Steve Mc Queen


Biographie



portrait
Steve Mc Queen est né en 1969 à Londres. Il a été très vite attiré par l'Art et plus particulièrement par l'Art Vidéo puisque il a commencé ses études à la Chelsea School of Art et au Goldsmith's College londoniens. Steve Mc Queen complète par la suite sa formation en passant un an à la Tisch School of the Arts de New York. Il ne tarde pas à se faire un nom dans le monde de l'art contemporain, grâce à des videos expérimentales volontiers dérangeantes et influencées du 7ème Art. Effectivement, depuis le début des années 90, Steve Mc Queen poursuit une démarche axée principalement sur la production de courts films, mettant en œuvre des techniques variées comme le super 8, le 16 et le 35mm ainsi que la vidéo, et destinés à être présentés dans des installations minutieusement mises en espace. Souvent en noir et blanc, ses premiers films font référence aux approches expérimentales liées au début de l'histoire du cinéma.

Voilà comment Steve Mc Queen parle, très simplement, de son attirance pour l'art vidéo: «Quand vous êtes un enfant, la première chose que vous prenez c'est un crayon, puis si vous êtes chanceux vous prenez un pinceau, et si vous êtes encore chanceux une caméra pour jouer avec. J'ai fait de la peinture puis j'ai pris une caméra.»

Artiste engagé dans son époque, il réalise par exemple une série de portraits de soldats britanniques morts en Irak sur timbres-poste, aprés un voyage en 2003 dans le pays en question. Après des expositions dans les plus grandes galeries, de la Tate au Guggenheim, Steve Mc Queen reçoit le prestigieux Turner Prize en 1999. A la demande de Channel 4, il se lance dans le cinéma avec la réalisation de Hunger', un film politique sur le conflit nord-irlandais. Le cinéaste s'intéresse particulièrement à la lutte menée pour la reconnaissance du statut de prisonniers politiques et qui s'achève par la grève de la faim de l'emblématique Bobby Sands. Pour "sa maîtrise de la mise en scène et la force dégagée par le film", Bruno Dumont, président du jury de la Caméra d'Or au festival de Cannes en 2008, lui remet ce trophée qui distingue le Meilleur premier film, toutes sections confondues. Il enchainera deux film avec Michael Fassbender qui deviendra alors son acteur fétiche : Shame en 2011 et 12 Years a Slave en 2013. Ces deux films suivants seront de nouveau acclamés par la presse mais ce sera 12 Years a Slave qui recevra le plus d'éloges avec notamment de très nombreuses récompenses dont celle de l'Oscar du meilleur film. N'hésitant pas à montrer les choses frontalement, d'une manière très crue et réaliste, Steve McQueen arrivera, en seulement trois film à être reconnu par la profession.

Art Vidéo


Principales Oeuvres

Just Above My Head, 1996
Cette vidéo correspond a la vue durant neuf minutes d'un ciel nuageux. La seule action est visible au bas de l'écran, d'où surgit la tête de l'artiste qui tente, non sans effort (filmé en mouvement en train de marcher) de se maintenir à l'intérieur du cadre de l'écran.

Deadpan, 1997
Deadpan, court métrage de 4 min et 30 secondes qu’il réalise en 1997 et pour lequel il obtient le prix Turner en 1999. Le prix tuner récompense chaque année un artiste contemporain. Cet événement est organisé par la Tate Britain de Londres et c’est une reconnaissance majeure dans une carrière artistique.
Deadpan qui se traduit « pince-sans-rire » en français. L’artiste s’inspire ici d’une séquence de Steamboat Bill Junior avec Buster Keaton, dans laquelle une façade de maison s’abat sur le comédien qui est tout de même protégé par l’ouverture d’une fenêtre. Steve McQueen se réapproprie le gag et le détourne de son contexte, le burlesque originel du moment devient ici impassible et tendue, comme McQueen lui-même qui devient ici le protagoniste. La scène se répète de nombreuses fois et s’observe sous différents plans ; depuis l'intérieur, puis l'extérieur, depuis un point de vue frontal mais aussi oblique. Le film se termine lorsque le pan de mur semble s’écraser sur la caméra. Lors des expositions de cette œuvre, l’image remplissait complètement le mur de la galerie de manière a ce que le spectateur se sente directement impliqué dans ce drame.


