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PeterErskine
le 27.05.2020 à 18:27:22
de MairaNafa?

Peter Erskine et l'Art solaire

L'ensemble des œuvres de l'artiste sont disponibles sur son site (en anglais) : https://erskinesolarart.net/

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Peter Erskine est né le 17 juin 1941 à New Haven dans le Connecticut.

Il fait des études de Sciences Politiques à Yale. En 1963 afin de valider ses études, il part faire un voyage en Inde. Il fut fasciné par les jeux de lumières crées par le relief architectural des temples classiques indien. Il suit ensuite des cours de sculpture à l’université de Pennsylvanie. Entre 1960 et 1970, il sera exposé plusieurs fois, notamment à la Biennale du Whitney Musueum de New York. Dès 1970, il abandonne ses sculptures de formes rondes pour créer des formes rectangulaires. Il assemble des panneaux muraux en fibre de verre monochrome à faible relief et des feuilles d’or.

En 1980, il déménage en Californie et rencontre des artistes pratiquant l’art solaire. Ils pensent l’énergie solaire comme un outil de création. Ils se servent de technologies pouvant contenir et utiliser la lumière. Cette forme d’art est indéniablement lié au courant écologiste. Pour eux, la technologie n’est pas une chose mauvaise si elle est mise au service des énergies renouvelables. Leur but est d’amener la population à une prise de conscience individuelle et collective de la crise écologique.

Ainsi, Peter commence à créer au sein d’espaces des jeux de lumières mêlant électricité et lumière naturelle. Un jour, en se promenant devant l’Exploraturium de San Fransisco, il voit un spectre lumineux se dessiner sur la façade. Il décida alors d’apprendre à fabriquer lui même ces spectres arcs-en-ciel. C’est le point d’ancrage de son travail artistique actuel.

Installations artistiques :


Sun Painting


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Peter Erskine pense ses installations artistiques comme une « jonction entre la nature et la culture. » Il utilise des prismes, des lasers, des miroirs et des héliostats (dispositifs constitués en parti de miroirs réfléchissant la course du Soleil) pour capter la lumière du Soleil et la refléter en faisceau de spectres électromagnétiques. Il crée des environnement lumineux qu’il voit comme des espaces permettant de guérir et d’éveiller les esprits.Les lumières changent en fonction de la course du soleil, ainsi l’installation se transforme sans jamais se répéter Elle offre à chaque visiteur une expérience unique.

Ci dessus, une photo de « Sun Painting », installation lumineuse dans une librairie en Californie en 2009. L’artiste a utilisé pour cette création des miroirs, des prismes découpés au laser et l’architecture de la libraire. il la considère comme un matériel à part entière puisqu’elle sert d’écran au faisceaux lumineux. Sur les photos ci-dessous on peut constater l’évolution de ce que Peter Erskine appelle « la peinture solaire. » Le faisceau lumineux passe de magenta à vert en l’espace de trente minutes. Cela permet de prendre conscience d’un phénomène habituellement invisible à l’œil nu : le mouvement continu des radiations émises par le Soleil.

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 Secrets of the Sun: Millennial Meditations (S.O.S.)


Le but de Peter Erskine est d’utiliser l’impact émotionnel de l’art pour faire passer un message de sensibilisation écologique.

En 1989, il conçoit un projet de sensibilisation au changement climatique. « Secrets of the Sun: Millennial Meditations (S.O.S.) » voit le jour pour la première fois dans un studio d’artiste à Venice en Californie. Elle a été réinstaller ensuite dans plusieurs villes du monde : en 1992 dans le magasin Trajan à Rome, en 1993 dans la maison de la culture du monde de Berlin et en 1995 dans la gare de Los Angeles.

Peter présente ce projet comme une œuvre interdisciplinaire sur la relation complexe que l’être humain entretien avec le Soleil. Il combine l’impact émotionnel de l’art avec les sciences, les technologies et l’environnement dans une expérience d’apprentissage participative avec un intérêt culturel universel. Trois grandes idées motivent ce projet :
1- Sunlight is Energy.
2- All Life is Solar-Powered.
3- Everything is Connected to Everything Else. 


Nous pourrions les traduire en français de cette manière : 1) La lumière du soleil est l’énergie tout entière – 2) Toutes les formes de vies viennent de l’énergie du Soleil – 3) Tout les choses sont connectées entre elles.

L’image ci-dessous date de 1990, elle est prise dans le studio d’artiste à Venice. Elle met en valeur une nouvelle conception de l’art. La lumière est la peinture. Pour pouvoir participer les visiteurs acceptent de revêtir une combinaison blanche. Comme l’architecture, ils endossent ainsi le rôle de toile . Au delà de ça les interactions humaines font aussi parti de la performance, des groupes de danse plus ou moins formels se sont mêles au projet. Il y également eu différentes collaborations sonores tout au long des expositions. L’installation met en avant une forme d’art multimédia.

