Vélo et culture urbaine

  • Le vélo tel que nous le connaissons aujourd’hui est originaire d’Allemagne. Le 12 juillet 1817, un allemand de 32 ans, le baron Karl Drais von Sauerbronn assis à califourchon sur une poutre en bois reliant deux roues parcourt avec sa machine 14,4 km en une heure par action de ses pieds sur le sol. 1 an plus tard l’invention est brevetée sous le nom de vélocipède (véloce=vitesse ; pède =pied). La première version, appelée Draisienne en France, a un succès mitigé jusqu’en 1861 ou Pierre Michaux, serrurier Français installa des pédales sur la roue avant. La Draisienne devient le Grand bi en 1870, avec une roue avant plus haute pour avoir un plus grand développement, et une roue arrière plus basse, permettant juste de garder l’équilibre. Le Grand Bi en bois se transforma en acier, en 1875 Jules Truffault allégea fourches et jantes en se servant de tubes creux pour les fourches et des rayons métalliques pour les jantes. La recherche de performance cependant amena à des roues avant pouvant aller jusqu'à 3 mètres de haut rendant l’appareil dangereux. En 1880, le grand bi reprend les deux roues égales de son ancêtre avec des pédales sur un cadre en bois et une transmission par chaine. Au fur et a mesure des années il évolua, avec l’arrivée du pneumatique, de la roue libre, du dérailleur. Le cadre aussi évolua passant de sa forme en crois et en bois a une forme triangulaire et en acier. Des tentatives ont été faites pour une transmission par cardan a la fin du XXème siècle, mais comme indiquée en début de phrases ce ne furent que des tentatives, ce type de transmission étant trop lourde, complexe et peu pratique. Les changements de vitesse ont progressé a tâtonnements, certains essais précurseurs datent de 1869, cependant les premiers dérailleurs « expérimentales » tels que nous les connaissons datent du début du XXIème siècle. Progressivement le vélo a évolué, s’est diversifié, les premiers vélos pliant datant de 1878 et servant aux soldats dés la première guerre mondiale. Les Vtt apparurent, avec des suspensions, des poignées tournantes pour les changements de vitesse, et ainsi de suite. Les vélos assis firent également leurs premiers pas au cours du siècle, tentant de participer sur des grandes courses tels que le Tour de France, cependant pour des raisons purement commerciales, ils ne furent pas homologués et donc interdit sur les courses officielles…
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  • Aujourd’hui le vélo fait parti intégrante de nos vies, que nous continuons a en faire ou pas, son apprentissage forme peut être l’un des premiers liens que nous tissons avec nos pères, nous apprenons a pousser, a avancer, a tomber et nous relever, nous enlevons les roulettes et avançons seuls. En grandissant, nos vélos évoluent avec nous, ils grandissent, se spécialisent pour les milieux que nous pratiquons, nous aident, nous poussent et nous reflètent. Ils sont nos chevaux d’autre fois, nos montures, nos destriers d’enfance. Il peut arriver qu’a l’adolescence nous le délaissons pour un engin motorisé, mais quand la raison revient, et que nous revenons a notre premier amour, alors on se rend bien compte que bien plus qu’un simple utilitaire, le vélo est un compagnon de vie. Il nous fait voler au dessus du sol, il est un tapis volant, un amour sans concession, donnant autant de réconfort qu’il demande d’effort.