Steve McQueen Deadpan 1997

Current, 1999
Il s'agit d'une série de diapositives 35 mm, retro projetées, sans aucune bande-son.
Ce film donne à voir, la lente immersion d'une bicyclette dans les eaux bleues d'une rivière. Au fur et a mesure de la progression, chaque image se mêle l’une à l’autre favorisant une perception axée à la fois sur l’émotion et l’atmosphère.

Girls tricky, 2001
Girls tricky, 2001
Il nous présente ici une séance d’enregistrement du chanteur noir Adrian Thawes alias Tricky.On observe grâce à des plans rapprochés le chanteur en train d’improviser derrière la vitre du studio.

Charlotte, 2003
La caméra filme de façon rougeâtre une personne puis un œil, celui de Charlotte Rampling. Puis soudain un doigt entre dans le champ de vision, c'est celui de l'artiste qui vient toucher l'actrice puis son iris.

November 7th,2002 Une autre projection présentée lors de l’exposition Speaking In Tongues,au musée d'art moderne de la ville de Paris. Il s’agit d’une image immobile sur le crane rasé d’un jeune homme qui raconte comment il a accidentellement tué son frère.

Once upon a time, 2003
C'est une projection de 116 images digitalisées et qui sont commentées dans une langue mystérieuse. Cette installation, conçue avec un chercheur de la NASA, s’avère être une réflexion sur la connaissance globale humaine et sur ce qui relève de l’incompréhensible.

Running Thunder, 2007
Le film de 16 mn Running Thunder apporte une réflexion sur le thème de la vie et de la mort. Toujours dans un plan fixe et sans bruits, il montre un cheval étendu sur un sol verdoyant. La couleur du pelage de la bête, marron foncé, contraste avec celle du sol. L’animation est lente et se fait uniquement par l’intermédiaire du clignement des yeux du cheval fixant la caméra et le mouvement des herbes. Ici, la mort est au centre de l’œuvre et la lente agonie de l'animal est mise en scène de façon tragique.

Rayners Lane, 2008
Filmé en 16 mm et en couleur. Il s'agit d'un plan fixe de onze minutes sur un mur de briques. Rien ne paraît sur le mur de la galerie, nul accident ne vient perturber l'image, nul mouvement ni son ne sont perceptibles, hormis ceux de la pellicule qui défile dans le projecteur. Dans cet œuvre Steve McQueen oppose le cinéma dont l'essence est le mouvement à la fixité d'un long plan séquence sur un mur en briques. Le mur qui se dresse devant le spectateur amène à se poser d'innombrables questions dont la principale "qu’existe-t-il derrière ce mur ?" et par conséquent derrière cette œuvre.

L'oeuvre de Steve Mc Queen


Une certaine économie dans la forme et les moyens resurgissent dans l'ensemble de l'œuvre de Steve Mc Queen. Bon nombres de ces vidéos ont pour point communs le plan fixe et l’absence de bande sonore. On retrouve également chez cet artiste plusieurs vidéos en noir et blanc et notamment les premières. Il exploite toutes sortes d'installations vidéo. Pour finir, c’est l’artiste lui-même qui se met en scène la plus part du temps considérant être « le figurant le moins onéreux ». Dans ses films la trame narrative est souvent secondaire, laissant place à l’effet psychologique que procure l’image elle-même. Le cinéaste britannique est un grand adepte du plan-séquence lui permettant ainsi de pouvoir jouer sur la temporalité. Ses longs-métrages ne cessent de parler de sujet importants : prisonniers politiques, l'addiction, l'esclavage, le racisme...

