité planétaire et sur l’effroi que suscite en nous la fragilité de notre vaisseau bleu. Nous vivons cette réalité dans une inquiétude et dans une utopie écologique qui fonde le technoromantisme.

Cette perception nécessite un retour à soi qui est plus sensible, plus facile à exprimer par un déplacement de nos perceptions habituelles. Comme nous sommes dans une civilisation de l’image, c’est sans doute en créant des absences : en enlevant une lisibilité à l’image, en utilisant le son, ou en utilisant des processus combinant le temps, l’espace que l’on arrive à exprimer ces dimensions.

Ces œuvres nous invitent à rencontrer notre immensité intérieure figurée par ce monde à la fois limité et illimité suivant l’échelle à laquelle on le regarde. On peut parler d’une perspective fractale qui débouche sur l’infini. Un infini qui serait à la fois replié et déplié. Cette perspective rejoint celle des tableaux de Friedrich : celle d’un tout dans le tout.

Quand on voit la Terre sur un écran de télévision ou sur des photographies nous sommes déjà dans ce type de rapport au monde.L'art sur Internet pose la question du rapport physique à l'œuvre. Une œuvre limitée à l'écran peut-elle susciter une émotion autre qu’intellectuelle ?

Dans Ozone et o-o-o, le son est une possibilité de retrouver une forme de tactilité, de perception enveloppante. Dans ces installations, Internet n'est qu’un moyen de capter et de transmettre des informations en temps réel d'un bout à l'autre de la planète. Ce qui m’intéresse en effet, ce n’est pas de me relier à des machines, comme dans le cas de l’interactivité. Ce que je trouve intéressant, c’est d’utiliser les technologies pour nous relier soit à la nature, soit à l’autre. On peut rapprocher cette attitude, cette position, de celle du peintre romantique, Caspar David Friedrich. Nous voyons les personnages de Friedrich de dos : ils contemplent la nature. Les personnages sont dans ces tableaux, des points de passage, des miroirs qui demandent à être traversés. De même, ce n’est pas l’œuvre dans sa technicité qui me paraît importante, l’œuvre comme fin en soi, l’œuvre comme limite, mais plutôt l’œuvre comme appel à la méditation. Ainsi, l’œuvre nous relie à la complexité, à l’infiniment grand de la nature, pour en écho, en cascade, nous inviter à la méditation sur l’infini, vers le dépassement fractal des limites. Ainsi, ces œuvres s’inscrivent dans l’idée de Technoromantisme. Le Technoromantisme invite, comme le romantisme, à la présence du lointain non pas dans une négation du corps, mais à travers sa présence. Ces œuvres nous invitent à la présence du corps, à la nécessaire résistance du corps face à la société technologique. La technologie n’est utile que si elle nous permet d’accéder à notre développement spirituel.

Les artistes précurseurs de la sensibilité technoromantique sont Duchamp, Yves Klein, Joseph Beuys et plus récemment Jean Dupuy, James Turrell… Les gestes de Duchamp sont des gestes écologiques : ils étendent l’art à notre univers naturel et artificiel, l’art à la vie. L’art n’est plus rétinien, mais devient temporel et corporel. Klein poursuit cette démarche phénoménologique. Pour lui, le monde, la nature est le ready-made primordial, essentiel. L’art n’est qu’un prétexte de communion avec l’univers. « La vision cosmique d’Yves Klein allie l’humanisme à la technologie et s’épanouit dans un vaste programme de retour à la nature dans un Eden technique » écrivait Pierre Restany. Pour Beuys, l’art a une fonction de transformation spirituelle de chaque homme. Ce changement écologique est le germe d’une transformation sociale. Jean Dupuy est aussi un précurseur des arts technoromantiques articulant l’interrogation écologique, les technologies et la phénoménologie. L’art de James Turrell s’ancre dans une pratique spirituelle que chacun peut expérimenter corporellement. Il utilise la lumière comme matériau afin de travailler le médium de la perception. « Je ne suis pas un artiste de la lumière. Je suis plutôt quelqu’un qui utilise la lumière comme matériau afin de travailler le médium de la perception ». L’expérience dans les œuvres de Turrell est celle d’une méditation lumineuse, de la lumière comme présence et comme révélation. Dans Roden Crater, l’expérience est celle du lien avec la nature et l’univers.



