Ryoji Ikeda(池田亮司)

Né en 1966 à Gifu, Ikeda est un artiste de la scène électronique minimaliste sonore et visuelle japonaise, se situant dans un domaine minimal électroacoustique, aux couleurs post-techno et IDM (Intelligent Dance Music, genre de musique éléctronique émergé dans les années 1990).
Son travail exploite les propriétés du son, leur influence sur la perception humaine (et, notamment, une refléxion sur ses limites) et leur relation avec les mathématiques (desquelle il emprunte précision et esthétique).

Débuts

Superposition au MOMA

Tout commence en 1990 alors qu’il n’est encore que DJ, progressivement il s’expérimente à l’art sonore lui permettant d’être reconnu.

En rejoignant le collectif multimédia japonais Dumb Type la possibilité d’évoluer dans ses activités artistiques lui permet de créer le label CCI Recordings pour la distribution des enregistrements.

Ce label est le tremplin pour lancer réellement sa carrière en composant son premier album solo intitulé « 1000 Fragments » en 1995 lui ouvrant la voie vers les représentations publiques internationalement(qu’elles soient en spectacle ou en performance, ou en installations).
S’en suit, la reconnaissance du milieu de la musique grâce au Golden Nica qui lui revient en 2001 par le Festival Arts Electronica à Linz en Autriche.

Plus récemment, Ryoji Ikeda a collaboré avec le mathématicien Benedict Gross, lors d’une exposition au Laboratoire de Paris en 2008. L’attrait pour une logique mathématique en ressort et se confirme dans ses dernières créations en essayant d’allier l’art avec la science, notamment lors de l’exposition « Les Immatériaux » au Centre Beaubourg à Paris.

Reconnaissance internationale


En 2001, son œuvre Matrix lui mérite le Golden Nica du festival Ars Electronica, de Linz, en Autriche. A deux reprises il a été sélectionné pour le prix Worldwide Technology, en 2003 et en 2010. Il collabore régulièrement avec Carsten Nicolai sur le projet

Cyclo, avec le chorégraphe William Forsythe du Ballet de Francfort, l’artiste Hiroshi Sugimoto et l’architecte Toyo Ito.
En 2009, le Musée d’art contemporain de Tokyo présente sa première grande exposition en solo. Deux ans après, Park Avenue Armory lui commande

Test Pattern. En 2012, à l’initiative de John Zeppetelli, DHC/ART Fondation pour l’art contemporain lui offre sa première exposition monographique nord-américaine.
En 2014, il est à nouveau lauréat du prestigieux prix Ars Electronica.

Discographie

  • 1000 Fragments// (CCI Recordings, 1995) (Touch, 1996)
  • 0°C (Touch, 1998)
  • 99 (1999) :: Variations For Modulated 440Hz Sinewaves :: / 20′ To 2000.March (Raster-Norton, 1999)
  • Mort Aux Vaches// (Mort Aux Vaches, 1999)
  • Time And Space (Staalplaat, 1999)
  • Matrix (Touch, 2001)
  • Mort Aux Vaches//, Second Edition (Vpro, 2002)
  • Op. (Touch, 2002)
  • Dataplex (Raster-Norton, 2005)

Quelques installations sonores

Micro-macro (the Plank universe)


Les deux installations ont été conçues à la suite de la residence d’Ikeda auprès du CERN de Genève; nombreuses rencontres avec des scientifiques ont été nécessaires pour parvenir à scénographie de l’univers. Il s’agit de deux toiles aux dimensions gigantesques de
375 m2 de superficie.
Le rapport entre particulier et général, entre infime et énorme est amené à l’extreme par l’utilisation d’une methodologie quasi
microscopique où l’attention pour chaque détail crée une atmosphère inattendue et charmante.

Micro-macro

Spectra

C’est une série d’installation qui utilise une lumière blanche très intence en tant que matière plastique et sculpturale. Tenue dans plusieurs villes du monde, sa dernière représentation, à Londres, accompagne en Aout 2014 le centanaire du début de la Première Guerre Mondiale.

Spectra à Londres pour commémorer le centenaire de la première guerre mondiale.

Formula

The Transfinite


Enfin, à l’été 2011, Ikeda présentait à St Denis près de Paris ainsi qu’à New York «The Transfinite», une installation une nouvelle fois particulièrement immersive, dont les lignes graphiques, les formes géométriques et les aplats de lumière, mettaient à rude épreuve
les sens des spectateurs, qui semblaient tous fascinés par ce paysage abstrait évoquant volontiers l’activité bouillonnante d’un disque dur.

Liens Externes

https://www.brainwashed.com/ryoji/bio.html
https://www.touchmusic.org.uk/