Women Artists

Women Artist

Women Artists

Femmes artistes du Xxe et XXIe siècle


It's a women's world
  • Women Artists traite exclusivement de femmes artistes. Sans chercher de polémique ou de stéréotype, ce livre cherche à montrer les pratiques artistiques féminines depuis le vingtième siècle à travers des textes informatifs et de riches corpus d'illustrations.
  • Dans le cadre de réflexion sur les mécanismes sociaux ou la réalité de la lutte des sexes, on a put entendre ''Le grand art n'a pas de sexe''. Aujourd'hui les discussions tendent à ne plus considère le sexe comme une donnée naturelle mais comme une construction de la société. Ces deux visions n'ont probablement pas eu beaucoup d'influence sur le conscience d'elles-même qu'avaient ces femmes pour devenir artistes.
  • Les artistes du début du siècle dernier pouvaient profiter des droits (participer à un court de nu, passer un concours, demander des bourses...) pour lesquels leurs aînées du dix-neuvième siècle s'étaient battues. Il en découlait l'idée que le talent serait naturellement couronné de succès. Mais cette égalité des chances proclamée haut et fort était une illusion. Très peu de femmes purent devenir professeur ou être membre d'une académie. Leurs œuvres étaient plus rarement dans les collections publiques ou privées ou encore dans les écrits de l'art.
  • Les avant-gardes du début du vingtième siècle se développèrent vite et amenaient une pluralité de styles inédits. Il eu aussi la reconnaissance artistique de la photographie et du cinéma, qui changèrent les habitudes visuelles. Malgré que les institutions scolaires leurs soient accessibles, les femmes devaient utiliser leurs contacts avec les hommes du monde du marché de l'art. Les femmes sont toutes fois présentes dans tous les domaines des arts plastiques, du nu à l'abstraction en passant pas la sculpture.
  • L’expressionnisme américain des années cinquante permis de s'exprimer qu'aux femmes qui avaient des contacts artistiques avec des hommes renommés. Avec les années soixante et le concept d'art s'étant élargit de nombreux courants se développèrent avec des femmes artistes en leur sein. Dans ces années là le féministe aussi se développa beaucoup. Des femmes artistes firent des manifestations, des actions politiques. Les performeuses affirmèrent leur liberté de disposer de leur corps. Dans années soixante-dix les femmes artistes démontèrent les clichés sociaux. La décennie suivante arriva la désillusion concernant la durée du processus engagé, l'émancipation n'étant pas aboutit. Mais une génération de jeunes artistes, sur les acquis du féminisme, se posa de manière plus ludique, des questions sur l'identité et la sexualité. Pour la première fois en 1993 une femme a reçu le prestigieux Tuner Prize attribué par la Tale Gallery de Londres. Les femmes artistes ont aussi réussie a atteindre les hauteurs du marché de l'art.
  • Au cours des années deux milles des écoles d'arts mettent en place des ''Gender-Studies''. Le terme gender parle à la fois de différence biologique et des ses conséquences sociales.
  • ''L'art des femmes'' n'est plus synonyme d'art ''féministe'' que d'art feminin. '' l'art des femmes'' n'est qu'une étiquette, dernière se cachent autant d'approches et d'expressions artistiques qu'il y a d'artistes. Il en découle que la présentation des artistes est alphabétique. On y retrouve quarante-six femmes artistes occidentales, certaines de notoriété internationale, d'autres dont la carrière est à ses débuts. Ainsi Women Artists cherche aussi a présenter le plus de courants ou de tendances possibles du XXe et XXIe. Les techniques artistiques sont très variées. Les artistes présentées sont un choix parmi une liste d'artistes remarquablement longue. Un choix de personnalités artistiques qui influenceront l'art des femmes et des hommes du XXIe siècle.