Expositions relatives à ces projets :

*1987 - Galerie Fashion Moda - New York
*1989 : Galerie Schüppenhauer - Cologne / Ars electronica
*1990 : Galerie Art et Essai - Université de Rennes 2 / Musée de *Bochum - RFA / Hôtel de ville d’Hérouville
*1991 : Galerie Spala - Prague / Galerie Donguy - Paris / Galerie Galea - Caen / Galerie Sakschewski- Berlin
*1993 : Médiathèque Marguerite Yourcenar - Faches-Thumesnil
*1994 : Ecole Régionale Supérieure d’Expression Plastique - Tourcoing
*1995 : Arte no Seculo - Sao Paulo
*1996 : Biennale d’Adelaïde
*2003 : Le FRUC
*2005 off Biennale Venise
*2007 off Biennale de Lyon, Le FRUC
*2008, 2009 : Le FRUC
*2010, OSTRALE, Manifestation internationale Dresde




Bibliographie de Stéphan BARRON

Livres de Stéphan Barron


*Technoromantisme, Ed. L’Harmattan, Paris, 2003 http://www.technoromanticism.com/theorie/livre/livre_technoromantisme.html
*Toucher l’espace, poétique de l’Art planétaire, Ed. L’Harmattan, Paris, 2006 http://www.technoromanticism.com/theorie/livre_toucher/toucher.htm


Textes par Stéphan Barron


*BARRON Stéphan, « Baltique », Videonale, Catalogue de la Biennale d’Art vidéo de Bonn, 1986, p.58
*BARRON Stéphan, « artiste de la communication », L’estetica de la comunicazione, Ed. Palladio, Salerne, 1987, p.89-93
*ARRON Stéphan, « L’installation vidéo Mur », Vidéo installations, Ed. Comédie de Caen, 1987, Texte publié également dans le *Catalogue de Vidéoformes, Clermont Ferrand, 1987
*BARRON Stéphan, « Hérouville / Abidjan, Transmission d’images informatiques », Catalogue de Vidéo Art Plastique, Hérouville, 1988, p. 54. Texte publié également par Action Culturelle en Basse-Normandie, n°109, Ed. Direction Régionale des Affaires Culturelles de Caen, pp.18-19
*BARRON Stéphan, « Nine 2 Five », Catalogue de Entrez les artistes à l’école, Ed. Office Départemental d’Action Culturelle du Calvados, 1988
*BARRON Stéphan, Sans titre, Vers une culture de l’interactivité, actes du Colloque, Ed. Cité des Sciences et de l’Industrie de La Villette, Paris, 1989, p. 159
*BARRON Stéphan, Sans titre, Catalogue de l’exposition Wortlaut, Ed. Galerie Schüppenhauer, Cologne, 1989, p.124
*BARRON Stéphan, Sans titre, Catalogue de la vente Art et téléphone, Drouot,1990, p.35
*BARRON Stéphan, «Orient Express», Catalogue de Parcours d’images, Ed. Groupe de Recherche d’Art et Communication, Université de Rennes II, 1990, p.15
*BARRON Stéphan, « Lines: A project by Stéphan Barron and Sylvia Hansmann », Connectivity : Art and interactive Telecommunications, Leonardo, Vol 24 n°2, 1991, Berkeley, pp.185-186
*BARRON Stéphan, sans titre, Catalogue de Arte Postal, Las Palmas de Gran Canaria, Juin 1991
*BARRON Stéphan, « Artiste planétaire », DDO, n°7, Roubaix, décembre 1992
*BARRON Stéphan, « Art Planétaire », Co-incidences spécial Art, communication, technologique, n°11 Juin 1995, Marseille, p.19-21
*BARRON Stéphan, « Le jour et la nuit », Catalogue de Arte Tecnologia, Sao Paulo, 1995, p.16
*BARRON Stéphan, « Le pouvoir des fleurs », Co-incidences, n°12, Marseille, Novembre 1996
*BARRON Stéphan, Art Planétaire et Romantisme techno-écologique, Thèse de doctorat de l’Université Paris VIII, Janvier 1997, édité dans le Cédérom Art Planétaire, Ed. Rien de Spécial, 2000
*BARRON Stéphan, «Poétique de l’Art Planétaire», Cédérom Art Planétaire, Ed. Rien de Spécial, 2000
*BARRON Stéphan, « Une tarte au fraises », Séminaire de l’International Theatre Meeting, Reykjavik, 2000, publié en ligne sur www.technoromanticism.com
*BARRON Stéphan, « Ozone, o-o-o, Contact, des oeuvres technoromantiques entre présence et absence », Actes du Colloque Artmédia, LIGEIA, dossiers sur l’art, Paris, 2003
*BARRON Stéphan, « Sur les ruines de la technologie, en avant pour le technoromantisme », Actes du colloque sous la direction de Roberto Barbanti, Enrique Lynch, Carmen Pardo, Makis Solomos, Musique, Arts, Technologies, pour une approche critique, *Montpellier-Barcelone, 2000, Ed. L’Harmattan, Paris, 2004
*BARRON Stéphan, « Technoromantisme ou faut-il sauver le chat ? », Revue Rendez-vous, N°2, Printemps 2004, Crans-Montana
*BARRON Stéphan, « Biotechnoromantisme », Esthétique des Arts médiatiques, vol.4, Ed. Université du Québec à Montréal, Juin 2004
*BARRON Stéphan, « Développement culturel durable, art et écologie », Espaces de Jeu et enjeux de l’art, revue les Irraiductibles, N°8, Université Paris VIII, Avril-Mai 2005.