Expositions


1994
Acting Out: The Body in Video, Then and Now, Royal College of Art London

1995
Mirage: Enigma of Race, Difference and Desire, Institute of Contemporary Arts London
The British Art Show, Manchester and tour
X/Y, Musee National d'Art Moderne, Centre Georges Pompidou Paris, France
1996
Anthony Reynolds Gallery, London
Museum of Contemporary Art, Chicago

1997
Marian Goodman Gallery, New York
Stedelijk Van Abbemuseum, Eindhoven
Portikus, Frankfurt
Museum of Modern Art, New York
Milwaukee Art Museum, Milwaukee

1998
Four Projected Images
Museum of Modern Art, San Francisco
Galerie Marian Goodman, Paris
Boijmans van Beuningen Museum, Rotterdam

1999
ICA, London
Kunsthalle, Zürich

2000
Institute for Contemporary Art, Cape Town
Marian Goodman Gallery, New York
Cold Breath
Delfina Projects, London
Sala Mendoza, Caracas
Barrage
DAAD, Berlin

2001
Kunsthalle Wien, Austria
Museu de Arte Moderna, Sao Paul
Galerie Marian Goodman, Paris

2002
Carib's Leap/Western Deep
Artangel Project, St. Martin's Lane, London
Western Deep
Documenta XI, Kassel
FOCUS: Steve Mc Queen
Art Institute, Chicago

2003
Speaking in Tongues
Musee d'Art Moderne de la Ville de Paris, Paris
Museu Serralves, Porto

2004
Once Upon a Time
South London Gallery, London
Into This World
Thomas Dane, London
Fundacio Tapies, Barcelona

2005
Catwalkvideos
Forum Kultur and Wirtschaft, Dusseldorf, Germany
Prada Foundation, Milan
Marian Goodman Gallery, New York

2006
Marian Goodman Gallery, Paris
Caresses
Marugame Genichiro-Inokuma Museum of Contemporary Art, Japan

2007
Running Thunder
Thomas Dane Gallery, London
Gravesend/Unexploded
52nd Venice Biennale, Venice
Queen and Country
Imperial War Museum, London
Gravesend
Renaissance Society, Chicago
Queen and Country
Central Library, Manchester

2008
Queen and Country
Royal Festival Hall, Barbican Centre, London and Liverpool Biennial
Pursuit
Baltic Centre for Contemporary Art, Gateshead, Tyne and Wear
Marian Goodman Gallery, Paris

2009
British Pavilion
53rd Venice Biennale
Queen and Country
Scottish National Gallery of Modern Art, Edinburgh and Middlesborough Institute of Modern Art, Middlesborough


Vers le Cinéma



Hunger (26 Novembre 2008 en France)


Durée : 1h40
Avec : Michael Fassbender, Stuart Graham, Brian Milligan...

En 2008, Steve Mc Queen passe a la réalisation d’un film, son premier long-métrage : Hunger. Le sujet traité est complexe et très engagé. L’artiste désormais cinéaste aborde le conflit nord-irlandais a travers la contestation de plusieurs prisonniers dans la prison de Maze (Irlande du Nord) en 1981. Ces prisonniers protestent afin d’obtenir le statut de prisonniers politiques, ils entament le « blanket and No-Wash Protest ».Le film est également le combat d’un homme, Bobby Sands qui engagera une grève de la faim pour protester contre leurs conditions de détentions. Le récit s’inscrit évidemment dans un contexte politique très tendu puisqu’a a l’époque Margareth Thatcher est au pouvoir en Angleterre. C’est donc un film poignant et lourd que nous livre Mc Queen et qui n’est pas s’en rappeler ces œuvres artistiques précédentes. Le réalisateur construit un rapport a l’image très physique. Les longs plans séquences pesants et l’absence de musique évoquent particulièrement son art. La vision personnelle de la vidéo qu’a Steve Mc Queen se prête de façon très remarquable à cette histoire révoltante qui, au fil du récit, glisse lentement vers la tragédie.
Le film est une grande réussite et Steve Mc Queen est reconnu par la profession lors de l’édition 2008 du festival de cannes a l’occasion de laquelle il reçoit la caméra d’or.

