TERMINAL ZONE : POÉSIE ET NOUVELLES TECHNOLOGIES

Du CRL de Basse-Normandie, aux éditions Al Dante, 39 pages, 2003


couverture du livre

Paru en mars 2003, ce recueil de dits et pensées a été édité à l'occasion de l'exposition "Terminal Zone - Pensées et nouvelles technologiques", organisée par le Centre régional des Lettres de Basse-Normandie, et, présentée au Centre d'Art Contemporain de Basse-Normandie (en octobre 2002).
Il présente les thèmes de l'Art et la technologie, l'Art par ordinateur, la Poésie visuelle, la Poésie sonore et la Poésie expérimentale.

Le livre début par un questionnement sur le web. En effet, on se demande si les nouvelles technologies ne pourraient-elles pas ouvrir un nouvel univers aux poètes et artistes ? Le numérique pourrait fortement apporter un nouveau regard, de nouvelles libertés, possibilités d'écritures aux artistes.
Le livre conçu lors de l'exposition du titre éponyme avait pour objectif de replacer la poésie au comme noyau en y soulignant toutes les nouvelles possibilités proposées par les technologies, dites « d'avant-gardes ».
Ensuite, le livre s'articule en plusieurs parties, une première portant sur les artistes ayant réalisés des oeuvres présentées lors de l'exposition qui sont dites de poésie sonore, mais aussi des œuvres relevant du domaine de la poésie hologramme, de la poésie vidéo, CD-ROM et DVD. Est accordé aux artistes une double page dans lesquelles ils décrivent leur rapport à l'utilisation qu'ils font des nouvelles technologies pour pouvoir les mélanger à leur poésie.
Enfin, une petite présentation des artistes est proposée à la fin du recueil.


Pour Augusto de Campo, les médias sont un moyen pour favoriser la création, « le message des arts peut être peut être hautement stimulant pour l'artiste, lui suggérant des sentiers non battus pour l'imagination, la recyclant, l'aidant à créer d'autres images et magies ».



  • Brève présentation:
La poésie concrète, pour Augusto de Campo, qui est en marge des poésies dites traditionnelles, conventionnelles, va directement prendre le chemin de la technologie (cinéma, vidéo, typo, « tape », ordinateur graphique et l'hologramme). Selon lui Julio Plaza avec ses Poèmobiles qui fait une fusion des mots poèmes au livre objet, et John Cage avec ses Plexigrammes, étaient déjà dans le pré-hologrammiques. L'artiste pense que le nouveau défi est de gérer les nouvelles complexités qu'offre cette parole.
Un poème holographique est exposé non linéairement, dans un espace en trois dimensions et qu'il change au moment où on le regarde pour donner lieu à des nouvelles interprétations, significations.
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Ce type de poème n'est pas un poème concret ou visuel. Ce qui le distingue de la poésie visuelle c'est qu'il cherche à exprimer la discontinuité de la pensée, c'est-à-dire que la perception du poème prend sens en fonction des séquences vues selon les déplacements de l'observateur. C'est en ce sens que nous l'expose Eduardo Kac, les holotextes ont une signification en fonction de la perception et l'engagement cognitif que prend l'observateur.
Richard Kostelanetz a travaillé sur des supports différents de la page blanche, tels que les cassettes audio, vidéos, films, séquences photographiques, tout contenant des structures littéraires. Il était attiré par les possibilités alternatives de la présentation des mots, mais aussi la publication de ses œuvres qui ne pouvaient donc pas s'imprimer.
Enzo Minarelli, quant à lui, nous explique la vidéopoésie. Apparu dans les années 1990, l'image vidéo commence à être utilisée en polypoésie. Dans les années 70-80 la vidéopoésie émerge tout doucement. Il y a une différence entre vidéo-poème et poème sonore vidéo qui est fournie par le son, en effet dans le premier cas c'est une lecture d'un poème, dans le second, c'est un poème sonore.


Quelques-unes des œuvres présentées lors de l'exposition Terminal Zone
- Phares gamma, cd-rom en lecture infinie de Jacques Donguy & Guillaume Loizillon
- Poema bomba de Augusto de Campos
- La dérive des continents de Claude Faure
- <programmeS> de Eric Sadin
- Keraïnos, foudre, lighting de Costis
- Metapolis de Jean-Pierre Balpe, Jacobo Baboni-Schiling & Miguel Chevalier