Cédéroms


*Earth Art, Art Planétaire - including 18 projects from Stéphan Barron and texts by Derrick de KERKHOVE, Pierre RESTANY, Frank POPPER, etc - Editions Rien de Spécial, 2000

*CDrom of International Communication Center, Tokyo, Japon, 1995


Livres mentionnants les projets de Stéphan Barron


*COSTA Mario, Le sublime Technologique, Ed. Idérives, Lausanne, 1994, p. 20
*POPPER Frank, L’art à l’age électronique, Ed. Hazan, Paris, 1993, p.133
*POPPER Frank, Art at the electronic age, Ed. Thames and Hudson, London, 1993
*URBONS Klaus, Elektrographie, Analoge und digitale Bilder, Ed. Dumont, Cologne, 1994
*FOREST Fred, L’art à l’heure d’internet, Ed. L’Harmattan, 1998
*COUCHOT Edmond, La technologie dans l’art, Ed. Jacqueline Chambon, 1998
*KISSELEVA Olga, Cyberart, un essai sur l’art du dialogue, Ed. L’Harmattan, 1998
*POPPER Frank, Contemporary artist, 5th edition, ed. Full Circle Editorial, Snohomish, USA, 2000
*WILSON Stephen, Information Arts, Interaction of Art, Science and Technology, MIT Press, 2002 de MEREDIEU Florence, Arts et nouvelles technologies, Ed. Larousse, 2003
*CAUQUELIN Anne, L’exposition de soi, Du journal intime au webcams, Ed. Eshel, Paris, 2003
*POPPER Frank, From Technological to Virtual Art, The MIT Press, Cambridge, 2007
*FOREST Fred, Art et internet, éditions cercle d’art, Paris, 2008


Publications universitaires


*LABASTIE François, Art Vidéo, Réflexion artistique et technologie, Nam June Paik, Bill Viola et Stéphan Barron, Mémoire de *Maîtrise de Sciences et Techniques de l’Information et de la Communication, Université de Bordeaux III, 1988
*DOS SANTOS PRADO Gilberto, Expériences artistiques d’échanges d’images dans les réseaux télématiques, la ligne/lune imaginaire, Thèse de doctorat, Université Paris 1, 1994
*COSENTINI Stefania, L’estetica della comunicazione, storia e teoria di un’avanguardia estetica degli anni ‘80, Corso di Laurea in Lettere, Cattedra di storia dell’arte contemporanea, sous la direction de la prof. Simonetta Lux, Universita’degli studi di Roma La Sapienza, 2003