[http://www.allocine.fr/personne/fichepersonne-222720/videos-films/?cmedia=18844351 Bande-annonce de Hunger]

Shame (7 décembre 2011)


Durée : 1h 39min
Avec Michael Fassbender, Carey Mulligan, James Badge Dale...

Steve Mc Queen plonge ici dans une description crue et violente de l'addiction de Brandon, trentenaire new-yorkais, au sexe. Le réalisateur britannique livre un long-métrage aussi intense que froid, qui brille par sa puissance formelle, très recherchée et à la sobriété apparente. Il confirme aussi son travail sur la temporalité avec notamment une esthétique du plan-séquence omniprésente. Comme avec le plan-séquence central d'Hunger qui voyait s'affronter Bobby Sands et le prêtre, ici on trouve dans le film deux affrontements : celui de Brandon face à une collègue de bureau au restaurant, ainsi que celui qui oppose Brandon à sa soeur sur le canapé.
Steve Mc Queen signe aussi une réflexion passionnante sur l'enfermement (thème déjà extrêmement abordé dans Hunger), et plus précisément sur l'enfermement et le corps. Le filme traite bien évidemment de l'addiction en générale, Shame aurait très bien pu être une oeuvre sur l'addiction sur la drogue, le jeu etc... les conséquences seraient (presque) identiques mais McQueen a préféré parler de l'addiction au sexe. Le titre du film Shame est venue dans la tête du cinéaste grâce à des témoignages de nombreuses personnes ayant eu le même problème que le personnage de Michael Fassbender : c'était pour eux quelque chose de honteux, ils se sentaient mal, ils avaient honte d'où le choix du titre du long métrage, ce mot revenait très souvent dans les différentes conversation que McQueen a pu avoir.
Shame confirme aussi le talent de Michael Fassbender (A Dangerous Method, X-Men: Le Commencement, Fish Tank, Inglourious Basterds…), acteur montant d'Hollywood, qui a reçu le Prix d'Interprétation Masculine au Festival de Venise en 2011, et qui a été nominé à l'Oscar et au Golden Globes du meilleur acteur.

[http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19261921&cfilm=185457.html]


Years a Slave (22 Janvier 2014 en France ; Décembre 2013 aux Etats-Unis).

Durée : 2h13.
Avec Chiwetel Ejiofor, Michael Fassbender, Brad Pitt...

Synopsis : Les États-Unis, quelques années avant la guerre de Sécession. Solomon Northup, jeune homme noir originaire de l’État de New York, est enlevé et vendu comme esclave. Face à la cruauté d’un propriétaire de plantation de coton, Solomon se bat pour rester en vie et garder sa dignité. Cette terrible épreuve va durer 12 ans...


12 Years a Slave sera le film qui révèlera McQueen au grand public. Adapté d'une histoire vraie et traitant de l'esclavage, le long-métrage a bien entendu fait beaucoup parlé de lui aux Etats-Unis. Il s'agit également de la troisième collaboration entre Steve McQueen et son acteur fétiche Michael Fassbender (après Hunger et Shame). De plus, 12 Years a Slave a déjà connu de nombreuses adaptations par le passé : un téléfilm a été retransmis en 1984 mais aussi quelques pièces de théâtre. Tout comme dans ses précédents films, McQueen joue de nouveau sur la temporalité avec de nombreux plan-séquences dont la plupart d'entre-eux sont presque insoutenables (notamment lorsque le personnage de Lupita Nyong'o se fait fouetter par le maître de plantations. Le thème de l'enfermement est de nouveau présent avec des personnages qui n'ont droit à aucune liberté et vivent dans de terribles conditions. Le film sera acclamé par la critique internationale, certains le considère même comme "de loin le meilleur film jamais réalisé sur l'esclavage en Amérique". Ces éloges envers McQueen sont notamment due à sa réalisation virtuose et sa grande maîtrise du plan-séquence mais aussi et surtout grâce aux performances de ses acteurs dont Lupita Nyong'o repartira avec l'Oscar de la meileure actrice dans un second rôle. 12 Years a Slave repartira avec un total de 12 prix (dont 28 nominations) et recevra également la récompense suprême, celle de l'Oscar du meilleur film. Ce sera également le plus gros succès de McQueen dans le monde entier avec des recettes atteignant 187 733 202 $ pour 20 000 000 $ de budget.

