L’art vidéo des années 80

L'art vidéo des années 80 voit la séparation nette entre art vidéo pour le musée et la vidéo pour la télévision. Autonomie ou télévision ? Les années 80 voient aussi l'émergence d'un art satellitaire avec Stéphan Barron en Europe et Nam June Paik aux USA.

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L’art vidéo des années 80 voit la séparation nette entre art vidéo pour le musée et la vidéo pour la télévision. Autonomie ou télévision ? Les années quatre-vingts cherchent la réponse à cette question.

Les années quatre-vingts sont marquées par l’explosion des possibilités de réalisation dans le domaine de la vidéo, aussi bien sur le plan technique que sur celui des infrastructures.

Techniques :

Au début des années quatre-vingts, la technique du standard VHS et les progrès dans le système couleur permettent une production moins chère et une meilleure qualité technique. Les possibilités de traitement électronique des images enregistrées par la caméra connaissent elles aussi une évolution fantastique.

Institutions:

Parallèlement se met en place pour la première fois’notamment grâce à la Documenta 6 de 1977 à Cassel, dont le thème principal est l’art et la vidéo’un système effficace de subvention pour les projets vidéo, indépendamment des chaînes de télévision. Cela permet à davantage d’artistes, notamment des jeunes, d’aborder ce média. Il s’ensuit une augmentation des productions qui conduit à la création de festivals vidéo réguliers, lesquels décernent des prix. Le Festival de Locarno est la plus ancienne des manifestations de ce type.

En outre, les années quatre-vingts ont vu la naissance de nombreux symposiums et d’autres manifestations, qui ont considérablement fait avancer le débat sur la place de la vidéo dans l’art.

D’un autre côté, les comportements artistiques ainsi que le climat culturel général changent. C’est dans l’évolution du vidéo-clip au sein de l’industrie de la musique pop que se manifeste principalement la transition menant des apports intermédias qui avaient imprégné les expériences culturelles d’après-guerre, à la perspective multimédia, dont les applications dans la culture quotidienne battent aujourd’hui leur plein.

Depuis la fin des années soixante-dix, la promotion publicitaire des groupes musicaux ne passe plus simplement par des bandes-son, mais utilise aussi la vidéo, censée donner une idée de la dimension visuelle de la musique ainsi que de la capacité de chaque groupe à se produire sur scène. En un temps record, un marché autonome a vu le jour, qui a finalement conduit à la création de la chaîne de télévision musicale MTV, dont les programmes ne sont constitués que de tels clips. Le succès retentissant de cette chaîne a entraîné la création de chames similaires dans d’autres pays. La musique pop conquiert les médias de l’image, et les conséquences de ce phénomène sur les arts plastiques et sur le rapport entre l’art et la vidéo sont considérables.

Keigo Yamamoto – Between Sound & Sound N°1 – 1984

– Le spectateur filmé (et diffusé sur le moniteur A) tente de reproduire un mouvement de danse diffusé sur le moniteur B.

Servaas – pft – 1983

Servaas – Are you afraid of video – 1984

Marie-Jo Lafontaine – Victoria – 1988

Dara Birnbaum – Will O the whisp – 1985

Installation intégrant des photocopies/photographies noir et blanc grand format et des moniteurs.

Ingo Günther – Déjà Vu – 1984

Klaus Vom Bruch –

Biographie

General Idea – Exposé – 1984 – Trois caméras de surveillance sont situées dans 3 lieux ayant chacun une signification précise : L’une surveille une oeuvre (la propriété), l’autre est dans l’escalier (l’accès), la troisième dans les toilettes (la sexualité).

Dieter Kiessling – Pendelnder – 1983

Ira Schneider – Time zones, 1980, 24 moniteurs, 24 bandes (Installation au Whitney)

Buky Schwartz – Three angle of coordination for Monitoring the labyrinthian Space – 1986

(3 angles de coordination pour visionner l’espace du labyrinthe).

Des moniteurs sont situés aux angles d’un labyrinthe. Ils diffusent l’image de l’ensemble du labyrinthe filmé d’en haut.

Une poursuite de la tradition du dispositif filmant le spectateur et une nouvelle interprétation du labyrinthe

Studio Azzuro – Il nuotatore – 1984 – 25 moniteurs – vue de l’installation au palais fortuni – Venise

Fabrizio Plessi – Materia Prima – 1989

BiographiedeFabrizioPlessi

TextesurMateriaPrima

Wolf Vostell – Die Winde – 1981 – Installation pour le Train Fluxus en Allemagne

Nam June Paik – V-yramid – 1982

Nam June Paik – The more the better – Installation pour 1003 moniteurs – Jeux Olympiques de Séoul – 1988

Antoni Muntadas – The Board Room (La salle du conseil) – 1987

BiographiedeAntoniMuntadas

Une suite sur internet de cette installation est l’oeuvre The file room.

Les années 80 voient aussi l’émergence d’un art satellitaire avec Stéphan Barron en Europe et Nam June Paik aux USA.

Stéphan Barron réalise Thaon/New York en 1987, la seule transmission par satellite réalisée par un artiste européen. Cette transmission par satellite audio et télévision lente entre l’église médiévale de Thaon en Normandie et les Cloisters de New York est l’anticipation du monde globalisé d’internet et une des premières œuvres d’art des technologies de communication.

Pierre Restany écrira à son propos ” Stéphan Barron occupe, en Europe, une place éminente dans une définition spatio-temporelle de l’image vidéo

Stéphan Barron crée également des bandes vidéo Baltique, New York… et l’installation Dans la chaleur des concepts en 1988.

Stéphan Barron installe au milieu de la forêt une télévision montrant du feu.

Le feu symbolise la domination de l’homme sur la nature en référence au mythe de Prométhée) et le potentiel danger des technologies pour la survie de l’homme.

Technologie salvatrice ou destructrice, la limite entre les deux pôles est mince et pourtant réside dans notre réponse à cette question tout l’ avenir humain.

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