Presse nationale et internationale


*« Tell an artist », The Village Voice, 10 octobre 1986, New York
*« Linien », Kunstforum International n°101, Juin 1989, p. 432
*« Mittelmeer via Längengrad », Oberöstereichische Nachrichten, N° spécial Ars Electronica, 13 sept. 1989, Linz, p.V.
*« El centre Espais entra en un viatge artistic a traves del telecopiador », Avui, 6 Sept. 89, Barcelona
*ARNAUDET Didier, « Sigma 23 », Art Press, n°121, janvier 1988
*BARBU Théo, « The fax a new medium arouses new concepts », Artspeak, Novembre 1989 Vol XI n°5, New York
*BARYGA Phillipe, « Stéphan Barron », Revue Sans Titre, n°22, Lille, Avril 1993
*BENOIT Laurent, « Baltique », Cartes sur câbles, hiver 1988, n°17, Bruxelles, p.23
*BOURELLY Robert, « Palette de vidéastes et plasticiens à Hérouville », Sonovision, Février 1988
*CHABERT Ghilaine, « Un support artistique inattendu : La télécopie », Le journal du téléphone, Avril 1990 n°7, pp. 51 à 55
*DREHER Ly, « An den Wigwamzeichen vorbei zum Videokünstler », Süddeutsche Zeitung, Münich, 5 juillet 1988
*DURAND Régis, « Attentes », Art Press, Novembre 1989 n°141, p.75
*ENGEL Jürgen, sans titre, Artist Kunstmagazin, février 1991 n°8, Brême, pp.10-11
*FARGIER Jean-Paul, « Devoir de Français », Les cahiers du cinéma, n°397,Paris, Juin 1987, p X
*FALGAS Jordi, « Stéphan Barron i Sylvia Hansmann », Punt Diari, n°3295, 24 Sept. 1989, Gérone
*FOUQUE Patrick, « Mur, une enceinte vidéo », Vidéopro, n°12, Avril 1988, Paris
*GAUVILLE Hervé, « Paris-Budapest, vestiges d’une civilisation future », Libération, 19 oct. 87, Paris, p.42
*GUESNEUX Pascal, « Quatrième rencontre vidéo art plastique », Kanal Magazine, Février 1991
*HATTINGER Gottfried , « Linien von Stéphan Barron und Sylvia Hansmann », Ars Electronica Festival Programm, Im Netz der System, sept. 1989, Linz, p.30
*KOSIK Antonin, « Autoportrét », Atelier, n°3, 10 février 1994, Prague, p.15


Presse locale


*LABBE Pascal, « Rencontres Souterraines, petites et grandes performances », La Dépêche de l’Eure, 18 juin 1983, Louviers
*PACHEUX Guy, « Téléphone pour photocopie », Ouest France, 7 oct. 1986, Caen
*VINCENT Hervé, « Stéphan Barron et la Nuit internationale de la télécopie », La renaissance du Bessin, 10 oct. 1996, Bayeux
*PLANTE Marie, « Entrez dans l’art planétaire, Rien de spécial vous y invite », Liberté de Normandie, 10 oct. 1986, Caen
*« Nuit internationale de la télécopie, paroles et images en contact », 13 oct. 1986, Caen
*« Mur, de stéphan Barron : cauchemar libre en 64 cases », La montagne, 23 Avril 1987, Clermont Ferrand,
*PLANTE Marie, « Thaon, New York », Liberté de Normandie, 19 juin 1989, Caen
*VINCENT Hervé, « Thaon-New York par satellite », La Renaissance, 19 juin 1987, Bayeux
*ALEXANDRE Xavier, « L’imaginaire par satellite », Ouest France, 23 juin 1987, Caen
*HANSEN Jean-michel, « Cinq lycées ouvrent leurs portes », Ouest France, 31 oct.1987, Caen
*« Un vidéaste au lycée Curie », La voix, Le bocage, 3 nov. 1987, Vire
*MONNIER Pascale, « Cinq créateurs pour cinq lycées », Ouest France, 30 janvier 1988, Caen
*« images informatiques et arts plastiques, un projet de transmission avec l’Espagne », Ouest France, 20 Avril 1988, Caen
*« L’art sur informatique », Liberté de Normandie, 22 Avril 1988, Caen
*« Entrez les artistes à l’école, les enseignements d’un bilan », Ouest France, 4/06/88, Caen
*« Entrez les artistes à l’école », Marie Claire Normandie, Sept.1988, Caen
*LAHOUSSE Jacques, « À chacun son méridien », L’indépendant de Perpignan, 14 sept. 1989
*Auteur inconnu, « Cinquante images de l’instant », Ouest France, 25 mai 1990, Caen
*BOISTE Agnès, « Art électronique, Paris-Budapest », Hérouville Nouvelles, Mai 1990, Hérouville
*TRAVADON Nathalie, « Exposition à Prague sur un jardin d’Hérouville », Ouest France, 25 mai 1991
*TRAVADON Nathalie, « À perte d’entendre », Ouest France, 9 juillet 1991, Caen
*« Histoires à réveiller les somnambules », Nord Eclair, 12 janvier 1994
*«Stéphan Barron, voyage en images», La Voix du Nord, 11 janvier 1994
*«Les Prières de Stéphan Barron», Le Midi Libre, 2 juillet 2003
*«Bienvenue au FRUC», Chicxulub, Automne 2006
*«LE FRUC, créer du vide pour faire la vie», Coming Up, Marseille, Printemps 2007
*«Les explorations de Barron», Montpellier plus, 5 mars 2008
*«Stéphan Barron fait chanter l’ozone», Montpellier plus, 11 avril 2008


