Yang Fudong


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Né en 1971 à Pékin, il a suivi une formation de peintre avant de se consacrer à la photographie, la vidéo et le film dès la fin des années 1990.
Au cœur de ses œuvres apparaîssent la désorientation de la jeunesse de Chine, tiraillée entre tradition et mode de vie occidental, et la construction de l’identité, façonnée par la mythologie, la mémoire personnelle et le vécu.

Ses travaux sont d’une grande beauté plastique, rappelant parfois l’atmosphère des films des années 1930 ou des films noirs d’après-guerre.

La photographie << Le premier intellectuel >> ( 2000 )


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Cette photo montre la contradiction entre la ville en changement perpétuel et un intellectuel chinois. Elle est une métaphore de la résistance des jeunes Chinois qui se sentent incapables de suivre le rythme du changement en Chine et, par conséquent, l'expérience d'une sorte de crise d'identité.

À cause de la contestation politique, cette photo a été rejetée par La Biennale de Shanghaï en 2000.

Sept Intellectuels dans une Forêt de Bambous (2003-2007)


En 2004, son œuvre << Sept Intellectuels dans une Forêt de Bambous >> est présentée à La Biennale de Venise.À ce moment là, il a obtenu Le prix HUGO BOSS,du musée Solomon R. Guggenheim à New-York .

Ce film assoit sa reconnaissance internationale.Il est considérée comme l’un des artistes les plus intéressants de la jeune génération chinoise.

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https://www.youtube.com/watch?v=K_B-dOdgx_A
https://vimeo.com/44954141

Cette série en cinq parties se concentre sur sept jeunes hommes et femmes dans des contextes différents, en commençant par une mystérieuse montagne populaire chez les taoïstes, puis passe à un milieu urbain, un milieu rural avec des champs et des rizières, une île, avant de revenir à la ville.

Le titre est emprunté à une légende populaire de sept intellectuels qui cherchaient refuge contre le chaos de l’ancien empire. Ils vivaient dans une forêt de bambous, où ils se livraient pour parler sérieusement des affaires du monde.

Par rapport au film, l’art vidéo manque d’intrigue. Les œuvres de YANG sont difficiles à critiquer, mais on peut le décrire, ainsi comme un critique a dit « il crée toujours un songe ». Il utilise souvent le regard contemplatif pour raconter les sentiments, les personnages réagissent lentement et leurs allures paraissent comme des fantômes. Comme un artiste, Yang ne crie pas ni ne se fâche, on ne voit pas de mécontentements ou de chagrins, malgré le silence, on aperçoit la réalité de la société en chine.


La lumière que je me sens (2014)


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http://artreview.com/video/video_yang_fudong_the_light_that_i_feel/?from=timeli
https://www.nowness.com/story/yang-fudongs-arctic-residency

Cette série a été tournée durant l'été 2014 sur l'île de Sandhornøy en Norvège, où Yang Fudong a dirigé des acteurs et des danseurs locaux.
Cette installation a été montrée au sein d'une structure architecturale spécialement construite pour l’occasion. Huit écrans étaient disposés sur le mur, l’inspiration est venue du travail d'Ingmar Bergman.

Yang cherche à expliquer comment le vent et les arbres peuvent exprimer un récit. Dans ses vidéos, les paysages jouent toujours un rôle.

Le premier printemps (2010)


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https://www.youtube.com/watch?v=nhswOlqbPUU

Cette vidéo est aussi une publicité pour la marque Prada. Yang tente de montrer le noir et blanc dans la scène sur l’ancien Shanghaï, qui mélange l’époque classique et la société moderne, toutes les images sont comme un rêve.

Pour Yang, l’art vidéo chinois est très réaliste, ainsi que l’histoire, la thématique et la technique de tournage. Mais il adopte la manière surréaliste pour exposer les faits.








L’est du village (2007)


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Cette série se focalise sur le village dans le nord de la Chine où l’artiste est né. Dans un souvenir d’enfance, il entend l’aboiement d'un chien quand la nuit tombe. Ce sentiment de solitude lui donne l’inspiration pour revenir dans sa ville natale.

C'est peut-être le film de Yang le plus personnel à ce jour, il se concentre sur les chiens sauvages dans une région aride du paysage chinois du Nord. Une poignée d’humains apparaît également, engagés dans leur propre bataille acharnée pour la survie. Le travail interroge sur la valeur de la vie dans la Chine contemporaine et les désirs qu’un individu a le droit d’attendre de son existence.