  • Il existe autant de cyclistes qu’il existe de vélos, peut importe son genre, son type l’amour reste le même, indéniable et complet. Pour parler du vélo en ville, son aspect pratique est indéniable, à part pour des grandes côtes, ou pour un voyage chargé, le vélo est le moyen le plus simple et le plus rapide de se déplacer en ville. Il va partout, trouvant toujours un passage, une solution pour passer. Il existe d’ailleurs des courses dans le monde entier, assez dangereuses d’ailleurs, appelées les « alleycat race » qui sont à la base des courses de coursiers, des livreurs en vélo ou le but est d’arriver en premier d’un point A à un point B en passant par quelques Checkpoints. Devant être les premiers on les voient traverser les carrefours aux feux rouges, zigzaguant et évitant de peu les voitures, s’accrocher directement a celles ci pour aller plus vite et ainsi de suite. Le film de Lucas Brunelle Light of sight est d’ailleurs un bon film a ce sujet https://www.youtube.com/watch?v=0npCFw9TEnA. Ces livreurs utilisaient et utilisent toujours pour la plupart des vélos a pignons fixes, allégeant leur vélo et les rendant moins accessible aux vols de pièces. Simulant les vélos de piste, ceux fait pour la vitesse, leur sobriété et leur épuration (pas de câbles, pas de freins, pas de dérailleurs) en font des vélos particulièrement esthétique. Ils sont devenus une mode actuellement, et on retrouve pas mal d’adolescents ou d’hipsters roulant avec en ville. Ces vélos a pignons fixes donnent non seulement de beaux vélos mais aussi un contrôle complet sur celui-ci: le contrôle de la roue arrière est direct, le cycliste peut aussi bien avancer que reculer, s’il s’arrête de pédaler, la roue arrière s’arrêtera de même. Le cycliste entraine donc autant la roue que celle-ci l’entraine, l’attirant dans la vitesse et sculptant de beaux mollets.
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  • En ville on peut également retrouver des cyclistes en BMX, des « riders » ou la recherche du plaisir est différente, elle n’est plus dans la recherche de la vitesse ou dans le plaisir de parcourir des kilomètres mais dans la figure, la création, l’adrénaline, le plaisir d’être avec ses amis et de se dépasser, de s‘envoyer en l‘air. Ici l’amour est passionnel, on fait corps avec son vélo pour l’amener plus loin, on s’envole avec lui. Et alors que le Fixie est mis aujourd’hui en avant pour sa mode, le BMX lui brille par son efficacité. Le BMX vient de la californie, aa la fin des années 60. Il fait partie aujourd'hui des sports de glisse, ou le but est celui de créer, de se différencier par son adresse. Les BMX sont bas, aux petites roues et au grand guidon, très maniable, souvent les freins sont enlevés, ne servant pas forcément et rendant le guidon complètement libre. La compétition du Fise fin mai a Montpellier est certainement un bon moyen d’aller voir ce qu’est cet esprit, de vélo, de fête et d’amitié.
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  • Même l’état a comprit son utilité en ville, le bien être qu’il procure avec les vélos a disposition: les vélibs, les vélopops ou les vélomags… Ces vélos pèsent une tonne, mais c’est quand même agréable de savoir qu’un vélo est a disposition pas loin moyennant quelques finances. Ces dernières années, on retrouvent de nouveaux modèles des anciens vélos pliants qu’on pouvait voir sur les ports. Ils ne sont pas bien beaux mais ont un aspect pratique certains, utile au travailleur citadin. Toutefois il y a de quoi regretter les vieux Peugeot pliants que l’on croise encore en ville, eux sont des vélos qui ont de la gueule, du style, des vélos qui vieillissent bien, qui se patinent. Des vélos parfait pour la petite promenade les après midi ensoleillé…
  • On retrouve également, beaucoup plus rarement des vélos dans le style chopper, des low-riders, dans le pur style américain, avec des lignes basses, des roues asymétriques, avec une arrière souvent plus grosse que la roue avant, une fourche avant parfois allongée, des guidons très relevé et des selles parfois en banane avec un dossier. Dessus on est assis et plus couché, les bras relevés, a l’aise. Comme les vieux Peugeot, ces vélos ne sont pas particulièrement fait pour le sport, mais plutôt pour savourer, rouler tranquillement, faire une belle ballade, profiter du beau temps…
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  • William Thomas Porter est un « artisan » situé a Brooklyn qui fabrique et crée des vélos, des modèles uniques sortant complètement de l’ordinaire, ce ne sont d’ailleurs parfois plus vraiment des vélos, cette vidéo présente son travail, qui est passionnant. http://vimeo.com/34724485