Textes de catalogues


*BROWN Paul, « Stéphan Barron at the Old Treasury Building », Catalogue du Festival International d’Adelaïde, 1996
*CAPELLA Anna, « El projecte Linies », Espais Papers d’Art, n°23, Oct. 1989, Gérona
*CAPELLA Anna, « Installacio del projecte Linies », Catalogue Espais Activitats 1989, Ed. Espais, Girona, 1990, p.159
*COSTA Mario, « Le voyage de Stéphan et Sylvia », Traits-Lines, Ed. Rien de Spécial, Secqueville-en-Bessin, 1990
*COSTA Mario, L’estestetica della communicazione, cronologia et documenti, Ed.Palladio, Salerno, 1988, p.4
*COSTA Mario, sans titre, Catalogue de Artmedia, Salerno, novembre 1990, pp .44,45
*DE KERKHOVE Derrick, « Mirror, mirror off the wall... », Catalogue de Les transinteractifs - Paris/Toronto, 1988
*DE KERKHOVE Derrick, « Le point d’être dans Le Bleu du Ciel », Cédérom Art Planétaire, Ed. Rien de Spécial, 2000
*DONGUY Jacques, « Stéphan Barron, artiste hypermédia », Dépliant de l’exposition à Faches Thumesnil, Avril 1993
*MÜLLER Markus, « Traits-Linien », Traits-Lines, Ed. Rien de Spécial, Secqueville-en-Bessin, 1990
*RESTANY Pierre, « Le méridien ou le trait fractalisé », Traits-Lines, Ed. Rien de Spécial, Secqueville-en-Bessin, 1990
*RESTANY Pierre, « Discussion à propos du bleu du ciel », Cédérom Art Planétaire, Ed. Rien de Spécial, 2000


Textes en ligne


*ROGUE Evelyne, « Com_post de S. Barron ou le miroir de la communication », en ligne sur technoromanticism.com


Émissions de radio


*France Culture 06.86 : France Inter 06.86 / Radio France Puy de Dôme 04.87/ Radio France Basse Normandie 10.86 /WNYC New *York - 06.87 /Radio France Basse Normandie 06.87 / France Culture Nuits Magnétiques 10.89, France Culture, Multipistes - *8/01/2000, France Culture, Multipistes - 20/07/2002, France Culture, Multipistes - 25/10/2002


Émissions de télévision


FR3 Basse Normandie, juin 1986
RAI TV (Italie), mars1989
M6 Lille, février 1994
7LTV Montpellier, oct. 07
ARTE octobre 2010


Conférences


*Colloque Artcom, Ecole des Beaux-Arts de Paris, Janvier 1986
*Colloque Vers une culture de l’interactivité, Cité des Sciences et de l’Industrie, Paris, Mai 1988
*Ecole d’Art de Sarrebrücke, Novembre 1992
*Colloque sur Vilèm Flüsser, Anvers, Octobre 1993
*Université européenne de la Recherche, Paris, Novembre 1993
*Université de Nice, Séminaire de Fred Forest, 1996
*Akademie der Bildenden Künste, Munich, Novembre 1997
*Colloque Musiques, arts, nouvelles technologies - Montpellier/Barcelone - décembre 2000
*Colloque Artmedia, Paris, 2002
« L’artiste comme partie prenante », UNESCO, Paris, 8 juin 2004
*Séminaire du Centre de Documentation de la Musique Contemporaine, Paris, Avril 2005
*Colloque «Le proche», Université de Montpellier, 2008


Sites internet


*Site principal

*Productions et éditions
*DVDREMIX

*Productions et diffusion

*Site à destination des étudiants

Oeuvres en ligne

com_post (en réparation)
O_O_O
fusil
LE NOUVEAU VOYAGE

vidéos en ligne

YOUTUBE
VIMEO

performance

WYFY




Sources

Le site web du TECHNOROMANTISME et de Stéphan BARRON

TECHNOROMANTICISM's website

Greenmuseum, artistes écologiques

L'oeuvre d'art ''o_o_o'' de Stéphan BARRON

Contribution de Stéphan BARRON au colloque ARTMEDIA

L'oeuvre d'art WYFY de Stéphan BARRON

Texte de Pierre Restany sur l'oeuvre de Stéphan BARRON Le Bleu du Ciel sur le site des éditions RIEN DE SPECIAL


Ensemble de textes critiques et d'articles de presse sur Stéphan BARRON

Texte théorique de synthèse de Stéphan BARRON sur sa démarche artistique dans son Habilitation à Diriger des Recherches soutenu à Paris VIII

Networked Music Review : Stéphan Barron’s Technoromanticism