Nan Goldin

Née en 1953 à Washington, D.C., Etats-Unis ;
vit et ravaille à New-York (NK), Etats-Unis


« Pour moi, prendre des photos, c'est comme toucher quelqu'un – c'est une forme de tendresse. »


« Mes photos sont tirées de ma propre vie »
  • Nan Goldin a son premier appareil photo à seize ans. Elle crée comme un journal intime en image en photographiant son entourage ou elle même. Il y a une véritable lien émotionnel avec les personnes photographiés. A ses trente ans elle a comme l'histoire de sa vie et celles des amis grâce à de très nombreuses photos. Aude-là de la biographie, c'est un témoignage historique sur les milieux qu'elle a fréquenté. Les photographier ses amis, souvent considérés comme marginaux, ne sont pas documentaires. Ses images de personnes drogués, alcooliques, ou travestis sont des hommages sensibles et direct de la vie jusqu'à la mort.
  • Le suicide de sa sœur en 1955 détruit sa famille. Ses amis du Massachusetts deviennent sa nouvelle famille. Elles les photographie « pour ne pas les perdre, pour fixer la vie et sauver la mienne ». Elle développe une esthétique de l’instantanée à la fois intime et crus avec des polaroïdes ou des noirs et blancs. Ses amis se prête au jeu en imitant des poses glamours. On retiendra notamment ses amis David Armstrong et Suzanne Fletcher qu'elle photographiera des décennies entières.
  • Au début des années soixante-dix elle photographie les concours de beauté hebdomadaire dans un bar de travestis bostonien. Elle tourne des films en super-8. En 1973 elle commence à travailler en couleurs et en lumière artificielle. En 1974 elle rencontre Lisette Model et étudie au Museum of Fine Arts de Boston et utilise le flash. Elle l'utilise dans ses rares photos en extérieurs ce qui donne une atmosphère froide et artificielle. Elle présente les diapos de shows privés pour son diplôme.

L'intimité devient publique
  • Depuis 1978 elle vit à New York, surtout à Manhattan la nuit. Elle travaille dans un bar, le Tin Pan Alley Bar, et présente des soirées diapo. C'est un corpus de sept cents images, qu'elle présente encore aujourd'hui, en changeant l'ordre créant ainsi de nouvelles histoires sur des thèmes nouveaux. Une des version, la Balade de l'esclavage des sens est publié sous forme de livre en 1981. Ouvrage sensible et poétique dans lequel on trouve des images de couples nus au lit, faisant l'amour ou se masturbant, des chambres vides, des corps battus, des personnes dans leurs salles de bains ou voitures. Et surtout, thème de la peinture classique, des femmes devant leur miroir. Thème que l'on retrouve dans son film I'll Be Your Mirror (1995) traitant du sida via des interviews d'amis. Son travail est un témoignage de ses amis et des sa vie, mais aussi un moyen de s’affirmer. Nan one month after being battered (1984) est une photographie de son visage après avoir été battue par son amant.

Vivre et mourir à l'ère du sida
  • Elle participe à des festivals de cinéma dans le monde enter avec ses présentations de diapo. En 1988 elle fait une cure de désintoxication, s'en suivront des autoportraits et des photos en lumière naturelle. Le sida devient le centre de son travail. Elle accompagnes et photographie des personnes séropositives jusqu'à leur mort dont son ami Alf Bold. Elle vivra quelques année à Berlin grâce à une bourse du DAAD obtenue en 1991. EN 1993 elle publie The Other Side 1972-1992 compilation de ses photos d’homosexuels et de drag queens. Elle s'ouvre aussi au public japonnais avec se rencontre avec le photographe Nobuyoshi Araki. Sous son influence elle présente son travail sous forme de grille comme Tokyo Love. En 1994 elle produit All By Myself regroupant ses autoportraits.
  • Aujourd'hui ses photos sont plus tendres, en plus des portraits elle fait maintenant des paysages et des ambiances. Son travail direct fixe la sexualité, les blessures ou encore la mort sans tabou et sans voyeurisme, créant une nouvelle intimité où se développe une nouvelle compassion authentique et poétique.

Au textes informatif, s'intercale trois reproductions de photographies en grande qualité sur une page recto-verso.
1. Jimmy Paulette and Tabboo ! Undressing, New York 1991
2. Villa Bovina, New York Year's day 2001
3. Christine floating in the waves, St Barth's 1999



  • Les éditions Taschen, collection Icons nous présentent en cent quatre vingt onze pages quarante six artistes féminines (dont un groupe les Guerrilla Girls). La présentation suit le même schéma que celui dessiné dans l'extrait ci-dessus sur Nan Goldin tiré des pages 64 à 67. Le texte de présentation est d'Uta Grosenick. Le reste du livre est un ensemble de texte de Uta Grosenick, Ilka Becker, Frank Frangenberg, Barbara Hess, Ulrike Lehmann, Holger Liebs, Petra Löffler, Helen Simpson, Raimar Stange et Astrid Wege.