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Les visiteurs sont invités à explorer des phénomènes liés à la lumière : le spectre électromagnétique, l’énergie solaire, la physique optique, la vision des couleurs, la photosynthèse, la météorologie, le changement climatique, l'astronomie, le temps - les saisons - les calendriers et la préservation de l'environnement.

Cette installation est possible grâce à la technologie. Ci-dessous une photographie de l’héliostat sur le toit du studio de Venice qui permet de réfléchir les rayons du soleil dans la salle. Il est contrôlé par un ordinateur qui l’aligne au Soleil au fil des saisons. L’électricité générée pour alimenter le lieu vient de lasers et de panneaux photovoltaïques.

Sur la seconde photo on peut voir l’héliostat et les panneaux photovoltaïques qui fournissent en énergie l’exposition “Secrets of the Sun- Rome”.

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Peter Erskine questionne les rapports humains avec les radiations solaires. L’admiration, la beauté : l’arc-en-ciel, la vie. L’horreur : Le réchauffement climatique, l’appauvrissement de la couche d’ozone, la crise de la biodiversité. Ainsi l’étape de contemplation est suivi d’une étape de réflexion.

La photo ci-dessous présente le « Spectrum vapor chimneys » de « S.OS-Rome ». Cette installation évoque la déconstruction de l’environnement par le pillage de l’énergie fossile. De la vapeur s’écoule d’une usine miniature, rétro-éclairée par le spectre solaire. Les spectateurs pouvaient entendre l’installation sonore « Mass for Andangered Species » de l’artiste Odland où on entend une voix lire la liste officielle des espèces de mammifères et d’oiseaux en voie de disparition. Superposé à cette voix, il y a en fond sonore un Requiem de Montverdi chanté a cappella.

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En 1993, suite à l’exposition Berlinoise de « S.O.S ». On passe de nombreuses commandes à Pierre Erskine. Ces installations trouvent refuge dans des lieux très différents : hôpitaux, gares, libraires, grands magasins, églises et chez des particuliers.  

« S.O.S » marque le début d’une série d’autres installations autour de la thématique écologiste : « Secrets of the Sun-Eart Center » en 1999, dans le centre du parc environnemental de la ville de Conisbourgh au Royaume-Unis, « Sun, Moon and Stars » en 1999, sur le site historique de Kokerei Zollverein à Essen en Allemagne et « Cromos », en 2000, installations situés dans les gares de Florence, Rome et Venise en Italie.

« Secrets of the Sun-Eart Center » a été sponsorisé par la fund millenium du RoyaumeUnis?. Toujours dans l’optique de sensibiliser à la beauté et aux dangers du Soleil, il invite les visiteurs à rentré dans un arc-en-ciel solaire.

Sun, Moon and Stars


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Il s’agit d’une installation permanente située à Kokerei Zollverein, site historique des Nations Unis à Berlin. Peter Erskine à créé à l’aide d’un puit de lumière, de prismes et de calculs ce qu’il appelle le « rainbow sundial calender ». La rotation de la Terre et la lumière du Soleil se manifeste, à l’échelle architecturale, par une « carte » à la couleur du spectre lumineux. Cette grande croix (sur la photo ci-dessous) est propulsée par les mouvements de la terre. Elle indique l’heure et la date astronomique à cet endroit précis de la terre. Les lignes horizontales indiquent la trajectoire du Soleil (mois, année, équinoxe, soltices). Et les lignes verticales indiquent les heures et les minutes.

Peter Erskine invite le visiteur à prendre conscience des mouvements cosmiques qui le dépassent en « voyant » la terre tourner sous ses pieds.

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Cromos


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« Cromos » a été commandé par la société ferroviaire italienne Ferrovia dello stato. Le but était de célébrer le nouveau millénaire et inviter les voyageurs aériens à utiliser le train, dont l’emprunte carbone est moins forte. Elle a eu lieu du solstice d’été au solstice d’hiver de l’année 2000.

Peter Erskine a découpé des prismes plats au laser et les a installés dans les gares de Rome, Florence et Milan mais aussi dans plus de trente trains. À cette occasion 90000 watts de lumière on été répandu sur les murs et les trains. Les arcs-en-ciel pouvaient atteindre 24 mètres de long et 45 mètres de large. Cette œuvre spectaculaire est caractérisé par sa mobilité : progressive du au mouvement du Soleil et rapide grâce aux trains. Elle s’impose aux voyageurs/spectateurs venus prendre le train. Peter Erskine considère que cette installation est un très bon exemple de « durabilité. » Pour lui il s’agit d’un notion centrale si l’on souhaite vivre sur planète paisible et viable. L’ensemble des prismes utilisés pesaient moins de 150 kg. L’artiste les a ensuite recyclé.

Liste des œuvres :


Finalement, l’art solaire d’Erskine s’inscrit dans une démarche écologique globale : réconcilier la culture et la nature. Son art s’articule autour des notions de changement climatique et de durabilité. Contrairement à ce qu’on peut voir chez certains artistes qui choisissent de dénoncer en choquant ou en montrant la société de consommation, lui, éveille les consciences écologiques par l’émotion. Il nous laisse apercevoir à travers ses œuvres des modèles de démarches durables pour l’environnement.