[http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=196885.html]

Projet


Steve McQueen avait pour projet la création d'une série nommée Codes of Conduct mais celle-ci, alors commandée par HBO sera finalement annulée. L'histoire devait parler du mode de vie d'un Afro-Américain qui s'immisce dans la haute société new yorkaise.

[http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=196885.html]

Filmographie



2008 : Hunger
2011 : Shame
2013 : 12 Years a Slave



Clip Vidéo :


En 2015, Steve McQueen réalise le clip vidéo du chanteur Kanye West nommé All Day. On retrouve ici la marque du réalisateur et son obsession du plan séquence car la vidéo correspond à une seule prise continue de près de 9 minutes.

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Récompenses


Hunger :

Festival de Cannes 2008 : Caméra d'or.


Twelve Years a Slave :

New York Film Critics Circle Awards 2013 : meilleur réalisateur.
Boston Online Film Critics Association Awards 2013 : meilleur réalisateur.
St. Louis Film Critics Association Awards 2013 : meilleur réalisateur.
Africain-American Film Critics Association Awards 2013 : meilleur réalisateur.
Chicago Film Critics Association Awards 2013 : meilleur réalisateur.
Indiana Film Journalists Association Awards 2013 : meilleur réalisateur.
Black Film Critics Circle Awards 2013 : meilleur réalisateur.
EDA Awards 2013 : meilleur réalisateur.
Florida Film Critics Circle Awards 2013 : meilleur réalisateur.
Kansas City Film Critics Circle Awards 2013 : meilleur réalisateur.
Southeastern Film Critics Association Awards 2013 : meilleur réalisateur.
Village Voice Film Poll 2013 : meilleur réalisateur.
NAACP Image Awards 2014 : meilleur réalisateur.
Satellite Awards 2014 : Meilleur réalisateur.
Festival international du film de Palm Springs 2014 : Director of the Year Award.
Oscars 2014 : Meilleur film.
Independent Spirit Awards 2014 : meilleur réalisateur.

Or longs-métrages :

Artiste Officiel de Guerre (Iraq),Imperial War Museum, 2003
  • OBE, 2002
  • Turner Prize, 1999
  • DAAD, Berlin, 1998
  • ICA Futures Award, 1996

image mcqueen_oscar.jpg (27.6kB)


Sources



Allociné
[http://www.arte.tv/fr/Echappees-culturelles/tracks/emission__21-11-2008/2318386,CmC=2316292.html Arte]
[http://www.artnet.fr/artist/11561/steve-mcqueen.html Site d'une galerie] Mise en vente d'oeuvres
[http://www.artfund.org/queenandcountry/index.php Projet de timbres; Queen and Country ]
[http://www.tate.org.uk/britain/exhibitions/turnerprizeretrospective/exhibitionguide/98-00.shtm Tate Britain Museum, Prix Turner 1998-2000]
[http://www.paris-art.com/marche-art/Speaking%20in%20Tongues/Speaking%20in%20Tongues/4061.html Une critique de l'exposition au musée d'art moderne de Paris]
[http://www.allocine.fr/personne/fichepersonne-222720/interviews/?cmedia=18849029 Inteview de Steve McQueen à propos d'Hunger]