Liste complète des installations d’Erskine par pays:

Italie
2000, « Cromos » Milan, Florence, Rome et sur 30 trains.
2000, « Architectural lighting Design/Ancient Rome » Rome sur des sites antiques.
1992, « Secrets of the Sun : Millenial Mediations » Rome.

Allemagne
1999 « Sun, Moon and Stars (Sonne, Mond und Sterne » Berlin.
1993, « Secrets of the sun (S.O.S.) : Millenial Mediations » Berlin.

Royaume-Unis
2000, « Rainbow Sundial Calendar » Ballymena, Irlande du Nord
1999, « Secrets of the Sun-Earth Centre »

Etats-Unis
2009, « Solar light art installation in a California library, » Lafayette,
Californie
2008, « Solar Powered Art, » Fontana, Californie.
2008, « Solar Public Light Art », Los Angeles, Californie.
2004, « Children’s hospital solar rainbow art, » Los Angeles, Californie.
2003, « Public solar art, » Santa Monica, Californie
2003, « Sustainable solar light art  in private residence, » lieu inconnu.
2003, « Healthcare Art That Works, » Rancho Mirage, Californie.
1997, « Artist’s residence, » Cenice, Californie
1997, « Sun dance, » City of industrie, Californie.
1995, « Secrets of the sun – LA, » Los Angeles, Californie.
1995, « Rainbow sundial calendar, » Los angeles, Californie.
1992, « 52 weeks 4 seasons – light art installation, » lieu inconnu.

Espagne
2011, « Spanish Church Art Made From Rainbow Light, » La Rioja


Maïra Nafa (avril 2020)
YaoLu
le 14.12.2016 à 22:32:48
de ZelieBoussou?

Yao Lu


Nouveaux Paysages de Yao Lu : la question de l’urbanisation en Chine
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(Fishing Boats Berthed by the Mount Yu, 2008)

Yao Lu est un artiste et photographe né en 1967 à Beijing en Chine. Il a étudié à l’Académie Centrale des beaux-arts de Chine, où il enseigne aujourd’hui. Il a également étudié à Brisbane en Australie à l’Université d’Art Visuel.
En 2008 : Remporte à Paris le concours de photographie contemporaine
En 2009 : Nominé au prestigieux Prix Pictet
1ère expo : New York dans la galerie de Bruce Silverstein : New Landscapes
[[http://www.brucesilverstein.com/artists/yao-lu/1 ]]

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(River Village Covered with Snow, 2007)
L'exposition New Landscapes :
-> Rendre compte et de dénoncer l'urbanisation croissante de la Chine, au détriment des paysages et de l'environnement.
A première vue : collines verdoyantes ou enneigées. → territoires laissés à l'abandon et reconvertis en carrières ou en décharges, couverts d'un filet ou d’une bâche verte afin que le vent charrie rien dans les villes voisines.
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(View of the Autumn Mountains in the Distance, 2008)
- peintures traditionnelles chinoises car genre représente mieux son pays. Aujourd'hui la Chine connaît une expansion sans précédent et cela entraîne la destruction et la disparition des paysages chinois.
Il est primordial de sensibiliser le grand public = prise de conscience se fasse.

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(Viewing the City's Places of Interest in Springtime, 2007)
- associe photographie + art traditionnel = double lecture des œuvres :
L'art traditionnel témoigne des vestiges du passé et transporte le spectateur dans un autre temps,
La photographie est très contemporaine et actuelle, plus ancrée dans la réalité.
Lu assemble numériquement ses photographies et l' esthétique traditionnel chinois. Toutes ses œuvres mettent en scènes des locaux, pêcheurs, paysans, mineurs, qui sont miniaturisés par rapport au paysage environnant afin de rendre compte de leur dépassement face à la situation

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(Yao Lu's "Cranes Squawking on the Deserted Hill," 2010 AND The Picture that Chunfang Watered the Horse, 2010)
→ L'association des deux veut créer une illusion de tradition alors qu'en réalité, la problématique abordée n'a jamais été aussi actuelle.
Son but est de réactiver les souvenirs des spectateurs et de leur faire réaliser en même temps que cet espace ancestral est menacé.

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(The Beauty of Kunming," 2010)
Lu = artiste art environnemental. La réutilisation de l’esthétique de l'art traditionnel chinois révèle des tensions entre les valeurs de la société passée et présente. Lu soulève la question du prix caché de la modernisation et du développement durable.
« Il y a dans l'art traditionnel chinois, un sens esthétique et poétique, tandis que les ordures sont destructrices et indésirables ... Je voulais restaurer leur beauté et leur sens poétique, pour exprimer ma mémoire du passé. »


Prix Pictet : Le prix Pictet est un prix photographique décerné chaque année depuis 2008 pour récompenser un photographe pour un travail consacré au thème du développement durable.

Par : Z.Boussou 2016
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